Il était une fois un Diable : Jonathan Walasiak

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Pour cette nouvelle année, Proximus Pickx vous propose une nouvelle série consacrée aux Diables Rouges qui n’ont pas vraiment marqué l’Histoire. Internationaux le temps d’une poignée de sélections, ils figurent tout de même dans le grand livre de notre équipe nationale. Focus cette fois-ci sur Jonathan Walasiak.

De Proximus

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Aujourd’hui formateur chez les jeunes de Mons, Jonathan Walasiak est un nom qui résonne de manière particulière pour les supporters belges du début des années 2000. Le Borain faisait alors doucement son trou du côté de Liège, avec le Standard. Sa carrière au plus haut niveau a été brève, mais particulièrement intense.

Jeune du club

C’est en effet au Standard de Liège que Jonathan Walasiak effectue la majeure partie de sa formation. Arrivé en bord de Meuse à 13 ans, il rejoint le noyau pro à 18 ans. Il fait ses débuts avec les Rouches au cœur de l’automne, le 29 octobre 2000 à l’occasion d’un déplacement à l’Antwerp. Une petite minute de jeu mais qui en appellera d’autres la saison suivante. Pour l’exercice 2001-2002, Walasiak décroche ses premières titularisations et augmente son temps de jeu sans toutefois être un pion important. Mais il fait son trou, en tant que produit du club.

C’est véritablement à partir de l’automne 2002 que le Borain s’installe dans l’équipe et enchaine les matchs en tant que titulaire indiscutable. Depuis son flanc droit, il se signale par ses actions décisives, claquant ainsi 7 buts et donnant 3 assists. La machine est lancée car la saison suivante est encore meilleure. En peu de temps, Walasiak s’est affirmé comme l’un des meilleurs ailiers du championnat et ses 10 buts et 9 assists en attestent aisément.

En feu contre la Croatie

Forcément, les sirènes de l’équipe nationale se font entendre. Après une première sélection en juin 2003, il fête sa première cap en août de la même année, contre les Pays-Bas. Quelques petites minutes de jeu, aux côtés de joueurs dont les noms respirent bon la nostalgie, à défaut de transpirer le talent international : Clement, Baseggio, Mpenza, Valgaeren, Soetaers

Mais si on se souvient de Jonathan Walasiak, c’est pour son match contre la Croatie, à Bruxelles. Vu son début de saison avec le Standard, il est installé dans la peau d’un titulaire. Et à lui tout seul, il va dégouter la Croatie. Le Standardman livre une prestation absolument exceptionnelle. Un match qui laisse à penser que le garçon est lancé pour vivre une grande carrière. Il n’en sera rien. Sa 3e cap, il n’y aura droit qu’en… octobre 2005, contre l’Espagne. Son aventure internationale se terminera ensuite contre la Lituanie, à l’occasion d’un pathétique 1-1.

Freiné par Conceiçao

Pour comprendre cette explosion en plein vol, il faut revenir à l’été 2004. Lors de ce mercato, le Standard réalise un tout gros transfert : Sergio Conceiçao. Le Portugais arrive avec un statut d’international portugais et une solide expérience en Serie A. Problème, il joue au même poste que Jonathan Walasiak. Et l’arrivée un peu après de Milan Rapaic ne facilite pas les choses pour lui non plus.

Dominique D’Onofrio ne le sort pas pour autant de l’équipe. Mais dans un rôle un peu plus axial, Walasiak s’épanouit moins. Surfant sur son excellente saison 2003-2004, il parvient tout de même à afficher encore un bon niveau, mais sa saison 2005-2006 est en revanche très, très compliquée. Ses sélections en équipe nationale étaient d’ailleurs une petite surprise.

En fin de saison, totalement barré, il part en prêt au FC Metz où il ne parvient pas à s’imposer : 8 minutes en Ligue 1 seulement. De retour au Standard, il doit attendre la deuxième partie de saison pour jouer, mais à Mouscron. Dans le Hainaut, son niveau décline, notamment à cause de soucis au ménisque. Il tentera une nouvelle aventure à l’étranger, en Hongrie, mais il mettra un terme à sa carrière là-bas, trop diminué physiquement.

Fan de notre série ? Retrouvez l’éphémère passage de Stijn Vreven chez les Diables.

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