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Ardo, entreprise de l’année 2018, parle de son succès

Publié le 17/04/2019 dans Inspiration

Ardo, entreprise de l’année 2018, parle de son succès

Le bon sens. Voilà ce qui a fait d’Ardo un acteur mondial. Couronnée Entreprise de l’Année 2018, cette société de Flandre-Occidentale allie cette aptitude à un esprit d’entreprise et à un solide sens de l’innovation et de la durabilité.

Son statut d’acteur mondial ne l’empêche pas de rester flamande occidentale dans l’âme. En témoigne l’accueil chaleureux que nous réserve son CEO Rik Jacob, dont il émane une grande fierté de l’entreprise et un respect tant du produit que du travail de ses collaborateurs. Rik Jacob est de ceux qui apprécient l’efficacité à sa juste valeur.

Que vous évoque aujourd’hui ce titre d’Entreprise de l’Année ?

Rik Jacob, CEO d’Ardo : “C’est un réel plaisir. Nous portons ce titre une année durant, c’est un important supplément de visibilité.”

Selon vous, qu’est-ce qui vous a valu de le remporter ?

Rik: “Je considère ce titre comme une marque d’estime pour le travail accompli ces dernières années. En 2015, nous avons signé l’accord de fusion entre Ardo et Dujardin Foods (deux entreprises de produits surgelés réunissant sept neveux de la famille Haspeslagh) et nous avons conclu une importante acquisition au Canada avec VLM Foods. Nous misons fortement sur la durabilité et l’innovation tout en continuant de réaliser de la croissance, tant en chiffre d’affaires qu’en résultat.”

Programmes d’investissement

Ardo détient aujourd’hui une part de marché de 20 % dans son segment en Europe. Environ 40 % de la production provient de Belgique. Notre pays offret- il encore de la place pour faire croître la capacité de production d’Ardo ?

Rik: “La croissance future ne réside pas dans l’augmentation de capacité, mais dans la hausse de productivité et de rendement. Nous continuons d’investir dans de meilleures lignes de surgélation et de plus grands espaces de stockage. Et pas uniquement dans notre pays, d’ailleurs. Nous avons également des programmes d’investissement en France et en Espagne, par exemple.”

Ardoye se situe en plein coeur de la culture maraîchère de Flandre-Occidentale. Dans quelle mesure ces racines contribuent-elles au succès de l’entreprise ?

Rik: “La Flandre-Occidentale dispose des atouts qui sont indispensables dans notre secteur. Nous avons une longue tradition de culture maraîchère, un sol idéal, des entreprises agricoles bien structurées, un climat maritime tempéré et des travailleurs courageux et flexibles. Ardo s’est rapidement tournée vers l’exportation. Et là aussi, tous les facteurs étaient réunis, grâce à la situation logistique favorable de la Flandre. La proximité de fournisseurs spécialisés dans la surgélation et l’automatisation sont aussi des atouts…”

Nous misons sur la durabilité. Par exemple, l’eau purifiée est acheminée vers les agriculteurs, et les déchets végétaux produisent de l’électricité verte.

Rik Jacob, CEO d’Ardo

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Ce n’est pas un secret qu’Ardo lorgne aujourd’hui vers le marché nord-américain. Quels sont vos projets outre-Atlantique ?

Rik: “Nous y voyons le même potentiel qu’en Europe. Notre intention est d’y croître rapidement. Notre acquisition au Canada s’inscrit dans cette optique, elle crée une ouverture vers le marché américain. La fusion nous procure un réseau commercial solide et l’expertise requise en matière de législation alimentaire et douanière complexe, notamment.”

“En même temps, nous sommes conscients que les segments de marché sont très différents aux États- Unis. Le marché du food service y est très important, par exemple. Il nous faut également aborder la logistique d’une autre manière. Les distances sont plus longues, il faut donc plus de transport et de stockage intermédiaire.”

Quel est selon vous le plus grand défi pour votre marché ?

Rik: “Le secteur évolue rapidement. Nous travaillons aujourd’hui avec des lignes de production pilotées, intégrées et connectées de manière centralisée. Le grand défi réside dans la longueur (temporelle) de la chaîne logistique. Les volumes et les prix sont négociés en décembre avec les entreprises agricoles. Ensuite, les légumes ne nous sont livrés qu’à partir du printemps.”

“Toutefois, nos clients nous achètent des légumes tout au long de l’année. Tout cela complexifie le processus de planification et de prévision. Les petits pois, par exemple, ne se récoltent que huit semaines par an. Mais nous devons veiller à en avoir un stock suffisant pour nos clients jusqu’à la récolte suivante.”

Drones et images satellite

Les nouvelles technologies ont-elles un rôle à jouer à cet égard ?

