Quatrième soirée des huitièmes de finale aller sur Proximus TV avec l'entrée en lice de trois prétendants au titre suprême. L'inamovible Real, club le plus titré de la Ligue des Champions avec 13 victoires, affronte Manchester City qui rêve d’un sacre. Et la Juve, se déplace à Lyon dans la peau d’un très net favori.
 
Real Madrid - Manchester City, le choc des titans
 
C'est sans doute LE match du programme de ces huitièmes: un sommet entre le Real de Zidane et le Manchester City de Guardiola. Si le Real est le club le plus titré de l'histoire des Coupes d'Europe, ayant atteint quatre des six dernières finales, City n'a atteint les demi-finales qu'à une reprise, en 2015/16, éliminé alors par des Merengues qui filaient vers leur 11e titre. Cette saison, les Anglais sont sortis invaincus du Groupe C alors que Madrid devait se contenter de la deuxième place du Groupe A.
 
La sanction infligée aux Citizens pour les deux prochaines saisons, prononcée par l'UEFA, rajoute encore un peu de pression sur les épaules du club anglais, qui n'a jamais remporté la C1, malgré le carnet de chèques très généreux de son propriétaire. Pour City, c'est sans doute la dernière chance avant longtemps.
 
Guardiola a été clair au micro de Sky Sports: "Si nous ne gagnons pas face à Madrid, le président ou le directeur sportif viendra me voir pour me dire: ce n'est pas suffisant, nous voulons la Ligue des champions, nous vous virons".
 
Du côté de Madrid, la nouvelle blessure d'Eden Hazard, qui devrait le priver de terrain pour au moins deux mois, altère la confiance des fans qui rêvent de la "Decimocuarta", la 14e C1 de l'histoire du club.
 
D’autant que sur papier, Manchester City reste parmi les meilleures équipes du monde, avec des cadres comme Sergio Aguero, Kevin De Bruyne, Bernardo Silva ou Raheem Sterling. En défense, le retour d'Aymeric Laporte, pourrait constituer un plus.
 
Du côté du Real, le début du deuxième mandat de Zinedine Zidane au Santiago Bernabeu a été plutôt décevant, mais les Merengues retrouvent progressivement leurs marques avec l'entraîneur qui les a conduits à trois titres historiques consécutifs en Ligue des champions.
 
Malgré la régularité de Thibaut Courtois et de Karim Benzema qui a porté l'attaque du club en l'absence d'Eden Hazard, les Madrilènes ont un problème de créativité cette saison. Kroos, Casemiro, Modric, … Zizou cherche encore le bon équilibre dans le triangle au cœur de son jeu. Isco a retrouvé sa forme mais les jeunes Brésiliens Rodrygo et Vinicius Junior sont certes doués, mais irréguliers. Et Gareth Bale n’est plus que l'ombre de lui-même.
 
Les chiffres:
Madrid n'a gagné que trois de ses neuf derniers matches européens disputés à domicile (3 nuls, 3 défaites) mais n'a été battu que quatre fois lors de ses 49 derniers matchs de Champions League disputés à domicile (37 victoires).
 
Les Belges concernés :
Eden Hazard (blessé), Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne
 
 
Olympique Lyonnais - Juventus, du billard pour la Vieille Dame?
 
Le duel entre la Vieille Dame et l’OL passe pour l’un des plus déséquilibrés de ces huitièmes de finale de la Ligue des Champions. L'Olympique Lyonnais retrouve en effet une équipe de la Juventus qu'il n'a jamais battue à ce jour. Lyon a terminé deuxième du Groupe G avec 8 points, soit un de plus que Benfica et le Zenit. Les Bianconeri ont remporté 5 de leurs 6 matches du Groupe D, pour terminer avec 6 points d'avance sur leur dauphin. Seul accroc : un nul 2-2 concédé sur le fil à l'Atlético de Madrid lors de la première journée.
 
Comme l'a reconnu Rudi Garcia, l'entraîneur des Gones, interrogé par le Corriere dello Sport : "Pour Lyon c'est une belle occasion. Passer le tour serait un véritable exploit. Surtout sans Memphis Depay, qui est notre Ronaldo. Imaginez la Juve sans Ronaldo, toutes proportions gardées."
 
En Ligue 1, Lyon n'a gagné qu'un seul de ses cinq matches en février et le club se traîne à la 7e place du classement général. Les Bianconeri connaissent, eux aussi, quelques passages à vide en Serie A avec deux défaites en février (à Naples et à l’Hellas Vérone) et des prestations moins convaincantes qu’à la fin de l’automne. Mais la Juventus, comme toutes les grosses écuries, sait que sa saison commence véritablement fin février-début mars.
 
Avec Cristiano Ronaldo et Paulo Dybala, l'attaque de la Juve est redoutable et le noyau turinois reste impressionnant même sans Douglas Costa, blessé à la cuisse. La formation dirigée par Maurizio Sarri est vraiment très solide avec les Higuain, Bonucci, Matuidi et autres Pjanic (un ancien Lyonnais).
 
Pour Jürgen Klopp, qui sait de quoi il parle, la Juventus est la candidate numéro un à la succesion de Liverpool cette saison. "Avant que ne débute la saison, la Juve était mon équipe favorite pour remporter la Champions League. Mais honnêtement, je ne regarde pas assez le championnat italien parce que je ne comprends pas pourquoi comment elle n’a pas 10 points d’avance en tête du classement"
 
Les chiffres:
Le club français a perdu ses trois derniers matches en huitièmes (et six de ses sept confrontations à ce stade) et n'a plus atteint les quarts de finale depuis 2009/10. De son côté, la Juve ne s'est plus inclinée en 8es de finale depuis 2015/16, seule défaite de ses six dernières rencontres à ce stade de la compétition
 
Les Belges concernés:
Jason Denayer
 
Mercredi 26 février – 21h00
 
Real Madrid - Manchester City
Lyon – Juventus
 
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