Dimanche soir, Roberto Martinez dirigeait notre équipe nationale pour la 50e fois. Après des débuts hésitants contre son pays natal, l'Espagne, il y a un peu plus de quatre ans, à peu près tous les observateurs se sont mis d'accord: Martinez est le coach idéal pour la génération dorée des Diables Rouges.
Dimanche 15 novembre à 20h45 au stade Den Dreef de Louvain, l’arbitre Danny Makkelie donne le coup d’envoi de la 50e de Roberto Martinez comme sélectionneur national. Une frappe de Youri Tielemans et un magnifique coup franc de Dries Mertens, deux joueurs qui ont beaucoup gagné en maturité sous la houlette de l'entraîneur espagnol, permettent aux Belges de signer une victoire clinique contre l'Angleterre. La voie vers le Final Four semble toute tracée, bien que la débâcle contre la Suisse d’il y a deux ans doit inciter tout le monde à la prudence.

Renouveau tactique

Lorsqu'il a rejoint les Diables Rouges il y a un peu plus de quatre ans, pas mal de supporters ont dû consulter Wikipédia pour savoir qui était exactement ce Roberto Martinez. La tâche la plus importante du successeur de Marc Wilmots fut d’ajouter une dimension tactique à la supériorité technique des Diables afin de pouvoir ambitionner un trophée.

Pour son premier match contre l'Espagne, Martinez avait opté pour un classique 4-2-3-1. Mais les Diables sont surclassés pendant 90 minutes par les Espagnols, qui repartent à Madrid avec une victoire sur le score de 0-2. Par la suite, le sélectionneur a fait progressivement évoluer son système vers un 3-4-3 qui peut glisser vers un 3-4-2-1 ou un 3-5-2 selon l'adversaire et les circonstances. Le début d'un très beau parcours.

Des statistiques impressionnantes

L'entraîneur national est loué un peu partout pour son professionnalisme et ses qualités de gestion de groupe. Il réussit comme personne à former une équipe soudée, où chacun est prêt à aller au charbon pour l’autre. Sous la direction de l'Espagnol, Big Rom n’en finit plus de marquer (38 buts en 36 matchs), tandis que Dries Mertens est passé d’un statut de remplaçant de luxe à pion essentiel de l'équipe de base.

Martinez présente également des statistiques étonnantes. En 50 matches à la tête des Diables, son équipe s'est imposée pas moins de 39 fois, a fait 7 nuls et n'a perdu que 4 fois, ce qui représente une moyenne de 2,48 points par match. Ses joueurs inscrivent un peu moins de 3 buts par match (149 buts au total) en moyenne, pour seulement 39 buts encaissés. La seule chose qui manque à son palmarès est un trophée. Rendez-vous le 10 octobre 2021? Même si une victoire à l’Euro quelques mois plus tôt aurait bien sûr une tout autre saveur...