Écoutez RORI, jeune chanteuse belge à découvrir de toute urgence

Musique |

Avec la nouvelle série ‘Monologue’, Proximus Pickx célèbre les talents belges installés ou émergents. Parmi eux, RORI, jeune chanteuse pop qui sort bientôt son premier EP. Après avoir débuté en duo avec le groupe ‘Beffroi’ et avoir foulé la scène de salles et festivals fétiches en Belgique, elle est à découvrir en solo dans des chansons aussi entraînantes qu’authentiques. 

De Proximus

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Dans ‘Monologue’, tu racontes comment tu as commencé la musique, alors que tu traversais une époque compliquée à l’école. C’était une échappatoire pour toi ? 

RORI : "Totalement, et ça l’est encore aujourd’hui. J’ai toujours été assez solitaire et dans ma bulle. Ça ne se passait pas super bien à l’école, je m’adaptais mal, ma personnalité était différente. Rester assise pendant des heures à attendre que le temps passe, ce n’était pas pour moi. Ca me stressait. J’ai découvert le manga et les anime japonais, ça m’a permis de m’évader. Je prenais même mes livres à l’école, je dessinais… 

J’écoutais beaucoup de musique à l’époque, mais je n’avais pas réalisé que ça pouvait devenir un vrai métier. Dans la campagne de laquelle je viens, personne ne faisait ça. Les gens suivaient un parcours classique et moins artistique. C’est le manga ‘Nana’, dans lequel un des personnages est chanteuse, qui m’a fait réaliser que ça pouvait être un vrai plan de vie."

Tu as commencé la musique en duo, avec Valentin Vincent dans le groupe ‘Beffroi’. Il est malheureusement décédé, et il a fallu te reconstruire, autant personnellement que musicalement. Comment tu as traversé tout ça ? 

R : "Je pense que chacun vit le deuil différemment. Moi, je me suis dit que les choses horribles nous poussent à penser au positif. J’avais énormément de pensées négatives à l’époque, des questionnements existentiels. Et quand Valentin est décédé, j’ai ressenti comme un énorme relâchement. Tout s’est relativisé. J’ai accepté que dans la vie, il peut se passer des choses horribles, mais aussi des très belles, et que c’est à nous de choisir. J’ai décidé de profiter de la vie, de faire ce que je voulais vraiment, car Valentin voulait ça. Il ne s’empêchait pas d’agir à cause du regard des autres. 

Réaliser tout ça m’a permis de me remettre à la musique. Je savais que je n’allais pas continuer Beffroi sans lui, ça n’avait pas de sens. Du coup je me suis lancée en solo, c’était dur, j’ai dû recommencer, travailler et apprendre encore plus. Mais j’ai compris que j’avais le choix de faire ce que je voulais, même si c’est dur et compliqué."

Comment décrirais-tu ton style musical ? 

R : "J’ai du mal à me définir avec un seul style musical. Ce qui compte le plus pour moi, c’est de trouver une manière de raconter des chansons. J’aime expérimenter entre la guitare et la voix, ou la production et la voix. J’aime mixer les styles et j’ai envie de tout explorer ! J’imagine qu’on peut dire que je fais de la pop, mais pour moi, la base de la chanson, c’est le message qu’on peut faire passer."


Après 4 singles, tu vas sortir ton premier EP. Est-ce que tu peux nous en dire plus ? 

R : "Dans les chansons de cet EP, je parle de mes côtés plus sombres, de mes problèmes de la vie. J’y parle de l’angoisse, de l’anxiété, mais aussi de la solitude, des problèmes psychologiques. C’est un peu un petit journal de toutes les choses négatives que j’ai pu ressentir, mais j’essaie d’en faire quelque chose. Je ne laisse pas ces émotions me limiter, je veux mettre du positif dans ces difficultés. Je ne veux pas me voir comme une victime. Juste délier les langues sur le sujet de la santé mentale, qui est important pour les jeunes. 

Quand j’étais plus jeune, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. C’est important de mettre des mots sur ces ressentis. Dans mes chansons, je veux montrer qu’il ne faut pas s’enfermer là-dedans. C’est pour ça que ce sont des titres qui ont l’air triste quand on les lit, mais qui sont dansants quand on les écoute." 

Tu as commencé à chanter en anglais. Avec ‘C’est la vie’, tu as exploré un peu du français. Sur cet EP, dans quelle langue va-t-on t’entendre chanter ? 

R : "Les chansons de l’EP sont en français ! J’ai choisi l’anglais pour mes premières chansons parce que j’ai grandi dans un univers anglophone. Tout le divertissement que je consomme est en anglais, ou sous-titré en anglais. C’est un peu la langue qui me permet d’apprendre et de découvrir toutes les choses qui m’intéressent. Et puis je n’osais pas écrire en français parce que je connaissais peu la culture musicale française. Ici, je me sentais plus en confiance. Le français reste ma langue maternelle, elle me permet d’aller plus en profondeur, d’être plus précis. On peut s’amuser avec les mots aussi." 

La série ‘Monologue’, c’est une façon totalement différente d’interviewer les artistes. Qu’est-ce que tu en as pensé, et qu’est-ce qu’on pourra y découvrir de toi ? 

R : "C’était une très belle expérience ! Je pense que c’est assez nouveau rien que de m’entendre parler car je ne me livre pas souvent. On me découvre via la musique, mais on me connait peu à titre personnel. Ici, on voit une version plus intime de moi. C’est ce que j’aime avec ce projet, c’est l’artiste qui se raconte lui-même. Et les visuels sont incroyables, les mises en scène viennent vraiment renforcer le discours. Ce que j’espère, c’est que ça donnera envie aux gens de m’écouter, et de venir me voir en concerts quand ils vont enfin reprendre !"

Découvrez RORI et bien d’autres artistes belges dans la série ‘Monologue’ maintenant via ce lien sur Pickx.be et via l'application Pickx.

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