Nous voilà arrivés à la mi-avril et, si les pavés n’ont pas encore totalement disparu des paysages fréquentés par les coureurs, les dénivelés augmentent nettement ce mercredi avec la Flèche Brabançonne, parfait trait d'union entre classiques flandriennes et épreuves ardennaises. 
 
La Flèche Brabançonne, et c'est ce qui fait son charme, est une des rares semi-classiques où les puncheurs/grimpeurs (venus pour la plupart du Tour du Pays Basque) se frottent aux Flandriens qui ont monopolisé les titres de la presse cycliste en mars /avril, mais qui sont frustrés de ne pas avoir pu disputer Paris-Roubaix. Le palmarès de la course, très éclectique permet à un pur flandrien comme Edwig Van Hooydonck, quadruple vainqueur, de côtoyer des gars comme Tim Wellens ou Michael Boogerd.
 
Un parcours légèrement retouché
 
Idéalement placée entre Flandriennes et Ardennaises, et ultime préparation avant les classiques les plus pentues du printemps, la Flèche Brabançonne prend encore un peu relief supplémentaire cette année, puisque le parcours a été légèrement retouché depuis l'an dernier et permettra aux candidats des prochains Championnats du Monde de se familiariser avec quelques une des difficultés qui feront le sel de la course au maillot arc-en-ciel en 2021.
 
Cette 61e édition sera disputée entre Louvain et Overijse sur son parcours presque habituel (depuis la disparition de la Côte d'Alsemberg en 2009 ), le final restant quasiment le même depuis 10 ans, même si l’Ijskelderlaan a disparu l'an passé au profit de la Moskesstraat, nouvel épouvantail de la course.
 
La Moskesstraat, nouvel épouvantail
 
Avec ses 550 mètres de long, ses 8,5% de pente moyenne et, surtout, son passage à plus de 17%, la Moskesstraat a d'emblée pris du galon en 2020 puisqu'on y a vu Julian Alaphilippe et Mathieu van der Poel s'y livrer une bataille royale, en octobre dernier. Cette côte sera l'une des principales attractions des prochains Mondiaux sur route, puisque les coureurs qui partiront d'Anvers pour rallier Louvain, la franchiront deux fois. Mais le revêtement de la Moskesstraat vient d'être refait et les anciens pavés, assez hostiles, ont été remplacés par un revêtement nettement plus roulant.

Video- Résumé de l'édition 2020 remportéé par Alaphilippe, et courue en octobre.
 
 


Une trentaine de côtes parfois brutales
 
Attention, la Flèche Brabançonne est aussi une course d'usure, puisqu'avant le circuit final dans la cité des raisins, les coureurs devront se farcir une trentaine de côtes sur l’ensemble de l’épreuve, dont la plupart, brèves et parfois brutales, ne seraient même pas répertoriées sur une étape du Tour. Mais nous sommes au plat pays, où le moindre mamelon s'appelle un berg.
 
Le juge de paix de cette course reste toutefois le circuit final de trois tours de plus de 20 km autour d’Overijse, sur lequel les coureurs doivent franchir successivement le Hagaard (1 km à 3,9%, passage à 10%), la Hertstraat et sa longue ligne droite pavée, le Holstheide (1 km à 5%), le Schavei, 9% au pied et faux-plat montant ensuite (dernier franchissement à 200 m de la ligne), la Moskesstraat venant s'intercaler après la Hertstraat pour les deux derniers tours. Sur ces montagnes russes incessantes, les coureurs sont toujours en prise et la défaillance n'est jamais loin.
 
En l'absence d'Alaphilippe et de Van der Poel, les deux derniers vainqueurs, les favoris de la course s'appelent Wout van Aert, Jasper Stuyven ou Michael Matthews, mais on se méfiera aussi de Benoît Cosnefroy, Aurélien Paret-Peintre, Diego Ulissi, Tom Pidcock, Ide Schelling, Mauri Vansevenant, Mikkel Frolich Honoré, Antony Turgis ou Sonny Colbrelli.
 
La Flèche Brabançonne: à voir en direct ce mercredi 14 avril dès 15h15 sur Tipik. Nous connaîtrons également l'identité de celle qui succédera à l'Australienne Grace Brown chez les Dames. Vous pouvez suivre la course Dames Elite en livestream sur proximuspickx.be dès 11h30. 

Video - Un résumé des éditions 2015 à 2019 : Ben Hermans, Petr Vakoc, Sonny Colbrelli, Tim Wellens et Mathieu Van der Poel inscrivent leur nom au palmarès et démontrent l'électisme des qualités chez le vainqueurs de cette épreuve.