Les matchs de légende: la remontée fantastique de Liverpool contre l’AC Milan

Le 25 mai 2005, quelque 70.000 fans de football furent témoins de l’une des finales les plus renversantes de l'histoire de la Ligue des champions. Baptisée “miracle d’Istanbul” en raison de son incroyable scénario, elle a vu Liverpool résorber un retard de trois buts pour finalement s'imposer au bout du suspense face à l'AC Milan.

Les plus grandes équipes européennes nous ont offert quelques remontadas spectaculaires ces dernières saisons en Ligue des champions. Bien avant que ce terme n’entre dans notre langage courant, Liverpool réalisait l’impossible en remontant un handicap de trois buts en finale de Ligue des champions pour marquer à jamais l’histoire de la compétition.

Sur papier, l'AC Milan est doté à l'époque d'une équipe beaucoup mieux armée que celle de Liverpool. Les troupes de Carlo Ancelotti possèdent un onze de rêve composé notamment d’Alessandro Nesta, Andrea Pirlo, Kaká, Paolo Maldini, Andriy Shevchenko ou encore Hernán Crespo.

Champions d’Italie et vainqueur de la Ligue des champions en 2003, les Italiens partent favoris face à des Reds emmenés par Steven Gerrard, Jamie Carragher et Xabi Alonso, qui se sont courageusement qualifiés pour la finale. Sevrés de titre national, ils entendent bien jouer leur va-tout pour rafler un nouveau titre européen.

Six minutes de folie

L'AC Milan prend un départ idéal dans la rencontre en ouvrant le score grâce à Maldini, qui inscrit après 52 secondes à peine le but le plus rapide d'une finale de Ligue des Champions. Les Italiens dominent la première mi-temps de la tête et des épaules et rentrent aux vestiaires avec un avantage de trois buts grâce à un doublé de Crespo. Une humiliation pour les Anglais, qui n’ont pas eu voix au chapitre.

Tout le monde pense alors la finale entérinée et le champagne est déjà mis au frais dans les rangs italiens. Mais c’était sans compter sur l’abnégation des Reds, portés par des supporters qui ne veulent pas encore s’avouer vaincus. C’est le capitaine Steven Gerrard en personne, 24 ans, qui sonne la révolte à la 54e d’une belle tête décroisée.

C’est alors que l’impensable se produit. Deux minutes plus tard, la frappe tendue de Vladimir Šmicer, entré à la pause, trompe Dida et porte le score à 2-3. A l'heure de jeu, Gerrard s’écroule dans le rectangle et obtient un penalty. Alonso se fait peur mais le transforme en deux temps pour rétablir l’égalité. En l’espace de six minutes à peine, les troupes de Rafael Benitez ont refait leur retard. Surtout, la confiance a changé de camp. Après une telle remontée, rien ne semble désormais plus pouvoir arriver aux Anglais.

L'arrêt irréel de Dudek

Une intuition qui se confirmera lors des prolongations. A la 117e minute, alors que les deux équipes ne sont pas parvenues à se départager, Jerzy Dudek s'érige en héros. Le gardien polonais réussit un double arrêt étourdissant sur une tête puis une lourde frappe de Shevchenko. “Je ne sais pas comment j’ai fait", déclara le portier des Scousers après la rencontre. L’attaquant ukrainien, lui, n’en croit pas ses yeux.

Manifestement touché par la grâce divine, le portier remet ça lors de la séances des tirs au but en détournant les envois de Pirlo puis de... Shevchenko. Liverpool s'impose finalement 3-2 dans l'exercice et, au bout du suspense, est couronné champion d’Europe pour la cinquième fois de son histoire. Le club de la Mersey devra ensuite attendre 14 ans pour revivre pareil bonheur en C1. Inconsolables cette nuit-là, les Rossoneri prendront leur revanche deux ans plus tard en domptant les Reds en finale à Athènes. Un sacre qui n'effacera cependant jamais la désillusion d'Istanbul pour les supporters italiens...

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