Le premier confinement n’a été facile pour personne. Mais cette période, certains ont pu la tourner à leur avantage. Noé Preszow, en sortant son premier single ‘À nous’, nous a consolés de notre solitude. Ce qui lui a valu une première nomination dans la catégorie ‘Révélation masculine de l’année’ pour les 'Victoires de la musique'. Aujourd’hui, ce jeudi 2 décembre, le Belge aux origines multiples est attendu au Botanique.

Le jeune Bruxellois de 27 ans Noé Preszow, d’origine polonaise, porte le nom d’une ville slovaque (prononcé : Préchof), et vient peut-être de Moldavie. En plus d’avoir des racines grecques, sa grand-mère est née en Palestine. Citoyen du monde avant tout, Noé Preszow traduit cette mixité culturelle à travers la musique. De Léo Ferré à Daft Punk en passant par Gérard Manset, Bob Dylan, Indochine et Renaud, il est baigné très jeune dans la chanson française et la pop anglo-saxonne. En dehors de ses influences, son phrasé est rythmé et est parfois très proche du rap. Pourtant, son style ne se définit pas dans la lignée de celui de ses compatriotes Damso ou Roméo Elvis, mais bien dans celui d’une pop aux paroles percutantes. Il est un poète des temps modernes.

Ses textes évoquent aussi bien des séries télévisées que de sujets d’actualité, notamment les gilets jaunes et les violences policières. Très personnelles, ses chansons traitent de ses doutes, de ses colères et de ses rêves. À l’âge de trois ans, le petit Noé apprend à jouer du violon. À 12 ans, il s’attaque à un autre instrument à cordes : la guitare. Très vite, il voit dans la musique un moyen d’expression. À l'aide d'un vieil enregistreur, il commence à écrire et enregistre ses textes qu’il finit par improviser. De sa bouche, les mots coulent de sens et s’enchaînent naturellement.

Une solitude partagée

Son premier single, ‘À nous’, voit le jour à la veille du confinement. Beaucoup de médias jugeront ce titre ‘prémonitoire’ car dans un contexte de crise sanitaire où l’on a tendance à se renfermer sur soi, il nous parle d’entraide, de solidarité, de 'nous'. La chanson fait un carton et inonde les ondes radio aussi bien en France qu’en Belgique. Quelques mois plus tard, son premier EP ‘Ça ne saurait tarder’ voit le jour. Les quatre titres qui le composent ont un point en commun : la solitude, "mais une solitude qui cherche des complices à qui s’adresser", explique le chanteur à ‘Tendance Ouest’.

Un opus qui parle à de nombreuses personnes et qui lui a valu une nomination parmi les révélations des ‘Victoires de la musique’ (remportée par Hervé). Actuellement, il est en studio à Paris, il travaille sur son premier album avec le label ‘Tôt ou tard’. En attendant sa sortie, vous pouvez découvrir, dès ce soir, son univers particulier dans l’une des trois salles du Botanique ‘L’Orangerie assis’. Plus d’informations sur le site du Botanique.