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Vous avez dit ‘Smart City’ ?

Publié le 02/07/2018 dans Récits de clients

Vous avez dit ‘Smart City’ ?

Le projet pilote Smart City Live Lab, va permettre à la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve de poser ses défis majeurs, et à Proximus d’y répondre par des solutions technologiques innovatrices. Rencontre avec David da Câmara Gomes et Alexander Bosmans.

Un tel projet ne se gère pas à deux. Quels sont les parties prenantes qui gravitent autour du Smart City Live Lab ?

David da Câmara Gomes : “la ville est la locomotive du projet. Un écosystème doit être mis en place afin de réunir les différents partenaires de la digitalisation et de la transformation durable de la ville. À chacune des phases du projet vont correspondre différents acteurs clés. Citons déjà l’administration communale, la police, l’association des habitants, ORES, Letsgocity , Be-Mobile et Proximus. Sans oublier l’UCL, l’incontournable et principal propriétaire terrien de la ville.”

Quelle est ici l’ambition du Smart City Live Lab ?

Alexander Bosmans : “Par ce biais, Ottignies-Louvain-la-Neuve et Proximus initient un projet sans précédent, afin d’explorer les possibilités et les retombées de l’Internet des Objets et du data analytics, avec pour objectif premier d’en faire bénéficier le citoyen et la ville.”

Comment les principales étapes du projet sont-elles définies ?

David : “Proximus nous a approché de façon innovante, nous proposant d’une part une analyse de la situation actuelle de la ville et d’autre part une possibilité d’en faire un laboratoire.»

Alexander : “Notre approche est basée sur la méthodologie « Design Thinking » qui place les utilisateurs au centre de l’analyse  et qui permet  de faire émerger les idées via l’intelligence collective.”

David : “Très vite trois thématiques ont été identifiées : la sécurité & la prévention, la mobilité et l’énergie. Cela n’a peut-être rien d’original, mais c’est là le fruit d’un examen sérieux de dizaines de possibilités. En avril dernier, trois ateliers ont permis d’identifier quelques mesures pour chaque thème, qu’il nous faut maintenant développer. Les premiers tests seront réalisés en juin.”

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La digitalisation nous aidera à consolider les finances tout en générant des économies, la ville de demain n’en est pas moins plus proche qu’on ne le pense.

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David da Câmara Gomes est l’échevin responsable des finances, de l’informatique et de la simplification administrative, de la culture, de la mobilité et des voiries.

De quelle manière l’IoT et le data analytics vont-ils pouvoir jouer un rôle prédominant dans le domaine de la sécurité et de la prévention à Louvain-la-Neuve ?

David : “Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que notre ville est caractérisée par la présence d’une université et celle de nombreux étudiants. Nous constatons, par exemple, trois types de nuisances sonores : les événements planifiés, les activités privées et les nuisances causées par les déplacements (mobiles). Nous n’avons que peu de maîtrise sur ces derniers. Des pistes sont analysées à présent pour apporter des solutions.”

Alexander : “L’idée est de placer des capteurs sonomètres qui indiquent en temps réel aux patrouilles de police le départ de nuisances intempestives. Nous ne sommes donc plus dans une approche réactive, mais proactive. Il ne nous reste plus qu’à analyser ces données via nos plateformes et de transmettre une bonne interprétation de l’information reçue.”

La mobilité est un sujet préoccupant. Quelles problématiques souhaitez-vous analyser en particulier ?

David : “En Brabant Wallon, l’urbanisation croissante, le pouvoir d’achat et le taux de motorisation élevés provoquent un important engorgement des voiries. Ajoutez à cela le fait que le site de Louvain-la-Neuve est un important pôle d’attraction et que la gare d’Ottignies voit passer quotidiennement plus de 20.000 voyageurs…

Alexander : “Nous n’apporterons pas de solution au phénomène d’individualisation de la mobilité, mais bien en ce qui concerne un retour à la fluidité. En mesurant et en géo-localisant l’affluence du trafic, nous sommes capables d’utiliser l’information en temps réel pour gérer une signalisation routière intelligente. Encore une fois, la proactivité est la clé, et on ne peut pas rendre meilleur service aux citoyens.”

David : “Qui dit mobilité en ville dit bien sûr parking. Et ici les places ne manquent pas puisqu’on en recense 18.000. Le problème est que leur gestion est assurée par de multiples acteurs appliquant divers méthodes (et tarifs). L’IoT nous permettra de mutualiser les moyens tout en respectant les besoins réels.”

Le troisième thème identifié est l’énergie. Une nouveauté pour la ville ?

David : “Nous sommes déjà bien avancés en la matière, grâce à notre conseiller énergétique qui nous sert de guide. Nous disposons par exemple d’outils de télémétrie et d’un système de gestion de chaleur pour les bâtiments publics. Par ailleurs, nous sommes toujours dépendants d’un appel téléphonique pour signaler un problème éventuel. Là où je vois une réelle valeur ajoutée, c’est dans la proactivité des services. »

Alexander : “Bien sûr, cette thématique intéresse particulièrement l’université. Nous savons également que la ville est engagée dans la Convention des Maires pour le climat et l'énergie. Si l’objectif est une réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici 2030, nous avons l’ambition de proposer des solutions qui permettraient aux villes d’atteindre cet objectif et d’aller même plus loin.”

Au-delà de la digitalisation, quels seront les ingrédients de la ville de demain ?

David : “La ville de demain doit garder le cap vers l’amélioration du ‘vivre ensemble’. Le développement durable de la ville est désormais un must. La digitalisation nous aidera à consolider les finances tout en générant des économies. S’il n’existe pas de solutions simples pour résoudre des problèmes complexes, la ville de demain n’en est pas moins plus proche qu’on ne le pense."

Alexander : “Ce projet est une réalité et ne peut qu’évoluer. Rien n’est prédéfini, et c’est là toute la richesse de ce pilote. L’ingrédient principal est cette volonté d’obtenir un bénéfice rapidement et c’est l’engagement du citoyen qui sera le meilleur liant.”

Nous tenons à remercier la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve d’avoir accepté de relever ce défi et de servir d’exemple pour la Wallonie et la Belgique tout entière.

David da Câmara Gomes est l’échevin responsable des finances, de l’informatique et de la simplification administrative, de la culture, de la mobilité et des voiries. Le fil conducteur de sa carrière est l’informatique et il occupe également la fonction d’Information Resource Manager DG HR à la Commission européenne.

Alexander Bosmans est Responsable des ventes pour le secteur public chez Proximus. Ingénieur industriel de formation, l’international et le secteur public n’ont plus de secrets pour lui.

Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve

  • > 31.300 habitants
  • 6,5 habitants sur 10 ont entre 18 et 64 ans
  • Superficie : 33 km2
  • Création de Louvain-la-Neuve : 1971

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