Initiation au gothique : vous avez envie de découvrir le gothique ? Voici les dix albums incontournables à avoir chez soi !

Initiation au gothique : vous avez envie de découvrir le gothique ? Voici les dix albums incontournables à avoir chez soi !

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Sombres comme la nuit, les gothiques déambulent en ce bas monde à la recherche d’une musique qui les séduit et les émeut. Dans leur quête, ils rencontrent des mélodies sombres et des textes empreints d’une grande intensité. Si vous avez envie de découvrir le gothique, ne manquez pas ces dix albums.

Within Temptation - Mother Earth

Within Temptation - Mother Earth

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Gothic rock, nous avons découvert ce groupe néerlandais grâce à son passage lors du festival Rock Werchter en 2002, où il a signé une magnifique prestation. À l’époque, le groupe existe depuis 8 ans et compte déjà une foule de fans. Son premier album, intitulé « Enter », comprend principalement du gothique et du doom metal qui se renforcent mutuellement. Cet album rencontre un immense succès grâce à la patte de la chanteuse Sharon den Adel (quel coffre) qui se sait soutenue par un groupe qui collectionne surtout les riffs de guitare puissants, est influencé par de la musique celtique et offre un spectacle époustouflant en live, avec des feux d’artifice et des images de film. L’aspect gothique revêt des formes différentes à chaque album : leur dernier opus « Resist » (2018) propose un arrangement riche et est davantage teinté rock et metal. Si cela existait, il s’agirait d’un « gothic moker ». Le tube le plus connu du groupe : « Ice Queen », de l’album « Mother Earth » (2000).  

Epica - The Phantom Agony

Epica - The Phantom Agony

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Tout comme leurs collègues de Within Temptation, les membres du groupe Epica sont originaires des Pays-Bas et c’est une femme qui tient le micro : Simone Simons. Il ne s’agit pas de gothique pur et dur, mais de gothique teinté de metal. Le groupe a déjà sorti 13 albums. Epica puise son inspiration dans différentes cultures et aime s’inspirer des musiques de films et de comédies musicales. Le résultat ? Du metal gothique mélodieux de la même veine que The Gathering, Nightwish et After Forever. Les thèmes ? La vie de tous les jours, mais surtout des événements qui donnent des sueurs froides à tout un chacun : les attentats du 11 septembre, l’assassinat de Pim Fortuyn (un homme politique néerlandais), etc. Si vous ne deviez avoir qu’un seul album gothique chez vous, ce serait « The Phantom Agony », leur tout premier bébé et une sortie gagnante dans cet univers sombre. On est pas loin de « Carmina Burana » ici. 

Evanescence - Synthesis

Evanescence - Synthesis

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Little Rock, Arkansas. Evanescence fait ses premiers pas sur scène en tant que groupe de rock chrétien, un genre qu’il laisse très vite tomber pour évoluer vers le gothique. Toutefois, les ultras gothiques le démentiront farouchement et affirmeront qu’Evanescence tient davantage du nu metal que du gothique. Quoi qu’il en soit : le groupe réussit à se propulser sur le devant de la scène avec le mégatube « My Immortal », une ballade qui vous prend aux tripes. Du pathos, du piano et une explosion avec un jeu de guitare puissant. Grâce à « Fallen », sorti en 2003, le groupe assied définitivement sa notoriété. Son dernier album en date, baptisé « Synthesis », s’annonce d’ores et déjà comme un opus très réussi à ajouter à son palmarès impressionnant.

Bauhaus - In the Flat Field

Bauhaus - In the Flat Field

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Inspiré par le courant artistique éponyme et David Bowie, ce groupe voit le jour en 1976. Malgré sa carrière éphémère, il a réussi à obtenir le statut de « culte » grâce aux singles « Bela Lugosi’s Dead » et « She’s in Parties ». Bauhaus fut l’un des premiers groupes de rock gothique. Le chanteur, Peter Murphy, était un ami du fondateur Daniel Ash, qui estimait qu’il devait devenir chanteur parce qu’il avait le look idéal. Murphy a donc tenté sa chance et voilà. « Bela Lugosi’s Dead » fut le premier single de Bauhaus, une épître musicale de pas moins de 9 minutes. Au total, Bauhaus a sorti cinq albums, mais 25 ans séparent les deux derniers. Un titre à écouter absolument ? Celui-ci :

Siouxsie & The Banshees - Juju

Siouxsie & The Banshees - Juju

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Lorsque l’on tombe pour la première fois sur le nom Siouxsie & The Banshees, on ne sait jamais comment le prononcer. N’y pensez plus : aujourd’hui, ce groupe s’appelle tout simplement Suzy. Siouxsie est fortement ancré dans les catégories new wave et gothique, mais finalement, cette classification ne s’applique qu’à l’album « Juju » (1981), un album conceptuel avec pas mal d’éléments plus sombres. Les critiques ont classé cet album, mais ne s’accordent pas tous sur la catégorie : art rock, rock gothique ou post-punk. Rien de tel que de l’écouter et le découvrir pour se forger sa propre opinion. Siouxsie & The Banshees vaut largement la peine de se replonger dans les années 1980.

