'Une affaire française', le vrai du faux dans la série sur l'affaire Grégory

TF1 s'attaque au plus emblématique des faits divers des 40 dernières années : l'assassinat du petit Grégory avec 'Une affaire française' qui entend retracer "avec empathie" le fiasco médiatico-judiciaire derrière le fait de société. Voici les points où la série prend ses distances avec la réalité.

16 octobre 1984. Grégory Villemin, 4 ans, enlevé du domicile familial, est retrouvé mort, pieds et poings liés, dans la Vologne, une rivière des Vosges. Un crime revendiqué par un corbeau, toujours non élucidé. C'est sur ce drame, imprimé dans l'imaginaire collectif, que s'ouvre 'Une affaire française', une minisérie en 6 épisodes. Alors que TF1 a déjà réalisé des records d'audience avec son programme, Proximus Pickx revient sur les différences entre fiction et réalité.

Avant toute chose, précisons que les créateurs de la série ont tenu à coller au maximum à la réalité. Comme l'explique Guillaume de Tonquédec, qui incarne le gendarme Étienne Sesmat, il a fait très attention en lisant le scénario avant d'accepter le rôle.
"Je ne l’aurais pas fait si le scénario avait donné une version plus qu’une autre, voire même un avis. Sur une affaire en cours, ça aurait été une erreur morale. En discutant avec le producteur, le réalisateur et le scénariste principal, j'ai compris que leur souhait était de s’attacher exactement à la vérité. Tous les mots qui sont dits dans la série sont soit issus d’interviews, soit des interrogatoires de l'époque. Il n'y a pas eu d'improvisation sur les dialogues. Rien n'est inventé."

De petites libertés avec la réalité

Contrairement au documentaire en cinq épisodes de Netflix 'Gregory', la série n'a pas été tournée dans les Vosges. Il s'agit d'un choix du réalisateur, Christophe Lamotte, justifié par le fait de ne pas vouloir déranger les habitants du village. L'équipe de tournage de Netflix avait en effet vu un de ses drones abattu par un habitant alors que celui-ci survolait l'ancien domicile des Villemin. 'Une affaire française' est finalement tournée dans le département du Bas-Rhin, dans les villes de Strasbourg, Muhlbach-sur-Bruche, Obernai, Urmatt et Sundhouse.

Dans la série, nous découvrons la journaliste Jeanne Lombardi (interprétée par Laurence Arné), qui tente de sympathiser avec les Villemin pour leur soutirer plus d'informations. Si le personnage est fictif, il est inspiré de la journaliste Laurence Lacour, journaliste à Europe 1 qui a effectivement noué un lien particulier avec le couple Villemin.

Dans une scène du second épisode, de nombreux journalistes pénètrent dans le domicile des Villemin malgré l'opposition du père, et prennent en photo la chambre de Gregory. Dans la réalité, les Villemin ont toujours accueilli volontairement les journalistes chez eux, mais cette scène a été imaginée pour symboliser l'acharnement médiatique, qui a lui bel et bien existé.

Retrouvez les deux derniers épisodes de la série 'Une affaire française', ce samedi à 20h55 sur La Une, ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

Et si vous voulez en savoir plus sur l'affaire Grégory, on vous propose également la série documentaire 'Gregory' sortie en 2019 et disponible sur Netflix. En savoir plus sur l'option TV 'All Stars' (avec Netflix) ou sur Netflix chez Proximus Pickx.


 

Séries

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top