Un utilisateur Reddit a posté cette semaine une vidéo assez perturbante. Alors qu’il était occupé à regarder une game dans le cadre de l’outil d’anti-triche Overwatch, ce dernier s’est rendu compte que ce n’était pas moins de neuf tricheurs qui étaient présents sur les dix joueurs présents dans la game.

Les tricheurs sont, malheureusement, devenus monnaie courante dans les jeux-vidéos. Si certains jeux, comme Call of Duty Warzone, se passent tout simplement de logiciel anti-triche, au grand dam des joueurs, les développeurs de Valve déploient tout de même certains efforts dans la lutte contre les tricheurs.

En 2013, ces derniers mettaient en place l’outil Overwatch. Un pari risqué qui misait presque exclusivement sur la capacité d’auto-régulation de la communauté. L’outil permet à des joueurs sélectionnés en fonction de leur activité sur le jeu (victoires compétitives, âge du compte, heures jouées, groupe de compétences, faible nombre de rapports, etc.) de visionner les parties de joueurs suspicieux afin de déterminer si leur comportement est problématique ou non. Le cas échéant, un bannissement peut être attribué au joueur en question.

C’est lors de l’un de ces visionnages que l’utilisateur Reddit “hyxrane” a fait une drôle de découverte. Alors qu’il observe l’enregistrement d’une partie, il se rend compte que sur les dix joueurs qui disputent la partie, neuf utilisent un logiciel de triche…

Comme on peut le voir sur la mini-carte, chaque joueur progresse donc jusqu’à sa pose, avant d’attendre patiemment que l’adversaire fasse un faux pas … Ce que personne ne fera, car pratiquement tous savent où se situent l’équipe adverse. En résulte un début de round où pratiquement rien ne se passe, plutôt ironique.

Un extrait qui nous démontre bien les limites de l’outil mis en place par Valve. Si ce dernier permet tout au mieux d’évaluer le comportement d’un joueur, forcé de constater que les moyens sont dérisoires par rapport au nombre de tricheurs qui évoluent sur le jeu. Nuançons cependant, aujourd’hui Overwatch ne sert plus qu’à combler les lacunes du système de VAC BAN mis en place par Valve, bien que celui-ci semble lui aussi totalement dépassé.

Copyright visuel : Valve