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Les 10 meilleurs batteurs et percussionnistes de Belgique

Les 10 meilleurs batteurs et percussionnistes de Belgique © Wikimedia

« Il n’y a pas de bon groupe sans bon batteur », c’est en tous cas ce qu’a déclaré un jour Arno Hintjes. Avait-il raison ?

Si vous posez la question à un batteur, il vous répondra « oui » sans la moindre hésitation. Si un groupe perd le tempo, il perd en effet sa musique. Et dans notre pays, les batteurs et percussionnistes de talent ne manquent pas. On connaît bien sûr les grands noms comme Stéphane Misseghers (dEUS, Soulwax), Mario Goossens (Triggerfinger) et Michael Schack (qui officie dans son groupe et dans beaucoup d’autres). Ce sont des pointures, mais dans ce dossier, nous avons décidé de mettre également en lumière d’autres talents belges.

Frederik Van den Berghe

Frederik Van den Berghe © Swing Paradise

Frederik Van den Berghe a gagné ses lettres de noblesse depuis plusieurs années déjà. À première vue, son visage n’est pas des plus célèbres, mais il a entre autres joué avec PJDS, Arno et Admiral Freebee. Il est particulièrement réputé dans le jazz et le blues. Il est de la vieille et bonne école. Il a en effet appris son métier avec des vieux de la vieille. Il s’est un jour exprimé à ce sujet dans Poppunt : « Je dois beaucoup à la collection de disques de mon père qui écoutait beaucoup de jazz de La Nouvelle-Orléans dont Kid Thomas, Kid Ory, Professor Longhair, etc. Et comme beaucoup d’autres batteurs, j’ai commencé en tapant sur des boîtes en carton. J’ai donc baigné dans ce jazz de La Nouvelle-Orléans dès mon plus jeune âge, mon papa m’a très vite emmené voir des concerts et cela a joué un grand rôle dans mon développement musical. Ce style de musique a en quelque sorte infusé en moi dès le début ». 

Stoy Stoffelen

Stoy Stoffelen © Onbekend

Ce grand monsieur vient de fêter ses 65 ans. Son nom est indéfectiblement associé à celui de Raymond Van het Groenewoud, car il a marqué de son talent de batteur la plupart de ses hits. Son véritable nom est Werner Stoffelen, mais tout le monde l’appelle Stoy. Il a par ailleurs longtemps participé au Notenclub, une émission musicale de la VRT. Aujourd’hui, il continue de jouer (bien entendu) et collabore avec un groupe qui reprend des classiques de la musique flamande et néerlandaise. Il accompagne aussi Wouter Berlaen, Jan De Smet of Lazy Horse. 

Kobe Proesmans

Kobe Proesmans © Poppunt

Kobe Proesmans est le cofondateur de Wawadadakwa, Belgian Afro Beat Association et Obatala. Il a notamment joué avec Zita Swoon, El Tattoo Del Tigre, Tony Allen et Gabriël Rios. Quel homme ! Quel percussionniste ! Quel batteur ! Il a créé The Colorist Orchestra, un orchestre de 8 musiciens, avec Aarich Jespers. Ensemble, ils ont cherché de nouveaux arrangements et de nouveaux timbres pour la musique populaire et ils ont utilisé des instruments peu orthodoxes. The Colorist Orchestra a collaboré avec Nagano, Cibelle, Emiliana Torrini et Lisa Hannigan. Kobe Proesmans se décrit lui-même comme un percussionniste inventif, quelqu’un qui cherche systématiquement le son dont un morceau a besoin. Il utilise des centaines d’instruments différents, petits ou grands. Un passionné ? On peut le dire. 

Karel De Backer

Karel De Backer © Jackobont

Actuellement, Karel De Backer joue avec Ertebrekers, Dead Man Ray et Kapitein Winokio… Mais cet artiste a de multiples talents. Karel de Backer, que le magazine OOR a baptisé maître-batteur, a terminé ses études à l’école Jazz Studio à la fin des années 90. Il fonde ensuite le ‘t Hof van Commerce avec Kowlier et Buysse. Il accompagne aussi des groupes de jazz, de funk, de hip-hop et de stoner rock et joue avec Kowlier, Gabriel Rios, Hannelore Bedert, Riet Muylaert, Novastar. Costaud et persévérant, il possède toutes les qualités d’un bon batteur. 

Bram Vanhove

Bram Vanhove © Bram Vanhove

C’est le batteur de Coely, blackwave., Dvtch Norris et Collective Conscience. « Je suis un fou qui cherche ce que ses idoles utilisent comme matériel et je commande ensuite exactement la même chose. » Et il y en a beaucoup ! « Le plus difficile en tant que musicien de studio, c’est de savoir jusqu’où on peut aller. Vous êtes un membre important d’un groupe, mais vous n’avez aucun pouvoir sur les aspects qui ne vous concernent pas. Ce n’est pas toujours simple, j’ai parfois tendance à dire : "peut-être devrions-nous attaquer les choses de telle façon". Mais bon, ils sont les artistes et je suis le batteur », expliquait-il il y a quelque temps. Seulement le batteur ? Non, Bram Vanhove est l’un des leaders de sa génération. Gardez un œil sur lui, il en vaut la peine ! 






