Jonathan Fournel, lauréat du Concours Reine Elisabeth : "Une étape après l’autre"

Ils étaient 58 pianistes sur la ligne de départ du Concours Reine Elisabeth et les six finalistes ont été départagés à l’issue d’une semaine de prestations. Quelques jours avant son sacre, Proximus Pickx a fait connaissance avec le prodige du piano et lauréat du Concours Jonathan Fournel.

L’histoire du Français Jonathan Fournel au piano débute vers l’âge de 4-5 ans. Il commence alors à jouer du piano un peu malgré lui et sous l’impulsion de ses parents. Alors qu’il rêve de devenir pompier, policier ou encore, archéologue, le garçon de l’époque était loin de se douter qu’une carrière de pianiste l’attendait. Bien qu’il aurait préféré jouer du trombone et allait à ses cours de piano avec des pieds de plomb, Jonathan finit par tomber amoureux de son instrument à force de travail, et notamment grâce à des mentors comme Gisèle Magnan.

Après avoir enchaîné les certifications, diplômes et divers prix de nombreux concours internationaux, Jonathan Fournel est résident  à la Chapelle Musicale depuis 2016 et, à l’âge de 27 ans, il est désormais le lauréat du prestigieux Concours Reine Elisabeth : "Après deux ans de travail, je suis très content de faire partie d’une telle expérience". Quant à ses objectifs, Jonathan vit plutôt au jour le jour et voit le concours "une étape après l’autre". "L’objectif était d’aller en finale, mais le but pour moi est surtout de m’être donné à 100% à chaque tour. Peu importe si je vais plus loin ou non, tout le travail que j’ai fourni pour préparer le concours reste utile. J’ai énormément appris de cette expérience et des personnes formidables que j’ai pu rencontrer durant ces dernières semaines."

Un Concours intense

Qui dit concours de taille, dit travail intensif. Jonathan a préparé d’arrache-pied ses différentes représentations pour proposer le meilleur de lui-même : "Ces deux derniers mois ont été assez compliqués et très intenses. Il y a eu beaucoup de préparation, des hauts et des bas, et la fatigue commence à se faire sentir. Heureusement, j’ai beaucoup de soutien de mes proches". Sans compter le stress et la pression de tels concerts : "Je ne sais pas vraiment si je sais gérer mon stress. Je n’ai pas vraiment de "truc" pour cela. Je suis plutôt tranquille généralement, mais il est vrai que lors du premier tour du concours, au moment où l’on a prononcé mon nom, j’ai eu la pression. Le deuxième tour, j’ai été envahi par le stress comme je l’ai rarement été dans ma vie. J’ai gardé cette boule au ventre tout au long de ma prestation."

Malgré un certain stress, Jonathan Fournel était très impatient de participer à la finale, puisqu’il y a joué l’un de ses concertos préférés, le Brahms n.2 en si bémol majeur op. 83. avec le Belgian National Orchestra, dirigé par Hugh Wolff. Un honneur pour lui.

Le Concours en temps de covid

Le Concours Reine Elisabeth de piano fut plutôt particulier en 2021. Le coronavirus y met toujours son grain de sel. Les concerts se sont donc déroulés sans public, ce que regrette Jonathan : "Ce que je préfère dans mon métier, c’est les concerts. Raconter une histoire et la partager avec un public, il n’y a rien de mieux. Jouer de la musique est nécessaire, encore plus actuellement, nous en avons tous besoin. Je suis très triste de prester sans un public réel. C’est spécial et on ne s’y habitue jamais réellement. Le Bozar sera bien vide…"

Les candidats étaient également soumis à des règles sanitaires strictes. Les finalistes sont rentrés dans une bulle et un isolement total pour une semaine, jusqu’à la fin de la finale. Heureusement, Jonathan se sentait prêt et connaissait d’ailleurs personnellement l’un des autres finalistes, le Russe Sergei Redkin, qui fait également partie de la Chapelle Musicale. Idéal pour se concentrer totalement sur cette étape, qui fut évidemment décisive.

Suivez le 'Closing Concert' du Concours Reine Elisabeth le 9 juin en streaming sur Pickx via ce lien.

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