The Cure - Standing on a Beach

The Cure - Standing on a Beach

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Oui ! The Cure est un groupe bel et bien vivant. Et s’il y en a un qui peut être associé au new wave et au gothique, c’est celui de Robert Smith et de ses complices. OK, The Cure nous a offert quelques joyaux de la new wave comme « Friday I’m in Love », « Why Can’t I Be You » et « A Forest », mais du sang noir coule également dans ses veines. L’album que vous devez avoir chez vous ? « Standing on a Beach », une compilation de chansons d’un groupe déjà immense à l’époque avec des titres comme « Killing an Arab », « Boys Don’t Cry » et « The Hanging Garden », etc. The Cure est un groupe très influent, non seulement du point de vue musical, mais également au niveau du look.

Anne Clark - Changing Places

Anne Clark - Changing Places

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« Sleeper in Metropolis » sera pour toujours associé à Anne Clark, qui pour beaucoup n’a sorti qu’un seul titre... Mais l’œuvre d’Anne Clark, initialement une poétesse qui met sa poésie sur de la musique électronique, se créant ainsi tout un univers, ne se limite pas à cette seule chanson (ne manquez pas de découvrir Kate Tempest qui a suivi sa voie). À écouter « The Sitting Room » (1982), son premier album et bien entendu « Changing Places » qui inclut le titre « Sleeper in Metropolis ». Envie d’en écouter plus ? « Our darkness » ! Anne Clark se produit toujours et est très respectée pour tout ce qu'elle a fait auparavant.

Dead Can Dance - Dead Can Dance

Dead Can Dance - Dead Can Dance

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Down under. Melbourne, berceau de Dead Can Dance, qui déménage ensuite à Londres et signe chez le fabuleux label 4AD. Le premier disque du groupe, « Dead Can Dance » (1984) est d’emblée une déclaration de principe qui s’inspire fortement du travail de ses collègues, les Cocteau Twins. « Dead Can Dance », c’est du gothique à l’état pur, une pochette qui explique le titre de l’album et le nom du groupe. Brendan Perry : « Le masque, qui fut jadis une partie vivante d’un arbre, est mort. Toutefois, il est rempli d’une énergie vitale grâce au talent de son créateur. Pour comprendre pourquoi nous avons choisi ce nom, pensez au passage de l’immobile au mobile… Songez aux processus qui concernent la vie après la mort et le passage de la mort à la vie. Il y a tant de personnes qui n’ont pas compris la symbolique inhérente à notre nom et qui ont cru que nous étions des gothiques morbides. Nous avons beaucoup regretté cette confusion et la déplorons toujours.»

The Sisters of Mercy - First and Last and Always

The Sisters of Mercy - First and Last and Always

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Avec un nom emprunté à Leonard Cohen (« Songs of Leonard Cohen »), écrit pour le film de Robert Altman « John McCabe » (1971)), Gary Marx et Andrew Eldritsch se lancent dans une quête qui leur apportera la célébrité. Pendant les premières années de son existence, le groupe cherche essentiellement son âme dans le pop gothique plus sombre et constitue en quelque sorte un phénomène underground. Il parvient à attirer l’attention des radios avec ses premiers titres « The Body Electric », « Adrenochrome », « Alice » et son premier EP « The Reptile House ». Le premier album de The Sisters of Mercy, « First and Last and Always », est aujourd’hui considéré comme un classique. À ne pas manquer !

Siglo XX - K7

Siglo XX - K7

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Et voici enfin un groupe belge ! Siglo XX, originaire de Genk, a été actif entre 1979 et 1991. Siglo XX (bref : le 20e siècle) est un nom tiré de la mine de cuivre bolivienne où régnait l’agitation sociale. Le groupe a écrit une œuvre, largement influencée par Joy Division et Factory Records, qui a elle-même influencé la scène musicale belge. Le premier single de Siglo XX, composé de cinq musiciens, était une semi-marche funèbre et a d’emblée donné le ton pour la suite de son œuvre : noir, sombre et froid. Culte aussi grâce aux singles « The Art of War », « Dreams of Pleasure » et « Obsession ».



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