“La crise sanitaire met en avant la responsabilité sociétale”

Publié le 19/10/2020 dans Inspiration

“La crise sanitaire met en avant la responsabilité sociétale”

La crise aggrave la fracture numérique et complique les choses pour les entreprises qui ne passent pas au digital et les jeunes qui grandissent sans internet. “Nous avons revu notre mission”, souligne Geert Rottier, Sales Director chez Proximus.

“Le coronavirus a donné un formidable coup de pouce à la digitalisation de notre vie privée comme professionnelle, créant ainsi de nouveaux besoins. Pour de nombreuses entreprises – et Proximus ne fait pas exception à la règle –, il aura fallu peu de temps pour que s’opère un changement complet de mentalité.”

Sauf erreur, toutes les entreprises n’étaient pas prêtes à affronter si vite la transition…

“C’est vrai. Les entreprises qui étaient déjà techniquement mûres – même si le télétravail n’était pas encore entré dans les mœurs – ont immédiatement franchi le pas pendant le confinement. Beaucoup estimaient ne pas encore être prêtes à suivre leurs collaborateurs et clients désireux de passer au digital tout en comprenant la nécessité de cette démarche. Ce qui explique pourquoi elles ont pu réagir rapidement.”

“D’autres n’étaient malheureusement pas préparées et semblaient en outre ne pas avoir compris que le digital ne serait pas un phénomène transitoire. Ces entreprises courent un grand risque. D’autant plus qu’il semble aujourd’hui que nous ne soyons pas au bout du tunnel.”

Une gestion du changement accélérée, motivée par ses raisons sous-jacentes

“Jusqu’il y a peu, les grandes théories sur la gestion du changement étaient légion. Pas d’empressement surtout, préconisaient-elles ; prenez le temps, procédez par étapes, préparez-vous minutieusement, communiquez énormément. Or, la crise du coronavirus nous a prouvé que tout pouvait aller très vite. Si votre entreprise doit faire le choix du changement et si vos collaborateurs en comprennent la raison, vous réussirez à instaurer rapidement des changements très radicaux.”

Meilleure qualité de vie digitale et confiance digitale vont nécessairement de pair. Nous tendons la main à d’autres secteurs pour offrir à la société une vie digitale plus sûre.

Geert Rottier, Enterprise Sales Director chez Proximus

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Comment Proximus contribue-t-il concrètement à une meilleure qualité de vie digitale pour tous ?

“Nous y contribuons par un regard neuf sur notre mission. Notre objectif est clair : nous voulons un réseau à haut débit, fixe et mobile, qui soit accessible à tous. Pour l’obtenir, nous avons besoin de partenaires. C’est pourquoi nous avons conclu, dans le cadre de la 5G, une joint-venture avec Orange pour accélérer le déploiement du réseau. La différenciation ne repose plus sur l’identité du propriétaire du réseau, mais sur la plus-value des services que chaque opérateur y propose.”

La confiance digitale s’étend à d’autres secteurs

“Meilleure qualité de vie digitale et confiance digitale vont nécessairement de pair. Nous investissons donc évidemment dans la conformité au RGPD. Mais cela va plus loin. Nous tendons la main à d’autres secteurs pour offrir à la société une vie digitale plus sûre. Itsme en est un bel exemple.

Les opérateurs de télécoms et les banques se sont associés pour développer une solution qui non seulement simplifie la vie digitale des citoyens, mais la rend aussi plus sûre. Autre exemple : les Safer Internet Days, durant lesquels des bénévoles de Proximus se rendent dans des écoles primaires pour expliquer les avantages – et les risques – d’internet, des médias sociaux, etc.”

Ces sessions mettent inévitablement en évidence les différences entre les élèves. Pas tous les jeunes ont un smartphone ou accès à internet.

“C’est vrai. Nous travaillons sur plusieurs projets concrets visant à réduire la fracture numérique. Je pense notamment à Molengeek et Schoolit, deux projets destinés à encourager les jeunes défavorisés à faire carrière dans notre secteur. Ils sont le gage d’une société plus inclusive, ce qui est positif pour Proximus également.”

“Le déploiement de la fibre optique a pris une telle ampleur que nous avons besoin de plus de 3.000 techniciens pour suivre le rythme. C’est pourquoi nous travaillons avec Technobel pour les formations techniques. Nous voulons aussi mettre en place un plan de formation ambitieux en étroite collaboration avec le Forem, Actiris et le VDAB pour accélérer l’intégration des nouveaux collaborateurs.”

Réduire la fracture numérique

“La crise du coronavirus aggrave la fracture numérique. Tous les jeunes ne disposent pas d’un ordinateur ou d’une connexion internet à la maison; difficile dans ce cas de suivre les cours à distance pendant le confinement. Nous avons réagi en mettant des ordinateurs et des accès internet à la disposition de ceux qui en avaient besoin. Les jeunes ne sont pas les seuls concernés. Nous avons accéléré la mise à disposition de la vidéo dans les centres de soins afin que les résidents gardent le contact avec leur famille durant le confinement. Nous proposons aussi la plateforme Diggit, où les seniors peuvent actualiser leurs compétences digitales.”

Nous travaillons sur plusieurs projets concrets visant à réduire la fracture numérique, gage d’une société plus inclusive.

Geert Rottier, Enterprise Sales Director chez Proximus

La crise du coronavirus a-t-elle renforcé la visibilité du rôle sociétal de Proximus ?

“Nous avons notamment collaboré à la mise en place du centre d’appels permettant le traçage des contacts par les autorités fédérales. Nous sommes intervenus très vite : en deux semaines, le centre d’appels était opérationnel. D’autres opérateurs étaient aussi impliqués, sans qu’il y ait d’intérêt commercial en jeu. Nous avons aussi apporté notre soutien aux centres de triage, souvent implantés dans des endroits ne disposant pas de connexion standard, comme les parkings. Nous avons fait en sorte d’équiper rapidement ces postes des connexions nécessaires.”

Entreprendre de manière socialement responsable suppose aussi de respecter la planète. Que fait Proximus à cet égard ?

“Nous agissons à petite et à grande échelles. Voilà déjà plusieurs années que nous sommes climatiquement neutres. Notre objectif est d’aller encore plus loin et de viser à terme l’empreinte carbone négative. Cette responsabilité se traduit aussi dans les petits gestes du quotidien. En n’utilisant plus, par exemple, de gobelets en plastique dans nos bureaux. Certaines équipes ont fait imprimer des mugs à café personnalisés et distribué des gourdes.”

Bon pour la planète

“Le consommateur n’est pas oublié dans cette aventure. Nous nous sommes engagés, au-travers du projet Don’t Miss The Call, à collecter des centaines de milliers d’anciens GSM. L’entreprise Umicore se charge de recycler les matières premières des appareils. Ce projet nous permet de soutenir Eight, une ASBL belge qui aide les jeunes entrepreneurs au Congo à se lancer. Ces petites entreprises offrent une solution alternative au travail dans les exploitations illégales, dangereuses et insalubres d’extraction du cobalt – un matériau indispensable à la fabrication des GSM.”

Geert Rottier est Enterprise Sales Director chez Proximus. Avant d’intégrer l’entreprise, il a travaillé 17 ans chez HP, en tant que Managing Director pour la Belgique et le Luxembourg notamment.

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