Stefanie Mannaerts

Stefanie Mannaerts © Sjockrock

Elle a grandi dans le magasin de son grand-père Leo Caerts à Leuven et s’est vite installée derrière une batterie. Elle a fait ses premiers pas avec The Spectors, mais c’est avec Brutus qu’elle a franchi un palier. Dans une interview accordée à Tim F. Van der Mensbrugghe, elle déclarait : « Je le sens : il faut que je me mette à la batterie maintenant. Cet instrument s’adresse aux instincts primitifs. Je n’ai peut-être aucun talent pour la batterie, mais c’est pour moi le meilleur instrument du monde. Je ne peux pas l’expliquer, c’est magnétique. Pour une femme, je n’ai pas véritablement de subtilité. Je peux jouer de la batterie pendant des heures, mais si je joue de la guitare pendant 10 minutes, j’ai directement des crampes. » 

Karen Willems

Karen Willems © Inside Jazz

Petite fille, Karen Willems était majorette dans la fanfare de son village. Mais plutôt que le bâton de majorette, elle préférait manier la baguette d’un tambour. Elle a joué entre autres avec Mauro, Jan Swerts, Zita Swoon Group, Eric Thielemans et Novastar. Karen Willems a aussi monté son propre projet musical intitulé INWOLVES. « J’aime l’engagement physique, le contact avec l’instrument. Le corps et le son sont en communion. Chercher une tension particulière, se défouler, jouer en rythme, trouver le tempo, la dynamique, etc. La batterie et les percussions en général, c’est vraiment mon truc. » 

Jeroen Stevens

Jeroen Stevens © Patrick Van Vlerken

Marqué par la vie et passionné. Jeroen Stevens, c’est la force tranquille, le moteur de Gruppo di Pawlowski notamment. Avec un style qui lui est propre et une envergure qui lui permet d’aller du jazz extrême à la pop. Il a décroché son diplôme de percussion classique et de musique de chambre au Conservatoire Royal flamand à Anvers et s’est ensuite fait un nom dans la musique improvisée et sur la scène pop. Il joue et a joué dans des groupes comme I Love Sarah, Gruppo di Pawlowski et Laïs. Il est par ailleurs percussionniste au sein d’Ultima Vez et participe à d’autres projets musicaux actuels (Fritzi und Heidel, Besides).   

Lander Gyselinck

Lander Gyselinck © Annie Boedt

Jeune, plein de fougue et naturellement doué. Lander Gyselinck respire la batterie et transpire les percussions par tous les pores. STUFF. BeraadGeslagen. LABtrio. Voici quelques-uns des nombreux projets auxquels il prête ses talents de batteur. Volontaire, explorateur et toujours prêt à se remettre en question. Faire des expériences ne l’effraie pas, il a ainsi raconté au Slagwerkkrant : « J’ai jadis testé des sons pendant une semaine que l’on peut obtenir en laissant tomber une chaîne sur un tambour. Mais aussi des choses très techniques comme les volumes. Si sur un groove particulier vous maintenez le volume du roulement de tambour stable, ce qui ne semble pas naturel à l’oreille, vous obtenez un effet très mécanique. C’est en réalité l’inverse du groove de James Brown où le roulement donne un effet joliment organique. Et si vous amortissez le contact avec la batterie, vous obtenez une courbe délirante comme on en trouve souvent dans le hip-hop ». 

Dré Pallemaerts

Dré Pallemaerts © Cees Van de Ven

55 ans au compteur et plus de 30 années passées sur la scène jazz internationale. Dré Pallemaerts a joué avec des musiciens aussi prestigieux que Toots Thielemans, Joe Lovano, John Scofield, Bob Brookmeyer, Philip Catherine, Kenny Wheeler, Norma Winstone, Tom Harrell, Art Farmer, James Williams et Ernestine Anderson. Il donne des cours au CNSM à Paris et au Lemmensinstituut à Leuven. Il est par ailleurs un ingénieur du son de talent et compositeur de musique électronique. Il est membre du sextet Belmondo-Yusef Lateef, du quintet Belmondo, du quartet Bert Joris, du quartet Baptiste Trotignon-David El Malek, du sextet Andy Scherrer, il a joué sur le disque « Let’s Call Ed » d’Erwin Vann, dans le quartet Robin Verheyen et dans le trio Bill Carrothers. Actuellement, il accompagne Melanie di Biasio.

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