‘Le Serpent’ : qui est le réel Herman Knippenberg ?

La série Netflix ‘Le Serpent’ fait froid dans le dos. Elle s'inspire de l'histoire vraie du tueur en série Charles Sobhraj et du diplomate qui l’a poursuivi, Herman Knippenberg. Mais qui se cache réellement derrière cet homme qui n'a rien lâché ?

Dans les années 70, le monde a suivi la traque de Charles Sobhraj. Surnommé ‘le Serpent’, ce séduisant marchand de pierres précieuses s’est consacré au trafic de drogue et au vol de riches touristes en Asie. De fil en aiguille, il est devenu tueur en série, profitant de l’argent et des passeports de ses victimes pour s’enrichir et voyager. Lui et sa compagne Monique (Marie-André de son vrai nom) attiraient chez eux des backpackers, leur promettant le grand luxe. Ensuite, ils essayaient de les convaincre de trafiquer des pierres précieuses pour leur compte. En cas de refus, ils les empoisonnaient et les tuaient de sang froid, sachant que leurs corps ne seraient pas recherchés avant un petit temps.

Bien entendu, une partie de la série n’est que pure fiction. Netflix ne sait pas exactement comment Charles Sobhraj tuait ses victimes, par exemple. L'identité des corps et les preuves trouvées sur les scènes de crime sont toutefois bien réelles.

Le diplomate néerlandais Herman Knippenberg s'est retrouvé impliqué dans l'enquête en recherchant un couple disparu. Il a alors réalisé que l’affaire impliquait beaucoup plus de meurtres qu'on le croyait. Après le refus des autorités locales se lancer une investigation, Knippenberg a décidé de résoudre lui-même l’affaire et de poursuivre le Serpent. À force de passer des appels, de lire les journaux et de suivre les traces des victimes, il a rassemblé de nombreux indices. Sans équipe pour le soutenir et ne portant pas d’arme, l’homme a pris beaucoup de risques.

 'Le Serpent' se concentre sur cette traque qui s'est déroulée entre 1975 et 1976 dans le sud-est de l’Asie. La série reste assez fidèle à l’histoire originale, selon le vrai Herman Knippenberg. Présent sur le plateau lors d’une journée de tournage, il a déclaré que "Billy Howle (l’acteur qui incarne le diplomate, ndlr) avait fait un travail fantastique". "Certaines des scènes que j'ai vues semblaient extrêmement réelles. Parfois, je me suis demandé si la réalité s'était déroulée comme Billy Howle l'a jouée, ou comme je l'avais vécue. En tout cas, ça s'en rapprochait dangereusement", a-t-il ajouté.

 

Qu'est devenu ce véritable héros ?

Dans les années 70, Herman Knippenberg a obtenu son premier poste en tant que diplomate pour les Pays-Bas. Il s’était installé en Thaïlande avec son épouse Angela. À l’époque, il occupait le poste de troisième secrétaire de l’ambassadeur. En 1976, Knippenberg s'est mis à chercher désespérément deux touristes néerlandais qui n’avaient pas donné signe de vie depuis des mois. Cette mystérieuse disparition obsède Knippenberg, alors que ses supérieurs lui ordonnent de lâcher l'affaire. Il poursuit malgré tout ses recherches, et sera même mis en congé forcé.

Lorsque le diplomate apprend que Charles Sobhraj réside en Thaïlande sous le pseudonyme d’Alain Gautier, il fait le lien. Knippenberg convainc alors la police d'arrêter le Français. S’ensuit une véritable traque. Finalement, Sobhraj sera arrêté en Inde. À sa libération, en 1997, il part s'installer à Paris. Lors d'un voyage, il sera de nouveau arrêté et jugé pour ses crimes au Népal. Aujourd'hui, Charles Sobhraj a 77 ans et continue de purger sa peine dans une prison népalaise. De son côté, Herman Knippenberg, 76 ans, s’est installé en Nouvelle-Zélande avec sa femme.

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