Avec le premier Major Counter-Strike ayant lieu depuis deux ans, il est grand temps de procéder à une analyse des équipes participantes ! On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur ce prestigieux tournoi, et quelles sont les équipes à surveiller dans les semaines à venir.

Les favoris

Natus Vincere

Dans ce Major, Na’Vi fait clairement figure de favori parmi les prétendants au titre. En effet, on voit peu de scénarios dans lesquels la structure russo-ukrainienne ne soulèverait pas le trophée le 7 novembre. Après des années de recherche, s1mple semble enfin avoir une équipe complète autour de lui. Le joueur vedette ne doit plus tout faire lui-même et pourra définitivement compter sur les qualités de ses coéquipiers.

© ESL – Le roster Na’Vi après leur victoire lors des IEM Cologne

Et les résultats de NAVI le confirment. L’organisation a remporté quatre de ses cinq derniers tournois, dont l’IEM Cologne, le premier événement LAN depuis la crise sanitaire causée par la COVID-19. Après Astralis et Team Liquid, NAVI est également devenue la troisième équipe de l’histoire à s’emparer de l’Intel Grand Slam. Tous les regards seront donc bientôt tournés vers s1mple : pourra-t-il consolider son statut de meilleur joueur de CS:GO en remportant son tout premier Major ?

Gambit Esports

Juste derrière Natus Vincere, on retrouve Gambit Esports. Les deux équipes représentant sans conteste l’élite de la nouvelle ère de Counter-Strike, elles se mettent constamment à l’épreuve. Les vétérans de CS:GO se souviennent peut-être de l’équipe pour sa surprenante victoire lors du Major de 2017. Les Russes se sont réinventés au début de l’année et se sont montrés imbattables pendant une longue période.

© ESL – Gambit Esports après leur victoire lors des IEM Winter face à OG Esports

Mais au cours de ces 6 derniers mois, les Russes ont eu bien du mal à maintenir leur niveau. Au vu de leur performance lors des derniers tournois en présentiel, Gambit a largement été accusé par la communauté d’être des onliners et de ne pas avoir les compétences nécessaires pour remporter les évènements en présentiel. À l’IEM de Cologne, le premier tournoi LAN depuis un an et demi, ils se sont écrasés en quart de finale. Coïncidence, ou les Russes ont-ils vraiment du mal à supporter la pression des tournois hors ligne ? Ce sera à eux de le prouver.

Astralis

Comme toujours, le Danemark est omniprésent sur la scène top-tier CS:GO. Avec Astralis, Heroic et Copenhagen Flames, pas moins de trois équipes entièrement danoises se sont qualifiées pour ce Major. De ces trois-là, Astralis reste sans aucun doute le plus grand prétendant à la victoire finale. L’organisation danoise a plus d’expérience dans les tournois majeurs que toutes les autres équipes danoises réunies. En tant que champion en titre, Astralis dispose d’un facteur de motivation supplémentaire pour donner le meilleur d’elle-même en Suède, en défendant son titre.

© Astralis – Le roster Astralis au complet

Leur bilan parle de lui-même : la dernière fois qu’une autre équipe a pu remporter un Major, c’était Cloud9 en janvier 2018. Astralis a remporté le dernier des trois Majors et détient un total de quatre titres. Mais ne l’oublions pas, le départ de dev1ce s’est tout de même avéré être une perte et remplacer l’un des meilleurs joueurs de CS:GO n’est pas une tâche facile. Tous les regards se tournent vers le nouveau venu, Lucky : sera-t-il capable de combler le vide ?

Ninjas In Pyjamas

En parlant de dev1ce, impossible de passer à côté de Ninjas in Pyjamas, nouvelle terre d’accueil du joueur star. Les Suédois ont sans aucun doute réalisé le coup d’éclat de 2021 sans précédent en rachetant l’AWPER star d’Astralis. L’objectif des Ninjas est clair : retrouver leur place au sommet de CS:GO. Et ces derniers semblent définitivement sur la bonne voie : dev1ce et ses coéquipiers ont définitivement trouvé une synergie, puisqu’ils ont récemment remporté la première place des IEM Fall Europe.

© Ninjas in Pyjamas – La nouvelle addition au roster, dev1ce

Les années de gloire des Ninjas sont, bien sûr, loin dans le passé. Les Suédois étaient inapprochables dans les premières années de CS:GO, et avec GeT_RiGhT et f0rest, ils comptaient deux légendes dans leurs rangs. De ce noyau, il ne reste que le nom. Stockholm, leur foyer, serait-elle le tremplin idéal pour atteindre le sommet ? Les Ninjas pourront-ils à nouveau créer la magie NIP devant leur propre public ? Réponse durant le Major.

Team Vitality

Le plus grand concurrent de s1mple ne vient pas de Russie, mais de France. Il est maintenant indéniable que ZywOo est devenu l’un des meilleurs joueurs du monde en quelques années seulement. Depuis son arrivée, l’équipe Vitality s’est installée durablement sur les sommets de CS:GO. Et avec Richard “Shox” Papillon, l’organisation compte également un gagnant de Major parmi ses rangs.

