François Ozon interpelle à nouveau à Cannes avec 'Tout s'est bien passé'

Cinéma |

Comme Woody Allen, François Ozon tourne environ un film par an ! Et cette année ne fait pas exception. Au Festival de Cannes, le réalisateur français présente une fois de plus un film magnifique qui ne laisse pas indifférent. Proximus Pickx dévoile pourquoi ‘Tout s’est bien passé’ est un incontournable. 

De Proximus

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Un réalisateur engagé

Ozon se passionne très tôt pour le cinéma et est connu comme l’un des réalisateurs français les plus influents de ces vingt dernières années. Durant dix ans, il enchaîne les courts-métrages et se fait connaitre du grand public notamment avec ‘Une robe d’été’ (1996). Son premier long-métrage ‘Sitcom’ (1998), et plus tard ‘Sous le sable’ (2000), lui ont permis de recevoir une large reconnaissance de la part du public et des critiques. Ozon a remporté des dizaines de prix cinématographiques internationaux.

François Ozon ne cache pas sa fascination pour la complexité des relations humaines. Son engagement dans l’actualité est également l’une de ses signatures. Dans ‘Grâce à Dieu’ par exemple, il aborde la pédophilie dans l’église catholique, sorti en 2018 en plein procès de Bernard Preynat. L’homosexualité est également largement abordée dans ses films. Dans 'Tout s'est bien passé', il traite le lourd sujet du suicide médicalement assisté.

Un casting au féminin

Dans ‘Tout s’est bien passé’, l’on retrouve une bond girl ! Eh oui, souvenez-vous, la célèbre actrice française Sophie Marceau a incarné Electra King en 1999 dans ‘Le monde ne suffit pas’. Fille d’un riche baron du pétrole, elle a été placée sous la stricte surveillance de James Bond (Pierce Brosnan). Cependant, elle s’est faite connaitre du grand public bien plus tôt en 1980 avec le film culte ‘La Boum’ où elle jouait le rôle principal. Sa carrière internationale était alors lancée. Ozon a longtemps convoité l’artiste pour qu’elle joue dans l’un de ses films. 

Géraldine Pailhas et Charlotte Rampling jouent également à ses côtés. Pailhas a atteint la gloire internationale en 1994 en jouant avec Johnny Depp dans ‘Don Juan DeMarco’. Rampling est une icône du cinéma d’art et d’essai européen. Elle est apparue dans plusieurs films internationaux depuis 1966 et est devenue un symbole du "mouvement de mai 68". Ozon aime travailler avec Rampling, comme en témoignent les nombreux films qu'il a produit et dans lesquels elle s'est vu proposer un rôle. 

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Le suicide médicalement assisté

A 85 ans, André (André Dussollier), le père d’Emmanuèle, se retrouve hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Lorsqu’il se réveille, il ne peut presque plus bouger. Ses deux filles s'occupent de lui, mais trouvent que l’état de leur père se dégrade. André est bien conscient de sa situation et demande à sa fille Emmanuèle (Sophie Marceau) d'étudier la possibilité d'une euthanasie. Cela déclenche beaucoup de questions : l'euthanasie est-elle vraiment nécessaire ? Leur père ne peut-il pas continuer ? Où faut-il s'adresser pour cela ? Et surtout, à quel point leur père va-t-il leur manquer ?

Le film est une adaptation du roman ‘Tout s’est bien passé’ d’Emmanuèle Bernheim qui a aidé son propre père à partir. François Ozon a choisi cette fois d’aborder la polémique du suicide médicalement assisté, interdit en France et puni pénalement pour ceux qui souhaitent aider leur proche à partir. Ce long-métrage aide à comprendre des situations extrêmement difficiles. Dès les premières minutes, le personnage d’André Dussolier déboussole. Dans son lit d’hôpital, défiguré, l’acteur transformé physiquement livre une prestation fascinante. 

 

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