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Ces groupes et artistes belges à suivre en 2020 !

Nous voilà dans la seconde moitié de 2019. L’heure est donc venue de jeter un coup d’œil aux groupes et artistes qui devraient exploser en 2020. Première constatation : la Belgique est une terre fertile et le choix est large. Il y a du talent chez les jeunes (et parfois moins jeunes) musiciens du royaume et 2020 pourrait être leur année. Mode boule de cristal activé !

Pink Room : une fougue toute particulière !

Pink Room : une fougue toute particulière ! © Stephen Vercaemer

Quelle est la durée idéale d’une chanson ? Celles de Pink Room ne dépassent pas 3 minutes. C’est parfaitement calibré et magnifiquement mixé, quel que soit le titre de ce trio. Le groupe était présent aux dernières Gentse Feesten au Muziekcentrum Kinky Star et a donné tout ce qu’il avait. Sobre, crasseux, tranchant… bref, un véritable coup de poing dans la figure. Leur EP sorti en 2018 a été très apprécié et leur premier album, « Zum Kotzen », a vu le jour en 2019. Soyons clair, Pink Room ne propose pas une musique d’ambiance… mais avec « Wasted », il a trouvé le prélude idéal pour percer. En 2020 ? Il sera forcément présent. Au fait, le chanteur Bart C est le frère de Frank Black. Pixies, ça vous dit quelque chose ? 

Miss Angel est-elle réellement angélique ?

Miss Angel est-elle réellement angélique ? © BELGA

Qui peut le dire ? Miss Angel fait partie, avec Martha da’Ro et Blu Samu, de ces jeunes femmes qui s’imposent sur la scène urbaine. 2018. La chanson « Ghetto Supastah » sort de nulle part et décolle immédiatement. Plusieurs milliers de vues en très peu de temps. Entre-temps, Miss Angel a joué sur la scène Niveau 4 XXL de Couleur Café et a sorti son EP « Ghetto Miami », un disque très apprécié. Elle déclarait récemment au magazine HUMO : « MC Lyte, Missy Elliott, Lil’ Kim, Lisa "Left Eye" Lopes (…) sont toutes des filles un peu sauvages qui ont beaucoup influencé mon style. J’ai aussi commencé à m’habiller à l’ancienne, très baggy. Et en voyant ce que faisaient Blu, Martha chez Soul’Art ou encore Coely, l’envie de rapper a commencé à me démanger. » Et maintenant, elle est près de côtoyer les plus grandes. 

Children of the Palace : une pop noire accrocheuse

Children of the Palace : une pop noire accrocheuse © COTP

Children of the Palace, COTP en abrégé, est né à l’initiative de Matthias Dedeygere, un châtelain épicurien. Il est aussi quelque peu mystérieux et tout le monde est fasciné par le mystère… on en a besoin ! « WatchOut » : c’est le nom du premier single extrait de son album à venir. COTP a déjà fait la première partie de SX au OLT, laissant le public avec un sentiment de qu-est-ce-que-c-était-que-ça-on-en-veut-plus. Aujourd’hui, COTP est prêt à franchir un palier. Son style ? De la pop éclectique avec une touche de dance et un brin d’exotisme. « We are all Children. Players. Poets. Painters. Dancing to the beat of life. The art of living. Seeking the Self, the Palace within. Where love is forever and stories begin... ». L’histoire peut commencer. 

Whorses : hargne, passion et puissance

Whorses : hargne, passion et puissance © Whorses

Au début de cette année, Whorses sort le titre « Rocky ». Une super chanson et un super clip qui parleront à tous les étudiants baptisés à travers le monde. Pourquoi ? Regardez par vous-même. Ce Courtraisien est intelligent, sa musique sonne fort et avec sa guitare, il peut abattre tous les murs (oui, même le tien, Donald). Sa chevelure ferait pâlir Moïse d’envie. Harry Descamps met le feu : à Sonic City en 2018, il avait fait forte impression (notamment parce qu’il avait lancé ses chaussures dans le public) et prouvé qu’il était prêt. C’est du rock violent, mais c’est bien plus que cela. Have You Seen Bob ? Bob est allé pinter au bar. 

Bluebird : de jeunes premiers, mais des âmes mûres

Bluebird : de jeunes premiers, mais des âmes mûres © Michel Goessens

On dit parfois que le blues ne peut être joué que par de vieux imbéciles avec des bleus à l’âme. Bluebird prouve que ce n’est pas nécessairement vrai. Ils jouent sans cesse. Consultez leur agenda de concerts et vous vous direz : « Incroyable, ces gars jouent partout ». Presque partout, en effet. C’est particulièrement vrai pour le batteur Natan Goessens qui a également rejoint Neal Black & The Healers voici quelques mois, une institution dans le monde du blues. Sans avoir eu le temps de se poser, il est de retour derrière la batterie de Bluebird. Ce groupe propose des chansons habitées avec des solos à l’harmonica qui nous ramènent au temps où le blues constituait une manière de voir la vie avec des références à Walter Horton, Sonny Boy Williamson 1 et 2, George Harmonica Smith, James Cotton et Little Walter. À écouter absolument ! 

