Ce que vous ne saviez pas encore sur Romy Schneider

Cinéma | Alors que La Trois diffuse ce vendredi à 20h30 le documentaire 'Conversation avec Romy Schneider', Proximus Pickx vous propose quelques faits méconnus de celle qui incarna si bien Sissi l’impératrice. 

De Proximus

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En décembre 1976, à Cologne, Romy Schneider accorde le temps d'une nuit une interview unique en français, la langue des confidences, à la féministe allemande Alice Schwarzer. Quarante ans après, Alice confie à Patrick Jeudy les enregistrements sonores de cette conversation et revient devant sa caméra sur cette nuit unique lors de laquelle Romy Schneider a levé le voile sur sa vie. De la petite Autrichienne de Sissi à l'icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l'intimité d'une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Proximus Pickx vous parle plus en détail de cette actrice de talent qui fut la compagne d’Alain Delon.

Sissi, succès à double tranchant

Propulsée au sommet de la gloire alors qu'elle n'a que 16 ans, Romy Schneider fait un pacte avec le diable en acceptant de jouer l'impératrice d'Autriche. S'il lance sa carrière sur les chapeaux de roue, le rôle pèse lourdement sur les épaules de la jeune actrice, qui n'est pas du tout préparée à la vague de succès qu'entraîne le film. Le tournage lui-même a été épuisant: les robes incroyables, mais étouffantes, les perruques imposantes, les tournages de dernière minute et les innombrables tournées de promotion ont laissé un très mauvais souvenir à l’actrice. Selon ses propres mots, Romy Schneider se sentait comme "une pâtisserie viennoise que l'on a envie de dévorer". Les deuxième et troisième volets ont suivi de peu, et l'actrice y a participé à contrecœur. Lorsqu'il s'agit de s'engager pour un quatrième film, Romy Schneider refuse les quelques millions de Deutsche Marks qui lui sont proposés et se libère enfin de l'image de Sissi. Ce n'est qu'en 1972 qu'elle accepte de porter à nouveau la couronne de l'impératrice dans le film 'Ludwig' de Luchino Visconti. Dans ce film, elle incarne une Elisabeth beaucoup plus sombre et tragique que dans la saga de Marischka.

Entre France et Allemagne

La France et l'Allemagne l'ont suivie alors qu'elle cherchait à s'épanouir, tant dans sa vie privée que dans sa carrière d’actrice. Dans ses premiers films, elle était "la petite fille de Vienne", où elle est née dans une famille d'acteurs. Même son arrière-grand-père était dans le "métier". Ce qu'elle a écrit dans son journal intime alors qu'elle fréquentait un pensionnat pour filles à l'adolescence pourrait avoir été dicté par ses gènes : "Je dois devenir une actrice. Il le faut." Son image a changé au cours de son impressionnante carrière. À un moment donné, elle n'est plus cette petite fille, mais une grande star parisienne, la femme fatale. Tout à coup, elle ne voulait plus être allemande. "Je veux être complètement française, dans ma façon de vivre, d'aimer, de dormir et de m'habiller", disait-elle. En 1963, elle atteint manifestement son objectif, lorsque le magazine allemand "Spiegel" déclare: "Cette jeune Parisienne n'est plus allemande. Il n'y a plus d'accent, ou du moins très peu, il n'y a plus d'appétit ni de mauvais goût. C'est une métamorphose complète." À l’époque, de nombreux fans furent déçus, mais lui pardonnèrent au milieu des années 70.

Une vie tragique, à l’image de ses rôles

Romy Schneider n'a pas seulement changé dans sa vie privée, mais aussi à l'écran. Au lieu de la fille vertueuse, elle est devenue un symbole sexuel. Elle apparait en effet de plus en plus dénudée dans ses films. Son maquillage change aussi, ainsi que la nature des personnages qu'elle incarne. Ses rôles deviennent plus tragiques au fil du temps. De l’avis de beaucoup, Romy Schneider était un génie. Car si son jeu évolue positivement au fil du temps, elle n’a jamais mis les pieds dans une école d’art dramatique. "La caméra l'aimait. Et elle aimait la caméra", déclarait Frederick Baker, un réalisateur célèbre. Enfin, de nombreux réalisateurs pensaient que certains des rôles qu'elle a joués dans les années 60 et 70 avaient beaucoup de points communs avec Romy Schneider elle-même. Il faut dire qu’elle n’a pas eu une vie privée de tout repos. Hormis ces relations sentimentales tumultueuses et ses nombreuses dépressions, elle perdit également son fils de 14 ans à la suite d’un accident. Ce qu'elle contestait cependant: "Quiconque pense que je suis comme les personnages que je joue est un idiot", déclara-t-elle. Quoi qu’il en soit, tout le monde s’accorde à dire que Romy Schneider, qui nous a quittés beaucoup trop tôt, à l’âge de 43 ans, laisse derrière elle de nombreux chefs-d’œuvre, parmi lesquels 'Sissi', 'La Piscine', 'César et Rosalie’, 'L’important c'est d’aimer', 'Le Vieux Fusil', ou encore 'Une histoire simple'.

Rendez-vous ce vendredi à 20h30 sur La Trois pour découvrir 'Conversation avec Romy Schneider', ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

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