Heidi Goovaerts, Group Marketing & Communications Director : “Certainement. Nous entretenons des contacts étroits avec les entreprises agricoles. Nous les accompagnons dans la sélection des semences, nous leur donnons des directives pour les semis et nous suivons les cultures jusqu’à la récolte. C’est là que la nouvelle technologie intervient : nous utilisons des drones pour observer les parcelles depuis le ciel.”

“Les images servent à déterminer s’il faut irriguer davantage ou protéger les cultures. Mieux encore, les informations délivrées par les drones permettent de gérer le GPS des tracteurs afin que l’agriculteur sache très précisément à quels endroits il doit intervenir. Nous recourons aussi aux images satellite pour faire des comparaisons.”

Deux fois par semaine, nous recevons des groupes de 30 visiteurs. Cela fait partie de notre employer branding, car il n’est pas toujours facile d’attirer de nouveaux profils techniques.

Heidi Goovaerts, Group Marketing & Communications Director

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Et qu’en est-il de l’usage de la technologie dans les bâtiments administratifs d’Ardo ?

Rik: “Au printemps , nou s construirons un nouveau bâtiment administratif, que nous avons décidé d’implanter à Ardoye pour rester proches de la production. Ce nouveau bâtiment technologique vise la neutralité énergétique en utilisant la chaleur et le refroidissement issus de la production.”

Heidi: “Il y aura un bureau paysager pour 200 employés, ainsi que divers espaces adaptés aux activités : réunions, appels téléphoniques ou travaux d’étude. Deux fois par semaine, nous recevons des groupes de 30 à 40 personnes pour une visite guidée de l’usine. C’est pourquoi nous prévoyons aussi une belle zone d’accueil dans le nouveau bâtiment. Cela fait partie de notre employer branding, car il n’est pas toujours facile d’attirer de nouveaux profils techniques.”

Accompagnement des agriculteurs

Comment Ardo contribue-t-elle à une agriculture durable et plus écologique ?

Rik: “Nos produits figurent largement sous les limites maximales de résidus de produits phytosanitaires fixées par l’Europe. Mais nous voulons faire mieux encore et nous accompagnons les agriculteurs en ce sens. Certaines maladies, par exemple, peuvent apparaître lorsque les légumes sont semés trop près les uns des autres. Une parfaite densité de semis permet d’éviter ces problèmes et réduit l’usage des produits phytosanitaires. Nous sommes ainsi déjà parvenus à cultiver 70 % de nos petits pois sans le moindre résidu.”

“Nous suivons en outre divers circuits pour l’approvisionnement en énergie et en eau. La moitié de l’électricité que nous consommons provient d’une installation de biométhanisation que nous alimentons à l’aide de végétaux comme les pelures, les déchets de taille, etc. Les légumes et les fruits surgelés contribuent de cette manière au développement durable. Les déchets restent chez nous (et ne sont pas transportés jusque chez le consommateur) et fournissent de l’électricité verte.”

Des drones veillent au grain

Élue Entreprise de l’Année en 2018, Ardo allie esprit d’entreprise, innovation et durabilité. C’est ainsi qu’elle mise sur les drones pour surveiller les parcelles depuis le ciel, évaluer les terres agricoles et déterminer les besoins en irrigation et en phytoprotecteurs. Les images des drones nous aident à déterminer où il est nécessaire d’irriguer davantage ou de protéger les cultures. Mieux encore, les informations délivrées par les drones permettent de gérer le GPS des tracteurs. De cette manière, les agriculteurs adaptent leurs semis ou leurs épandages.

Découvrez dans la vidéo comment les drones soutiennent les services de secours.

Ardo est une entreprise familiale d’Ardoye, en Flandre- Occidentale. Elle est aujourd’hui un acteur mondial du marché des légumes, fruits et aromates surgelés. Le groupe compte 21 implantations dans neuf pays. La plupart des activités se déroulent en Europe, mais Ardo a aussi une filiale pour le traitement de l’ananas au Costa Rica et un bureau de vente au Canada.

Le groupe vend annuellement 860.000 tonnes de légumes, fruits et aromates, pour un chiffre d’affaires d’environ un milliard d’euros. En Europe, Ardo représente 20 % du marché, ce qui en fait le plus grand acteur de son segment. Les clients d’Ardo sont notamment le secteur de la vente au détail (en nom propre et label privé), du food service et de l’industrie alimentaire.

Rik Jacob est le CEO d’Ardo. Précédemment, il était CEO de Dujardin Foods, qui a fusionné en 2015 avec Ardo.

Heidi Goovaerts a étudié l’économie et est diplômée d’un MBA à l’Université d’Anvers. Elle dirige depuis 2001 le département marketing d’Ardo.

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