Initialement prévu en février, le Tour d’Andalousie a été reporté à ce mois de mai. Du 18 au 22, les cinq étapes de la Ruta del Sol s’offriront principalement aux grimpeurs et aux sprinteurs. Si le Tour d’Andalousie a longtemps été la propriété des Espagnols, ce sont des coureurs étrangers qui se sont imposés ces trois dernières années. Un Hispanique pourra-t-il de nouveau ramener la coupe à la maison? 

Il y aura comme un air de vacances dans le peloton en cette fin du mois de mai. C’est l’Andalousie qui accueillera les coureurs du 18 au 22 mai sur ses routes ensoleillées. L’épreuve n’a d’ailleurs pas volé son surnom de Ruta del Sol, en référence à la Costa del Sol espagnole.

Mais le Tour d’Andalousie ne sera pas de tout repos! Oubliez la mer et les plages, la course se jouera en altitude. Le départ sera donné le 18 mai à Mijas, pour une première étape de 152,1 kilomètres de moyenne montagne. Le lendemain, les coureurs affronteront une deuxième étape similaire de 184 kilomètres entre Iznajar et Alcalá la Real, avant l’étape-reine du 20 mai, d’une longueur de 176 kilomètres et parsemée de pas moins de six cols, dont deux de 1ère catégorie (pour un total de 5.000 mètres de dénivelé). Les deux dernières étapes seront vallonées et devraient se terminer au sprint, en particulier la dernière qui ne fait que 107 kilomètres entre Vera et Pulpi.

Les étrangers prennent le dessus

Ce sont souvent les Espagnols qui ont brillé au Tour d’Andalousie. Le pays compte en effet 37 succès cumulés sur la Ruta del Sol. Un total auquel à largement contribué Alejandro Valverde, vainqueur à cinq reprises sur ses terres entre 2012 et 2017. 

Mais la tendance s’est inversée ces dernières années. Déjà en 2015, le Britannique Christopher Froome était venu l’emporter en Andalousie, devant Alberto Contador. Valverde n’était alors pas présent. En 2018, c’est notre compatriote Tim Wellens qui s’était arrogé le classement général, avant que le Danois Jakob Fuglsang ne vienne ajouter son nom au palmarès en 2019 et en 2020. 

Pour contrer cette prise de pouvoir étrangère, les meilleures chances espagnoles se situeront évidemment du côté de la team Movistar, qui comptera quatre coureurs locaux dans ses rangs. La formation sera toutefois emmenée par le Colombien Miguel Angel Lopez. L’autre Espagnol en vue sera Oscar Rodriguez, pour la team Astana, vainqueur d’une étape sur la Vuelta 2018 et 2e au Tour de Burgos en 2019.

Les sprinteurs au rendez-vous

Le dernier vainqueur, Fuglsang, ne sera pas là pour défendre son titre cette année. Idem pour Tim Wellens. Le Belge de Lotto-Soudal avait coché le Tour d’Andalousie dans son programme, mais le report de l’épreuve l’avait forcé à revoir ses plans. Rui Olivera (UEA Emirates), Daryl Impey (Israel Start-Up Nation) ou Owain Doull (INEOS) feront donc figure de prétendants à la victoire.

Parmi les grosses pointures présentes, on comptera également quelques sprinteurs. En effet, le tracé plus plat des deux dernières étapes sera favorable aux costauds, qui pourront faire parler leur puissance dans les sprints finaux. Ainsi, Mark Cavendish (Deceuninck Quick-Step), Alexander Kristoff (UAE Emirates), Mads Pedersen (Trek-Segafredo) ou Andre Greipel (Israel Start-Up Nation) seront sur la ligne de départ. 

Côté belge, on retrouvera le jeune Nathan Van Hooydonck, champion de Belgique sur route espoirs en 2015, et arrivé cette année chez Jumbo-Visma. Citons également la présence de la team Sport Vlaanderen Baloise, 100% noir-jaune-rouge, avec à sa tête Kenny De Ketele, multiple champion sur piste. 

Suivez le Tour d'Andalousie du 18 au 22 mai sur Eurosport ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !