STAKE au Graspop : "La première fois au Marquee a été comme la naissance d'un enfant : ça change la vie"

Graspop Metal Meeting |

Cela fait presque quinze ans que le groupe ‘Steak Number Eight’ parcourt les scènes des plus grands rendez-vous de metal en Europe. Il y a trois ans à peine, les Belges de Wevelgem ont abandonné leur ancien nom pour renaître sous le nom de STAKE. Et qui dit nouvelle identité dit nouvel album ! Sous l’alias de STAKE, ils sortent leur tout premier album ‘Critical Method’. Le leader, Brent Vanesse décrit leur musique comme du "grungecore atmosphérique", un mélange de rock post-grunge et de sludge metal. Ce jeudi 16 juin, nos quatre musiciens remontent pour la cinquième fois sur la scène du Graspop Metal Meeting et pour la première fois sous l'appellation STAKE. Parallèlement, ils ajustent les derniers éléments pour leur tout nouvel album ‘Love Death and decade’, dont la sortie est prévue le 30 septembre prochain. 

De Proximus

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Bonjour Brent. Depuis que vous avez remporté le Humo's Rock Rally en 2008, vous avez joué dans presque tous les festivals de Belgique. Selon vous, quel est l'ADN de Graspop MM ?

Brent Vanneste : « J’ai toujours ressenti une ambiance particulièrement chaleureuses sur la plaine du Graspop. Le cliché est fondé : il existe une véritable connexion entre les fans du métal. On se sent vraiment lié tous ensemble, car tout le monde est fan de musique extrême. Dans n'importe quel sous-genre du metal, il existe un amour, un respect et une chaleur mutuelle et laconique entre les fans. C’est ce qui m’attire dans le metal. Cette ambiance se retrouve également dans d’autres genres de musique extrême, tels que le gabber ou le terrorcore. Vous êtes entouré de personnes qui partagent les mêmes goûts, et vous ressentez immédiatement cette même connexion avec toutes les personnes présentes au festival. Pour le monde extérieur, cette musique est considéré comme de la merde. (rires) »

Vous êtes maintenant devenus des habitués sur l’affiche de GMM. Quel est votre meilleur souvenir du Graspop ?

B.V. : « Notre baptême du feu en tant que nouveau groupe au Graspop MM en 2008 n’était pas vraiment anodin. Nous avions entre 16 et 17 ans à l’époque. Notre chapiteau était rempli car on venait tout juste de gagner le Rock Rally (concours musical entre groupes de rock belges organisé par le magazine flamand HUMO, N.D.L.R.). Tu pouvais ressentir la curiosité du public envers ces morveux sur scène. Ce fut une étape importante pour notre carrière. La première fois que nous avons joué au Marquee du Graspop en 2013 a également été un moment fort. Il s’agit d’un chapiteau qui peut accueillir 12 000 personnes ! Depuis la scène, vous pouvez voir une foule qui gonfle devant vous. Lorsque vous entrez sur scène et que vous réalisez que vous devez divertir ce public pendant cinquante minutes, c'est à couper le souffle. J'appelle ça un événement qui change la vie. Pour d'autres, c'est la naissance d'un enfant, pour moi, c'est la première fois au Marquee. Vraiment ! »

Avez-vous des enfants ?

B.V. : « Non. J'ai joué au Graspop, ce n'est pas nécessaire. (rires) J’ai par contre un beau-fils, donc je suis complètement comblé au niveau de mon rôle paternel. »

Il existe de nombreuses idées préconçues sur les ‘metalleux’. On les prend souvent pour des sauvages, rebelles en colère, des hooligans qui font du headbang (qui remuent violemment leur tête).

B.V. : « Ces metalleux sont une grosse bande de dégueulasses. Ils puent et picolent vraiment beaucoup, putain. Donc ces préjugés sont en fait vrais. (rires). Non, sérieusement : les metalleux ont des cœurs d’or. Ils ont l'air d'être des durs et ils se déchaînent comme des animaux, mais à l'intérieur, ils sont doux et ont peur de choses qu'ils n'ont pas toujours le courage d'admettre. Je trouve cette association très cool. En regardant une performance de metal, je me demande souvent : qu'est-ce qui se cache derrière le masque du chanteur ? Quels sont ses sentiments et ses désirs les plus profonds ? D'où vient toute cette férocité ? »

D'où vient votre "férocité" ?

B.V. :  « Cela a commencé pour moi à un âge précoce. Quand je montais le son de mon ampli, que je jouais de la musique forte et que je hurlais, je remarquais alors que pour le reste de la semaine, j’étais beaucoup plus détendu et moins perturbé. J’étais alors plus tranquille dans ma tête. Les grandes frustrations de la vie venaient tout juste d’être canalisées. Le metal est mon ultime exutoire, et je remarque que c’est la même chose pour mes autres collègues musiciens. Le métal est une nécessité dans leur vie. »

Connaissez-vous un autre groupe qui fait la même musique que votre ‘grungecore atmosphérique’ ?

B.V. : « Pas directement. Aujourd'hui, il y a tellement de sous-genres et de croisements différents qu'il est difficile de choisir une chose en particulier. Nous sommes influencés par des groupes comme Amenra et Brutus et des groupes disparus comme Hitch. Ce dernier n’a d’ailleurs rien à voir avec le metal, ils font plutôt du noise/ grunge rock. Il y a aussi beaucoup d'influence mutuelle et de pollinisation croisée entre tous ces groupes de métal belges. »



Rendez-vous, ce jeudi 16 juin sur la plaine du Graspop Metal Meeting pour voir STAKE sur scène.

Vivez le Graspop Metal Meeting en direct des premiers rangs grâce à Pickx ainsi que les autres festivals de cet été. Vous pouvez retrouver les concerts entre le 16 et le 19 juin sur Pickx.be ! 

Regardez tout ce que vous aimez, où et quand vous voulez.

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