Après plusieurs mois d’enquête, le coach bulgare Anton “ToH1o” Georgiev a enfin réussi à se blanchir de toutes les accusations de triche qui pesaient sur lui. L’ancien coach des Outlaws était accusé d’avoir profiter du fameux coaching bug révélé par l’ESIC dans le courant 2020. Les sanctions contre ce dernier ont donc, en toute logique, été levées.

Si vous suivez la scène compétitive Counter-Strike, vous vous rappelez sans doute de l’affaire du coaching bug qui avait frappé de plein fouet l’écosystème en 2020. Petite piqûre de rappel pour les absents : le coaching bug était un bug présent dans le jeu qui permettait aux coachs, dans certaines situations, de posséder une vue aérienne sur l’entièreté de la map. Bien évidemment, et si ce dernier était exploité, il permettait aux équipes de disposer d’un avantage conséquent sur l’équipe adverse, connaissant ses moindres faits et gestes.

À l’époque, c’est le gendarme de l’e-sport, l’ESIC, qui prend l’affaire en charge. Vu le fait que le bug était resté assez longtemps en ligne, et donc la potentielle ampleur de la fraude, pas question de bâcler l’enquête. C’est donc grâce à des milliers d’heures de POV, d’enregistrements audios et des centaines de documents que l’ESIC mène son enquête, jusqu’à la publication des résultats en septembre dernier.

Les têtes commencent alors à tomber. Au total, ce sont 37 coachs qui sont épinglés par le rapport. On compte parmi eux des noms connus et reconnus de la scène, parfois dans des structures légendaires, ce qui vient rajouter une dose de gravité à une situation qui l’était pourtant déjà bien assez. On note par exemple les noms de HUNDEN (Heroic), guerri (Furia), B1GGY (Heretics) ou encore RobbaN (FaZe Clan). Bien entendu, les sanctions commencent à pleuvoir elles aussi. Ils ont tous été interdits de participer à des tournois officiels pour des durées variables, allant de 3,75 mois seulement à 36 mois pour les cas les plus “graves”. De quoi mettre fin à une carrière.

Seulement, hier soir, c’est l’un d’entre eux qui a obtenu gain de cause après plusieurs mois de lutte! Le Bulgare Anton “ToH1o” Georgiev était accusé de s’être servi du bug lors de deux matchs. Grâce aux enregistrements audios de ces deux matchs, il a donc réussi à prouver à l’ESIC qui l’avait rencontré le bug à son insu et qu’il n’avait en aucun cas transmis à son équipe des informations obtenues via ce bug. Au delà de la levée de sa peine de 10 mois, qui arrivait bientôt à échéance, c’est son innocence que le coach a réussi à prouver. Si Valve n’a pas encore réagi, on peut supposer que son banissement des Majors sera lui aussi levé.

Je tiens tout d’abord à remercier l’ESIC pour sa compréhension et pour m’avoir donné la possibilité de faire appel et de fournir une grande quantité de preuves concernant mon dossier. Je suis vraiment heureux mais cela m’a pris tellement de temps, enfin maintenant je suis libre ! Je suis prêt à reprendre le travail et je chercherai un poste d’entraîneur avec n’importe quelle équipe et dans n’importe quel pays ! ” a-t-il déclaré au site HLTV.