Teen Creeps : du rock gantois, baby

Teen Creeps : du rock gantois, baby © Teen Creeps

Ils ont reçu quatre étoiles pour leur premier album « Birthmarks » sorti en 2018. Forts de ce premier bulletin plus qu’encourageant, les membres du groupe Teen Creeps sont partis pour une tournée qui les mènera en 2020 et même au-delà. Vous avez peut-être le sentiment d’avoir déjà vu le batteur de Teen Creeps quelque part. Il s’agit de Ramses Vandeneede, le chanteur du groupe Hypochristmuttfreefuzz. Teen Creeps, c’est du rock indépendant qui fleure bon les années 90 et s’épanouit dans une atmosphère étouffante, ce qui rend les concerts uniques. Où peut-on les voir ? Un peu partout. Le groupe est passé par les Pays-Bas et se lance maintenant à la conquête du reste du monde. À ses débuts, on a pu lire un article disant (via Dansende Beren) : « Musicalement, ces chansons nous semblent familières. Teen Creeps n’est pas le premier groupe qui tente de remettre les années 90 au goût du jour et de réfréner des sentiments négatifs sous un déluge de son. Mais ça nous plaît ». Eh bien, à nous aussi ! 

Tundra : Róisín Murphy à la sauce gantoise

Tundra : Róisín Murphy à la sauce gantoise © Daniil Lavrovski

Charlotte Caluwaerts chante également au sein de Rheinzand et était l’une des voix de l’éphémère groupe The Happy. Avec Tundra, elle revient au premier plan. C’est dance, c’est pop, mais c’est surtout très bon. Si la musique était un lac, il ne serait pas utile d’apprendre à Charlotte Caluwaerts à nager. Dotée d’une voix sublime, cela fait déjà un moment que l’on peut l’admirer du ponton. Grâce à Tundra, elle semble avoir trouvé sa voie. Avec Reinhard Vanbergen (son compagnon à la vie comme à la scène), elle est en très bonne compagnie. Dans un récent entretien accordé au magazine Knack, elle évoquait son rapport avec Róisín Murphy : « J’avais besoin d’un point d’ancrage (…) Les grandes musiciennes auxquelles je me référais, comme Dolly Parton ou Debbie Harry, appartiennent au passé. Et puis j’ai trouvé Róisín Murphy ! Elle est un peu plus âgée que moi, elle fait les choses comme elle le sent et elle les fait plutôt bien. Avoir 31 ans et faire de la pop sur laquelle on peut danser, c’est parfait ! ».

Masai JR. : hip-hop hourra

Masai JR. : hip-hop hourra © Masai Jr.

Masai Jr., voilà le nom de scène plutôt cool choisi par l’Anversois Junior Van Gremberge, il y a 14 ans déjà. Avec autant d’expérience (il compte plus de 10 000 heures de pratique), il ne lui manquait plus qu’à trouver le tremplin qui le propulserait vers les sommets. Et lors du concours De Nieuwe Lichting organisé par Studio Brussel, sa chanson « Pegasus » a conquis le jury. Deux ans se sont écoulés depuis lors et Masai Jr. les a mis à profit pour poursuivre sa percée. Son dernier titre « D.O.A. », publié sur YouTube, est un sacré morceau. La tempête Masai Jr. ne devrait pas tarder à déferler. 

Lili Grace : de l’élégance, elles n’en manquent pas

Lili Grace : de l’élégance, elles n’en manquent pas © Tina Herbots

Le groupe est sur le point de sortir son premier album. Il n’est jamais trop tôt ! Ce duo est originaire de Ham. Elles sont sœurs. Chercher le salut dans l’ombre de sa sœur jumelle et créer une musique pour la lumière qui s’infiltre dans les interstices de la vie. On y retrouve une atmosphère particulière. Beats industriels, violoncelle, synthé et deux voix. Il n’en faut pas plus pour créer un univers. Des spectateurs ont affirmé après un concert : « Ah oui, c’est la Terre, on n’est donc pas sur une autre planète », avant de s’enfoncer dans la nuit, quelque peu orphelins. Lili Grace. C’est intense, prenant : tenez-les à l’œil ! 

Martha Da’ro : le monde est son village

Martha Da’ro : le monde est son village © Yaqine Hamzaoui

Martha Da’ro n’est pas une inconnue. Elle jouait le rôle principal du film « Black » et elle est prête à conquérir le monde, c’est elle-même qui le dit. Enthousiaste et ambitieuse. Ses partenaires ? Salomé « Blu Samu » Dos Santos, Brihang et Dvtch Norris. Martha da Rossa Canga Antonio. Un nom magnifique qui lui va à ravir. « Black » n’était qu’un détour (une gourmandise créative ?) car son véritable moteur, ce qui la fait vivre, c’est la musique. Elle sort un EP, « Cheap Wine & Paris » (un titre inspiré par un casting à Paris) et le public est sous le charme. Soul, hip-hop et funk, avec à la fois de l’élégance et de la fragilité. « Summer Blues » montre à quel point Da’ro en a encore sous la pédale. C’est unique, chaud, nonchalant et saisissant ! 

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