‘Warhead’, ce film Bond que vous ne verrez jamais

Cinéma |

Sean Connery, le premier 007 a coécrit un film sur des robots-requins porteurs de bombes nucléaires. Son scénario aurait pu être porté à l’écran mais ce ne fût jamais le cas. Focus sur ‘Warhead’, ce film Bond qui n’a jamais vu le jour. 

De Proximus

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James Bond a pu démontrer à de multiples reprises ses prouesses extraordinaires comme esquiver des tirs de laser dans une station spatiale ou conduire une voiture invisible sur un glacier. Une chose qu’il n’a jamais réussie à réaliser : désactiver un requin-robot transportant une bombe atomique dans les égouts de Manhattan… 

Ce désamorçage fait partie du film Bond qui n’a jamais été tourné. Du nom de ‘Warhead’, il se déroule en 1976 et parle d’un banc de robots-requins télécommandés dotés d’armes nucléaires. Et l’un des trois scénaristes n’est autre que le premier 007 arrivé sur grand écran, Sean Connery

 

La bataille McClory - Fleming

Dans les années 1950, l’irlandais Kevin McClory collaborait sur des scénarios avec Ian Fleming, l’auteur des romans de Bond. Ensemble, ils voulaient concocter une nouvelle histoire avec l’aide d’un scénariste confirmé, Jack Whittingham. Après plusieurs ébauches de films, le résultat montre un James Bond se faisant passer pour un danseur de cabaret. L’ intrigue ne s’arrête pas là. Elle se concentre sur un consortium criminel international nommé Spectre. Cette organisation n’apparaissait dans aucun des romans précédents de Bond. Largo, l’un des officiers, avait pour mission de voler deux missiles nucléaires de l’OTAN, mais Bond devait le retrouver aux Bahamas avant qu’il n’agisse. Le titre initial, ‘Longitude 78 West’, est changé par Fleming en ‘Opération Tonnerre'. 

Tout semblait mis en place pour que le film se réalise avec Alfred Hitchcock à la barre et Richard Burton dans le rôle de l’agent 007. Mais Fleming, ne croyant plus en les capacités de McClory, décide d’utiliser le scénario de ‘Opération Tonnerre' pour son prochain roman, sans en parler aux deux hommes qui avaient fait le plus gros du travail. 

S’ensuit une bataille judiciaire qui prendra des années. Mc Clory a intenté plusieurs procès pour finalement être reconnu avec Whittingham comme les auteurs. McClory conservera également les droits cinématographiques de l’histoire. Pendant ce temps, deux producteurs, Albert R. ‘Cubby’ Broccoli’ et Harry Saltzman, ont lancé leur propre franchise James Bond avec Sean Connery. Souhaitant faire de 'Opération Tonnerre' leur quatrième film, ils passent un accord avec McClory : il en est le producteur et aura le droit de refaire le film 10 ans plus tard. 

Un remake tombé aux oubliettes

Une décennie plus tard, en 1975, McClory annonçait son remake sans Broccoli et Saltzman (Compagnie Eon). Voulant s'approprier James Bond, il choisit un titre revendicateur : James Bond of the Secret Service. Pour les provoquer davantage, il recrute deux coscénaristes, amis des deux producteurs : Len Deighton et … Sean Connery. Paramount est convaincu par l’histoire et soutient le film rebaptisé 'Warhead'. 

Même si les grandes lignes de 'Opération Tonnerre' ont été suivies, le scénario s’en éloigne sur plusieurs points. Par exemple, Bond lutte contre des robots-requins dans les égouts de New-York ou s’envole en parapente jusqu’à la tête de la statue de la Liberté pour combattre des hommes de Spectre. Néanmoins, ce qui était frappant dans ce projet, c’était la ressemblance avec le film Bond réalisé par Broccoli et Saltzman à ce moment précis : ‘L'Espion qui m'aimait'. 

Constatant cela, McClory et Eon déposent réciproquement une injonction contre leurs différents projets, chaque partie prétendant avoir volé l’autre. Cette bataille judiciaire a été suffisante pour faire fuir Connery, et Paramount ensuite. Résultat : ‘L'Espion qui m'aimait’ a été réalisé, mais pas ‘Warhead’. 

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