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Clubeling : la carte en ligne qui reprend les meilleurs clubs

Publié le 09/07/2018 dans Musique

Clubeling : la carte en ligne qui reprend les meilleurs clubs

En tant que fan de musiques électroniques et de sorties nocturnes un peu hasardeuses, j’ai eu la chance de fréquenter pas mal de clubs différents. France, Italie, Angleterre, Porto, Madrid, Bristol, Paradiso, Razzmatazz ou Berghain. Bref, un peu de tout un peu partout.

Alors que j’étais occupé à construire mentalement la petite carte des lieux où j’avais déjà eu l’occasion d’en sortir trempé de sueur, je suis tombé sur ce site, Clubeling. Un répertoire cartographié des meilleurs endroits pour faire la fête. Sur toute la planète. D’abord un peu sceptique, j’ai décidé de me balader virtuellement sur ce qui, selon la description, représentait la sélection des meilleurs clubs. J’étais assez étonné quand j’ai découvert l’envergure du travail du concepteur, Matthieu Rodrigues, explorateur des temps modernes.

Trouver les bons plans, à l’époque où Internet n’existait pas, s’avérait bien plus complexe qu’aujourd’hui. Sans Facebook, Resident Advisor, Youtube et autres, comment se passait la diffusion d’information en milieu nocturne ? Quand il s’agissait de raves secrètes, le bouche-à-oreille, que ce soit par voie orale ou via SMS, restait, c’est certain, le moyen d’information le plus efficace. L’affichage sauvage ou la distribution de flyers pouvaient aussi bien faire l’affaire. Mais comment savoir qu’un club était vraiment, vraiment bien ? À part s‘y rendre sur les conseils d’une connaissance qu’on considérait comme étant l’incarnation du cool, c’était un peu quitte ou double. Se laisser embrigader par de nouvelles amitiés scellées au coin d’une rue aux petites heures, c’était excitant mais ça pouvait également mener à des plans foireux et des malaises en tous genres. De la promesse d’une teuf dans une piscine municipale abandonnée ambiance techno squat, on pouvait vite débarquer dans un repère de skinheads se secouant sur du vieux krautrock et sirotant de la bière tiède. Ambiance pas terrible.

Ici, Clubeling sert de moyen de communication à l’ère 2.0 et dépasse l’utilité du simple site web en proposant sa propre interface d’interaction et de partage de bons plans. Un sorte de Tripadvisor spécial clubbing. Comme cité précédemment, le Berghain est de la partie tout comme le Sucre à Lyon, le Rex à Paris, Fabric à Londres ou Bassiani à Tbilisi. En ce qui concerne la Belgique, on a rapidement un aperçu des plus grands noms avec le Kompass à Gand, le Café d’Anvers ou alors le mythique Fuse à Bruxelles. Les temples de la musique électronique sont présents, c’est bien. Mais qu’en est-il du reste ? Il est toujours facile de répertorier ce que tout le monde connaît, mais qu’en est-il de ce qui n’est pas encore mythique ? J’ai donc poussé un peu plus en profondeur mon exploration de la carte.

Prenons par exemple Marseille. Je connais très bien l’offre culturelle que propose la deuxième ville de France, car j’y ai vécu. Fêtard du vendredi, danseur du samedi et stakhanoviste des afters du dimanche, je peux vous citer les bons clubs de cette ville. La carte indique avec justesse le Cabaret Aléatoire, rendez-vous hebdomadaire des mordus de musique électronique, le Baby Club, charmante petite boîte avec une capacité limitée proposant les plus grands noms de la scène, et le Dock des Suds, grand espace près de la mer avec des rendez-vous d’une ampleur quasi festivalière… Sur ceux-ci, on est d’accord. Or, si l’on ne prend pas la peine de vérifier certains endroits à l’aide des liens vers les pages Facebook, le risque est grand de tomber sur une mauvaise surprise. Je prends l’exemple du Bazar ou du Roof Top, qui sont en effet des clubs, mais de là à les faire figurer parmi les meilleurs, j’émets mes propres réserves, en toute subjectivité. Un endroit proposant des soirées disco années 1980 ou des nuits à thèmes La Casa de Papel (série Netflix), ce n’est pas ce que j’appellerais un « bon club ».

Tel est le risque à prendre lorsqu’on propose une plateforme qui est de l’ordre du participatif. N’importe qui peut y aller de son avis et poster son coup de coeur. Du coup, il faut quand même faire le tri dans ce qui est proposé et ne pas y aller les yeux fermés. Mais alors, quels sont les avantages ?

Le premier, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. Eh oui, ça peut sembler anodin dit comme ça, mais nous ne partageons pas tous la même idée de ce qu’est « une bonne soirée ». Le second, c’est qu’en tant que touriste dans une ville qui vous est inconnue, vous avez un rapide tour d’horizon de sa vie nocturne sous la main. Le dernier, c’est aussi et surtout que le site invite au voyage. Au gré de mes errances sur le carte, mes yeux sont tombé sur plusieurs noms intéressants et l’envie d’aller explorer tous ces lieux d’un point de vue musical commence à poindre le bout de son nez. Le Temple de Nairobi au Kenya, pour y écouter une house inspirée des pionniers de Chicago, le Jenja à Jakarta en Indonésie, mélange de lounge room et temple de modernité ou The Grand Factory à Beyrouth au Liban, centre névralgique de la musique électronique du Proche-Orient. Une certaine façon de se projeter dans ses prochains voyages avec comme argument non pas les mojitos dégueulasses au coucher de soleil, les spots les plus instagramables ou l’auberge la moins crade, mais bel et bien les clubs.

Réel projet participatif où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, l’effet de réseau prend petit à petit. Ça se remarque principalement quand on découvre des clubs recensés en Amérique du Nord, en Afrique ou en Asie du Sud Est. Cela dit, malgré les 28 pays couverts, les 315 clubs recensés, beaucoup de zones restent vierges de propositions. Un appel du pied pour vous, voyageurs et clubbers aguerris, pour aller partager vos coups de cœur. De mon côté, j’y ai ajouté le Beursschouwburg, centre artistique qui se métamorphose en club avec rooftop la nuit. Je me réjouis d’avance de faire un heureux s’étant perdu dans l’offre nocturne de la capitale belge et cherchant un peu de réconfort sur Clubeling.

Si vous voulez partager vos clubs et vos bons plans, c’est ici que ça se passe. 


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Sophie

Passionnée du web et d’apps, un peu FOMO sur les bords, donc jamais sans mon smartphone ! #amis #famille #voyages #web #popculture #infographisme #art #fun

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