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A la recherché de nouveaux spécialistes IT

Dossierpar One22/11/2016

Les départements IT vivent une époque passionnante. D’une part, ils doivent s’adapter aux nouvelles technologies et, d’autre part, ils doivent répondre aux besoins du business en matière de solutions innovantes. Comment une entreprise recrute-t-elle les bons collaborateurs pour y parvenir ? Où les trouve-t-elle et qui se charge de les former ?

En résumé, les entreprises attendent actuellement des informaticiens qu’ils sachent tout faire. “Il y a une demande très claire de profils IT techniques”, explique Sandra Schuerewegen, CEO de Brunel (entreprise spécialisée en Project Sourcing). “Parallèlement, les entreprises demandent aussi des soft skills très développées.” Les spécialistes IT doivent être orientés clients et pouvoir collaborer avec tout le monde. “On ne regarde plus seulement le QI de la personne, mais aussi son QE”, indique Robert De Maere, Telecom Manager de Havenbedrijf Antwerpen. “L’employeur veut avant tout savoir ce qu’un candidat peut lui offrir.” Et ce n’est pas nécessairement écrit sur son diplôme ou son CV.

Développement

Cette évolution induit un changement sur le marché du recrutement. “Les entreprises ont besoin de spécialistes pour répondre aux questions actuelles, par exemple en matière de big data et d’Internet of Things”, affirme Jeroen Franssen, Expert Talent & Labour Officer HR Force chez Agoria. “De nos jours, il est préférable de ne pas tout miser sur le recrutement d’un profil trop spécifique. Mieux vaut se faire une idée du candidat et de son potentiel, pour ensuite lui permettre de se développer.” Investir dans la formation et le développement des spécialistes IT permet à l’entreprise de se démarquer.

Rapprochement entre l’enseignement et les entreprises 

Au niveau de l’organisation du travail, la notion d’emploi fixe est progressivement remplacée par la notion de rôles. “C’est pourquoi il est important que l’enseignement et les entreprises se rapprochent le plus possible”, explique Francis Vos, Chef du département IT de la Hogeschool PXL Hasselt. “Dans cette optique, notre enseignement s’inscrit dans un concept de communauté, auquel les entreprises peuvent participer. Nous possédons une grande salle dédiée aux projets sur le campus Corda, où les étudiants et les entreprises peuvent collaborer sur des projets concrets. L’étudiant peut ainsi voir en quoi consiste le travail d’un professionnel.” 

L’important est de créer un échange qui permette aussi aux entreprises de découvrir les nouvelles technologies et d’identifier les tendances. “Nous faisons de même au sein de l’entreprise”, explique Wim Ravijts, Head of IT Planning & Delivery chez AXA Banque et professeur de Project Risk Management à l’EHSAL Management School. “Grâce au reverse monitoring, nous permettons aux jeunes collaborateurs de partager leur expérience des nouvelles technologies avec les informaticiens plus âgés.” L’enseignement a un rôle à jouer, mais les entreprises doivent aussi continuer à investir dans la formation des travailleurs. “Dans ce contexte, il convient d’anticiper ce que le collaborateur attend de l’entreprise”, selon Jeroen Franssen. “Il faut donner aux personnes qui cherchent des perspectives et veulent se développer la possibilité de le faire.”

Investissement personnel

Est-ce la bonne façon de voir les choses ? Devons-nous accepter que l’enseignement façonne 70 % du profil d’un candidat et que l’entreprise se charge des 30 % restants ? “Je n’en suis pas convaincu”, déclare Wim Ravijts. “En matière d’enseignement, notre pays fait toujours partie du top. Sur le plan des connaissances, tout va bien. Mais les entreprises demandent aussi à leurs collaborateurs d’être créatifs et d’avoir l’esprit d’entreprise. Et l’enseignement pourrait peut-être accorder plus d’attention à cet aspect.” Car les collaborateurs créatifs apporteront non seulement des solutions aujourd’hui, mais aussi demain. 

Dans différents projets, nous constatons que les jeunes diplômés ne disposent pas encore des connaissances adéquates pour travailler de manière indépendante. Nous prévoyons alors un parcours de formation qui leur permet de combler leurs lacunes grâce à des formations techniques et un coaching sur le terrain. Dans ce contexte, nous passons toujours par une formation professionnelle individuelle”, explique Hilde Boschmans, Chief HR Officer chez Esas, fournisseur de services ICT. Lors du recrutement, c’est surtout l’attitude du candidat qui fait la différence. “Ses lacunes en IT peuvent être comblées plus tard”, ajoute Hilde Boschmans. “Ensuite, il est toujours important que le collaborateur continue d’affiner ses connaissances.”

Réflexion collective

Cette attitude modifie fondamentalement l’image du spécialiste IT. Auparavant, ce dernier recevait une formation technique poussée. De nos jours, il doit être plus proche du client, bien connaître les besoins du business et proposer des solutions innovantes. Sur un marché du travail tendu, il n’est cependant pas simple de trouver toutes ces caractéristiques chez une seule personne. La solution réside donc dans la collaboration. “Les collaborateurs du business ne connaissent pas toujours bien les possibilités offertes par les nouvelles technologies”, explique Robert De Maere. “C’est pourquoi nous organisons régulièrement des ateliers auxquels nous invitons les collègues d’autres services – finance, entretien, juridique, etc. – pour aborder des thèmes tels que l’IoT ou la chaîne de blocs. Nous réfléchissons ainsi ensemble dans un esprit d’ouverture. Ce contact entre le business et l’IT permet l’émergence de nouvelles idées.” 

Donner envie aux jeunes

Selon Agoria, au moins 9.000 emplois dans l’IT sont vacants à l’heure actuelle en Belgique. Les entreprises continuent à investir dans l’IT et l’automatisation. Le nombre d’offres d’emploi devrait donc continuer à augmenter. Depuis 2012, le nombre d’étudiants en IT dans les hautes écoles a sensiblement augmenté, mais c’est encore loin d’être suffisant pour répondre à la demande des entreprises. “Les entreprises devraient sans doute prendre plus d’initiatives pour montrer les possibilités de l’IT aux plus jeunes”, selon Sandra Schuerewegen. 

“Nous devons donner envie aux jeunes et leur montrer que l’IT peut véritablement leur permettre d’exprimer leur créativité.” En attirant plus de jeunes dans les formations IT, les entreprises trouveront bientôt plus facilement les compétences qu’elles recherchent sur le marché de l’emploi. “Dans nos formations, nous insistons aussi sur l’importance du facteur humain”, explique Francis Vos. “Les nouveautés apportées aux filières technologiques et scientifiques permettent de former des professionnels capables de résoudre des problèmes et d’apporter un changement en se servant de la technologie comme levier.” Car c’est bien là le plus important : ce n’est pas la technologie qui change le monde, mais les hommes et les femmes qui l’utilisent.

Conclusion

Il faut se rendre à l’évidence : il n’existe probablement pas de spécialiste IT qui connaisse à fond l’ensemble des technologies et possède en même temps d’excellentes aptitudes sociales. Même si l’enseignement et les entreprises font de leur mieux pour harmoniser l’offre et la demande, l’approche de l’IT est appelée à évoluer pour devenir une recherche commune de solution impliquant différentes personnes et différents rôles.

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Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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