Les plus gros points d’interrogation de cette liste française restent tout même Misutaaa et Kyojin. Les deux ont rejoint l’équipe pendant la pandémie, et n’ont guère pu acquérir d’expérience lors d’évènements hors-ligne. Reste maintenant à voir si les bleus peuvent supporter la pression d’une arène pleine de spectateurs.

Les outsiders

G2 Esports

Normalement, G2 devrait toujours faire partie des favoris, mais les récents résultats ont fait sourciller les fans de CS:GO. Depuis la finale perdue à l’IEM Cologne, l’équipe n’a pas réussi à obtenir un seul résultat satisfaisant. La superstar NiKo est certainement au sommet de son art – ce dernier reste en pleine forme comme d’habitude. Malheureusement pour lui, CS:GO reste un sport d’équipe, et le reste du roster pourrait ne pas être à la hauteur des attentes. La question que les fans se posent reste encore : G2 peut-il se reprendre pour le Major, ou une sortie prématurée est-elle à nouveau imminente ?

© ESL – Les joueurs de G2 Esports

FaZe

Cette super équipe a peut-être le plus souffert de la disparition des tournois LAN. Obtenir des résultats en ligne semblait en effet une tâche impossible pour les troupes de Karrigan. Mais avec le retour des événements hors ligne, les fans de FaZe voient la lumière au bout du tunnel. Les vétérans comme Twistzz et Rain sont les plus performants sous les projecteurs, tandis qu’olofmeister est une légende suédoise, qui recevra sans aucun doute le soutien du public. Un titre en Major semble peu probable, mais FaZe reste capable du meilleur à Stockholm, comme du pire.

Heroic

Alors qu’Heroic vient de connaitre une grosse période de turbulence en étant mêlé à ce qui pourrait être un des plus gros scandales en terme de tricherie sur CSGO, l’équipe ne semble pas découragée. Les Danois se font d’ailleurs régulièrement remarquer avec des victoires contre les meilleures équipes du monde. Cependant, les résultats hors ligne restent trop inconstants pour faire d’Heroic un candidat au titre. L’ancien joueur de NIP Xizt, devenu coach, sera-t-il capable d’apporter la stabilité nécessaire ? Ce Major sera un baptême du feu pour le Suédois, qui entraînera une équipe de pointe pour la première fois. Mais Xizt connaît la scène CS:GO comme sa poche, possède l’avantage de jouer à domicile qui pourrait bien s’avérer payant.

Team Liquid

Le déclin de la scène CS:GO nord-américaine n’est plus contestable. Team Liquid reste, à notre humble opinion, le seul espoir des fans américains pour une deuxième victoire majeure. Depuis que Nitr0 est passé à Valorant et que Twistzz s’en est allé chez FaZe, l’organisation n’a pas réussi à retrouver son niveau d’antan. L’arrivée de la légende brésilienne FalleN n’a pas non plus été d’une grande aide pour retrouver la route du succès. Malgré cela, l’IGL/AWPer montre de temps en temps qu’il est encore plein de talent. Si le Brésilien de 30 ans peut à nouveau recharger ses batteries pour un tournoi majeur, le ciel sera la seule limite pour Team Liquid.

Le programme

L’ensemble du Major sera divisé en trois phases: les Challengers, les Légendes et les Champions, entre lesquelles toutes les équipes participantes ont été réparties en fonction de leur classement RMR (c’est-à-dire de leurs performances lors des gros tournois précédents).

Challengers (du 16 au 29 octobre) :

Lors de ce tour, 16 équipes participeront : huit équipes d’Europe, trois de la région CIS, regroupant la Russie et les pays l’entourant, deux d’Amérique du Nord, et une d’Océanie, d’Amérique du Sud et d’Asie. La phase Challengers se disputera en matches Bo1 dans un format suisse : trois victoires suffiront donc pour accéder au tour suivant. Tous les matchs qui décideront de la qualification seront joués en BO3. Seule les huit meilleures équipes se qualifieront pour la suite de la compétition.

© Liquipedia – les équipes qualifiées pour l’étape Challengers

Legends (Du 30 octobre au 2 novembre) :

Les huit meilleurs équipes de l’étape Challengers rejoindront les huit formations déjà qualifiées pour l’étape Legends : trois européennes, trois d’Amérique du Nord et deux issues du circuit CIS. Les règles de cette épreuve sont totalement identiques à celles de la phase des challengers. Les huit meilleures équipes accèdent à la phase finale du tournoi, celle qui concentrera toute l’attention de la communauté : la phase des champions.

© Liquipedia – les équipes qualifiées pour l’étape Legends

Champions (Du 4 au 7 novembre) :

Les play-offs du Major se joueront dans un format classique à simple élimination, les quarts de finale, les demi-finales et la grande finale étant tous des matchs de Bo3. Et il semblerait que les plaintes de la communauté et des joueurs aient porté leurs fruits : la grande finale se jouera elle aussi en BO3, mettant fin à l’hégémonie du format BO5 tant décrié.

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