Jérémie Makiese préface l'Eurovision : "J'ai toujours voulu représenter la Belgique"

Musique | Le mois prochain, le Concours Eurovision de la chanson prendra place pour une nouvelle édition, la 66e du nom, dans la ville du Turin en Italie. Dans l'optique de succéder à Måneskin, la Belgique comptera sur l'ancien vainqueur de The Voice Belgique Jérémie Makiese. Proximus Pickx est parti à sa rencontre.

De Proximus

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Bonjour Jérémie ! Comment te sens-tu à l'approche de l'Eurovision ?

Jérémie Makiese : "Bonjour ! Je suis dans le même état d'esprit que pour un autre concours ou pour un match de football. Je compte profiter du moment et j'essaye de rester le plus positif possible."

En 2021, 183 millions de téléspectateurs avaient suivi le show, soit plus de deux mille stades de Wembley remplis à ras bord. Comment se prépare-t-on mentalement pour ce genre d'évènement ? 

J.M. : "(rires) Je me dis que ce n'est seulement que de la musique. Ce sont des personnes comme les autres, ça reste un public. Je ne veux pas trop catégoriser les choses."

Tu seras déjà le cinquième artiste passé par The Voice Belgique à défendre nos couleurs à ce concours. Et la Belgique a d'ailleurs été le premier pays à annoncer le nom de son chanteur. Pourquoi as-tu accepté si vite la proposition et que représente pour toi l'Eurovision ?

J.M. : "J'avais tout d'abord pour but de sortir un single. J'ai ensuite reçu un appel de la productrice de 'The Voice' Leslie Cable qui m'a fait sa demande (sic). Je n'ai pas hésité une seconde pour dire oui. C'est quand même une grosse fierté de représenter son pays. Et, il ne faut pas mentir, c'est aussi une grosse opportunité, une grosse vitrine.

Personnellement, quand j'étais petit, je regardais l'Eurovision. En tant que gamin, j'ai toujours rêvé d'y participer mais jamais je n'imaginais être sur cette scène. Je regardais ces shows avec ma mère et elle non plus n'imaginait pas ça. C'est vraiment un rêve de gosse qui se réalise et j'ai hâte d'y être. J'ai toujours voulu représenter mon pays, que ce soit à travers le foot ou la musique. J'aime avoir ce genre de responsabilité. Je ne prends pas le fait d'avoir un pays derrière soi comme un poids mais comme un soutien."

As-tu sollicité les anciens représentants belges pour te nourrir de leur expérience ?

J.M. : "Effectivement. Je me suis entretenu avec Loïc Nottet et il m'a fourni pas mal de conseils. J'ai eu la chance d'en parler également avec Laura Tesoro, j'ai rencontré Blanche mais aussi le producteur d'Eliot, Pierre Dumoulin. J'ai reçu pas mal d'informations concernant la manière dont ça se déroule sur place."

Le titre 'Miss You', avec lequel tu représenteras la Belgique, est déjà un énorme succès dans notre pays. Quand on réussit à plaire des deux côtés de la frontière linguistique, c'est facile de séduire un public international, non ?

J.M. : "Ce qui se passe est en tout cas une très belle chose. Je suis dans l'optique de rassembler, de fédérer. Je suis très content que l'on soit ensemble, uni pour un même objectif. Ca me booste au niveau international. Quand on parlera de Jérémie, on parlera d'un Jérémie représentant la Belgique. Pas d'un Wallon ou d'un Flamand."



Dans quel état d’esprit se trouve-t-on avant de se rendre à l’Eurovision ? On se renferme dans sa bulle ou on prend le temps d’écouter les autres candidats ? 

J.M. : "Je ne suis pas trop dans un esprit de compétition. Je suis dans une optique de prendre du plaisir avec les autres artistes. Chaque titre est respectable. J'ai eu l'occasion de rencontrer certains artistes. Il y a cette alchimie entre nous. On sait tous pourquoi on est là, on sait ce que l'on veut. Bien sûr, on veut tous la même chose mais il y a cette notion de respect qui prédomine."

Cette année, une fois encore, ne sera pas comme les autres. Après le covid, il est difficile de passer à côté de la situation en Ukraine. Crois-tu que l'Eurovision a un rôle à jouer au niveau de la politique comme on l'a déjà vu par le passé ?

J.M. : "Tout ce que je peux dire, c'est que je suis évidemment très triste de ce qu'il se passe là-bas. Au niveau musical, l'Ukraine mérite de faire l'Eurovision tout autant que moi. Après, je pense que l'Eurovision est normalement une compétition apolitique et c'est important de se concentrer dans ce genre d'évènement avant toute chose sur la musique."


Vivez le 66e Concours Eurovision de la chanson, y compris la demi-finale de la Belgique le jeudi, du mardi 10 au samedi 14 mai sur la RTBF.

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