Les raisons de la relégation du Beerschot

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Depuis la victoire de Seraing au Standard, le Beerschot est mathématiquement condamné à évoluer en D1B l’an prochain. Comment les Rats du Kiel en sont-ils arrivés là ? Tentative de décryptage.

De Proximus

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En début de saison, peu auraient misés sur une 18e place du Beerschot, tant les Kielmen avaient fait bonne figure l’an dernier. Et pourtant, à quelques journées de la fin de la phase classique, le Beerschot est officiellement relégué. Cela vient mettre fin à une saison catastrophique à tous les niveaux qui, après coup, n’est plus une telle surprise.

De nombreux éléments tendent à expliquer la situation dans laquelle se retrouvent aujourd’hui les Anversois. Que ce soit des départs pas compensés, des mauvais choix ou des joueurs en moins bonne forme, les ingrédients pour la saison pourrie étaient tous réunis.

Les pertes de Losada et Tissoudali

Les six premiers mois du Beerschot en D1A étaient fantastiques. Bien accrochée dans le haut du tableau, l’équipe anversoise était la grosse surprise du début d’exercice et plusieurs hommes symbolisaient cette dynamique ultra positive, tels Hernan Losada et Tarik Tissoudali. Le premier, entraineur des Beerschotmen, osait un jeu offensif sans concession qui tournait à merveille. Le second animait le jeu avec technique et vivacité.

Mais voilà, en janvier 2021, les deux ont quitté le navire. Losada a répondu aux sirènes de la MLS tandis que Tissoudali a troqué la vareuse mauve du Beerschot contre la bleue de La Gantoise où il s’épanouit encore aujourd’hui. Ces départs n’ont toutefois pas été compensés. Will Still a repris l’équipe, faisant vivre une deuxième partie de saison somme toute insipide à son équipe. Et ces vides sont aujourd’hui criants.

Holzhauser n'est plus le même

Le troisième homme qui personnifiait bien l’excellent début de saison 2020-2021 du Beerschot était l’Autrichien Raphael Holzhauser. L’Autrichien a d’ailleurs terminé sur le podium du Soulier d’Or avec seulement 6 mois en D1A dans les jambes. C’est dire. Buteur, passeur, Rafa était dans tous les bons coups du Beerschot et, après le départ de Tissoudali, a tenu l’équipe à bout de bras.

Hélas, cette saison, il n’a pas affiché le même niveau de jeu. Loin de là, même. Sans ses buts et ses assists, la machine offensive du Beerschot a eu de grosses difficultés à se montrer dangereuse, avec à peine 30 buts inscrits (seuls Seraing et Ostende font moins bien). Difficile de gagner des matchs quand on n’alimente pas le compteur.

Des mauvais choix de coachs

C’est l’entraîneur qui aurait dû trouver la solution pour compenser cette faiblesse offensive par, au moins, une certaine solidité arrière. Mais la direction a fait les mauvais choix. Tout d’abord, en début de saison, elle a opté pour Peter Maes. Un choix qui sentait l’échec avant même le début tant l’entraîneur semble aujourd’hui dépassé, enfermé dans des méthodes d’un autre âge.

Pour le remplacer, Maes ayant été viré le 15 septembre, c’est Javier Torrente qui fut choisi. Mais là aussi, ce fut un échec sur toute la ligne, l’Espagnol ne parvenant jamais à imprimer une philosophie de jeu claire à son effectif, naviguant à vue, sans réel plan de jeu. Le Beerschot de Torrente était une équipe d’improvisation sans âme. La direction a bien tenté le tout pour le tout en le licenciant début février, mais Greg Vanderidt n’est pas parvenu à redresser la barre. Le naufrage du Beerschot était inéluctable depuis un moment.

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