David Bowie, le visage d’une révolution musicale et identitaire

David Bowie, icône du glam rock, a laissé un trou béant dans le monde de la musique depuis sa mort en 2016. Plus qu’un artiste, Bowie représente à lui seul les tumultes de toute une génération. Ce dimanche soir, La Trois rend hommage à cette légende de la musique en diffusant les documentaires 'David Bowie, les cinq dernières années' (20h40) et 'Legends: David Bowie' (22h05).

La révélation Ziggy Stardust

Bowie, de son vrai nom David Jones, débute dans la musique avec un groupe de rock. Il lui faudra travailler avec plusieurs groupes pour réaliser que son talent s’exerce mieux lorsqu’il brille en solo. Son personnage va se construire au fur et à mesure de ses explorations musicales, mais aussi et surtout grâce à la découverte de la danse, de la commedia Dell’arte et du mime. Son premier succès, il le doit au single "Space Oddity", dans lequel il explore rock et folk. Ses prochains disques mobilisent son côté androgyne à travers divers costumes, jusqu’à la naissance du personnage de Ziggy Stardust, cet extra-terrestre descendu sur terre pour devenir une icône du rock. Et c’est précisément ce que Bowie a représenté dans la culture musicale de l’époque : un ovni, un avant-gardiste, un véritable révolutionnaire. Il enchaîne les concerts théâtraux et choque l’opinion publique autant qu’il la façonne. 

L’icône des minorités sexuelles

Les spéculations sur la sexualité de Bowie allaient bon train, alors que ses productions musicales et visuelles laissaient peu de place à l’interprétation. C’est finalement en 1972 qu’il signe son coming out, ouvrant la voie pour toute une communauté de s’affirmer et d’être représentée. Pour beaucoup, Bowie marque une nouvelle ère sexuelle, celle de la libération LGBTQI+. Pionnier dans la musique, il l’est sans aucun doute au niveau social et culturel. Il marque la liberté d’avoir l’identité que l’on souhaite dans une société des années 70 encore peu ouverte à la différence. Représentant du glam rock, il est à l’intersection à la fois entre deux genre musicaux, visuels et vestimentaires, mais aussi deux mouvements de société : il invite à dépasser les limites du genre. Ses looks, de Rebel Rebel à Hunky Dory, en passant par Aladdin Sane, relèvent plus que de la mode : ils sont aussi politiques. Une versatilité qui lui doit, à juste titre, le surnom de "caméléon". 

Musicien, acteur, artiste

Outre sa musique, c’est aussi au cinéma que Bowie a marqué une transition sociale et identitaire. Son premier rôle important, dans 'L’homme qui venait d’ailleurs', cristallise le personnage de Ziggy Stardust. Il explorera ensuite d’autres horizons cinématographiques, si bien qu’il a tourné au total plus d’une vingtaine de films. Devant la caméra, il explore plusieurs facettes de sa personnalité à travers des personnages tous plus particuliers les uns que les autres : Andy Wharol (Basquiat, 1996), Ponce Pilate (La dernière tentation du Christ, 1988), un vampire (Les prédateurs, 1983), un prisonnier homosexuel (Furyo, 1983), ou encore le Roi des Gobelins (Labyrinthe, 1986). Ces 1001 visages font de Bowie une influence multiple sur la pop culture, mais aussi un artiste complet et très regretté.

Replongez-vous dans le parcours et l'univers de David Bowie devant 'David Bowie, les cinq dernières années' (20h40) et 'Legends: David Bowie' (22h05) ce dimanche soir sur La Trois.

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