Comment les Chicago Bulls et les Cowboys de Dallas ont tenté d’attirer Carl Lewis

Aujourd’hui, 1er juillet, la légende de l'athlétisme Carl Lewis fête son 59e anniversaire. Les amateurs de sport se souviennent de l'illustre carrière de King Carl. Mais en 1984, sa vie aurait pu prendre un tout autre tournant.

Carl Lewis compte un prodigieux palmarès: 9 médailles d'or aux Jeux olympiques, 4 titres olympiques consécutifs au saut en longueur et 8 titres mondiaux. Dans les années 80, King Carl était presque imbattable sur 100 et 200 mètres et au saut en longueur. Et pourtant, il aurait pu passer à côté de cette carrière en 1984. 

Des choix optimistes à la draft

Cette année-là, Lewis se fait un nom lors des tout premiers championnats du monde d'athlétisme à Helsinki en remportant trois médailles d'or. À l'approche des JO de Los Angeles, tout les yeux sont rivés sur la nouvelle sensation du sprint mondial. Les Etats-Unis comptent sur leur fusée pour ramener des breloques dorées.

Même la NBA et la NFL sont sous le charme du jeune Lewis. Les deux ligues jettent leur dévolu sur la nouvelle pépite américaine lors de leur draft annuelle. En NBA, ce sont les Chicago Bulls qui choisissent le sprinteur, en tant que 208e choix (après avoir déjà drafté Michael Jordan au premier tour). Deux mois plus tôt, la franchise de football américain des Cowboys de Dallas avait fait de même en NFL. 

Des choix optimistes, vu que Carl Lewis n’avait jamais pris un ballon de basket ou de football américain en mains. Mais Dallas, en particulier, pense qu’il y a une opportunité à saisir. Il faut dire que les Cowboys avaient déjà réussi pareil coup vingt ans plus tôt, en attirant le sprinteur Bob Hayes, qui fut une révélation au poste de receveur.

Malheureusement pour eux, Lewis est resté catégorique: « Selon moi, c'était juste une façon d’attirer l’attention sur la draft. ‘Choisissons Carl, il ne mordra de toute façon pas à l’hameçon’», estimera plus tard le sprinteur.

Les Cowboys tentent le tout pour le tout

Et pourtant, les Cowboys de Dallas continuent d’insister fortement. Ils essayent de séduire le sportif lors d’une entrevue: «nous ne savons pas si tu pourras participer pleinement au projet, mais pourquoi ne pas tenter ta chance?», argumente le manager de l’équipe Tex Schramm. Mais le problème réside dans le fait que Carl Lewis gagne déjà beaucoup plus d'argent en tant que sprinter qu'il ne pourrait le faire en NFL.

Dès lors, King Carl décline gentiment la proposition et, quelques mois plus tard, il casse la baraque aux Jeux de Los Angeles. Il accroche quatre médailles d’or à son coup: 100 mètres, 200 mètres, 4x100 mètres et saut en longueur. 

Les années suivantes, son armoire à trophées accueillera encore d’autres médailles d’or olympiques et titres mondiaux. À la fin de sa carrière, il est élu « sportif du siècle » par le Comité international olympique et « olympien du siècle » par le magazine sportif américain Sports Illustrated.

Toutefois, la curiosité nous pique. King Carl aurait-il eu une carrière aussi légendaire en NBA ou en NFL? Imaginez, un duo Lewis-Jordan sur le parquet des Chicago Bulls… Cela laisse rêveur. 

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