Après ses déboires judiciaires en France, en Belgique notamment, EA Sports est victime d’un nouveau procès. Trois joueurs reprochent en effet à l’éditeur de FIFA l’utilisation de scripts dans le but d’augmenter de manière illicite la difficulté du jeu, et ainsi gonfler les ventes de ses packs dans le mode Ultimate Team.

L’affaire oppose l’éditeur de jeu Electronic Arts à trois joueurs de son jeu FIFA, Jason Zajonc, Danyael Williams et Pranko Lozano. Ces trois derniers ont présenté à la cour californienne les différents faits qu’ils reprochent à l’éditeur et qu’on pourrait résumer par “l’utilisation de pratiques trompeuses et de fausses publicités” pour augmenter les ventes dans le mode Ultimate Team. Les jeux NHL, Madden et FIFA sont concernés.

Plusieurs technologies avancées sont en effet mises en avant par les joueurs et permettraient au jeu d’adapter la difficulté de manière différente et dynamique en fonction du joueur, des matchs joués, des cartes achetées, etc. Ce que les plaignants mettent en avant, c’est qu’au delà de la présence de tels scripts dans le jeu, si celle-ci a été prouvée, aucune communication de la part d’EA n’a été faite à ce sujet. Comme on peut le lire dans le procès verbal de l’affaire :“A l’insu de la plupart… EA utilise des technologies telles que la ‘Dynamic Difficulty Adjustment’ et ‘Adaptive Difficulty‘”

L’utilisation de tels logiciels est devenue une affaire commune dans les jeux vidéos. Ce genre de programme permet en effet à un éditeur de jeu de proposer le même jeu à des niveaux de difficulté différents et de proposer une expérience personnalisée du jeu, sans pour autant modifier complètement le jeu en question. Ce qui est plus questionnable en revanche, c’est l’utilisation de ce programme dans un mode de jeu où les performances des joueurs présents sur le terrain sont censées être alignées à un niveau bien précis.

Dans le cadre du mode de jeu FUT, un joueur qui reçoit une carte notée 90 s’attend donc à voir son joueur performer comme s’il était noté 90. Or, avec l’utilisation de ces logiciels, EA rend ces mêmes joueurs moins performants que ce que la note de 90 pourrait le laisser penser.

“De plus, en raison des mécanismes d’ajustement de la difficulté, les joueurs continuent d’être manipulés pour acheter plus de packs de joueurs qu’ils ne le feraient autrement”. Ce constat étant fait, on comprend que la croyance qui porte à penser que le fait d’avoir des joueurs mieux notés augmentera sensiblement leur chances de gagner des matchs en mode Ultimate Team, est quelque peu bousculée.

Selon le même procès-verbal et selon les plaignants, l’utilisation de ces technologies pousserait les joueurs à vouloir investir de plus en plus dans les loot boxes, afin d’obtenir des cartes de plus haut niveau. La firme est donc aussi attaquée pour “fausse publicité et pratiques trompeuses”.

Ce n’est pas la première fois que l’éditeur est attaqué pour son système de lootboxes et son mode de jeu FUT. Rappelez-vous, il y a quelques années, l’état belge avait attaqué EA en justice concernant son système de micro-achats ingame.

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