L’organisateur de tournois de jeux de combat EVO fait désormais partie de la marque PlayStation. En effet, Sony annoncé hier s’être associé à la nouvelle société de sport électronique RTS pour acheter les droits de l’événement. Cet investissement marque un pas important de l’éditeur vers le monde de l’e-sport.

 

Tous les fans de jeux de combat ont entendu parler de l’Evolution Championship Series. Le tournoi, plus connu sous le doux nom d’EVO, est considéré comme la Mecque des jeux de combat depuis 1996. Chaque année, les pros y donnent le meilleur d’eux-mêmes dans des jeux comme Tekken, Street Fighter, Soul Calibur et Super Smash Bros. Un écosystème populaire, en regard de l’édition 2019 qui a été regardée pendant près de cinq millions d’heures. Une popularité qui n’a pas échappé à Sony. Depuis hier, l’événement fait officiellement partie de PlayStation, succursale de l’éditeur.

Cet achat semble être une tentative de faire de PlayStation, qui occupe déjà l’espace dans ce domaine, la maison des jeux de combat. Les joueurs ont passé plus de 1,1 milliard d’heures à jouer à des jeux de combat sur la console de Sony en 2020. Avec EVO, l’entreprise japonaise dispose désormais d’un atout important pour rendre le genre plus populaire et profiter de l’industrie croissante qui se développe autour du pôle e-sportif de ce genre de jeu.

En termes d’organisation, peu de choses vont changer selon Sony. Les fondateurs Tom et Tony Cannon resteront d’ailleurs à bord, en tant que conseillers. L’EVO Online 2021 se poursuivra également comme prévu. Le tournoi se déroulera entièrement en ligne cette année, du 6 au 8 août et du 13 au 15 août. Parmi les jeux prévus, on retrouve les classiques : Tekken 7, Street Fighter V : Champion Edition, Mortal Kombat 11 Ultimate et Guilty Gear -Strive-.

Mais un élement de taille manque de le communiqué diffusé par Sony : qu’en est-il de Super Smash Bros Ultimate ? Le combattant de Nintendo a été le jeu le plus populaire du tournoi en 2019, et avec le rachat de EVO par Sony, l’un des concurrents directs de Nintendo, l’avenir de Mario et ses compères reste incertain. Quoi qu’il en soit, il y a fort à parier que l’EVO perdrait en popularité si Super Smash Bros venait à disparaitre de l’affiche.

Copyright visuel : Robert Paul – EVO