MWII : une semaine après sa sortie, que vaut le jeu?

Esports | Cela fait maintenant plus d'une semaine que Call of Duty MWII est sorti au grand public et les chiffres prouvent le magnifique démarrage de ce dernier. Quels sont les avantages et les inconvénients de ce nouvel opus, permettra-t-il de changer la donne quant au déclin inexorable de la licence?

De Proximus

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Depuis sa sortie, le jeu a fait couler beaucoup d'encre auprès des fans. L'occasion de revenir sur les bons et mauvais aspects du jeu qui ont pu émerger cette semaine mais aussi l'éventuelle problématique du SBMM ou encore les différentes mécaniques. MWII est-il le renouveau tant attendu par la communauté?

Des ventes records

Le 31 octobre, le compte officiel de PlayStation sur Twitter a annoncé le succès monstre du nouvel opus de la franchise : le jeu a réalisé le meilleur lancement de toute l'histoire du PlayStation Store pour un Call of Duty.

Ce succès tenait compte autant des précommandes que des copies numériques vendues le jour de sortie.

Trois jours après le lancement, Activision confirmait le fait que MWII avait déjà rapporté 800 millions de dollars. Chiffre qui dépasse de facto n’importe quel autre Call of Duty sorti toutes générations confondues, dont bien évidemment le fameux reboot du premier Modern Warfare alors sorti en 2019.

Pas plus tard qu'hier, c'est le chiffre symbolique d'un milliard de dollars de recettes mondiales qui a été atteint, surpassant ainsi le record qu'avait établi Black Ops II en 2012 après 15 jours de commercialisation.

Le titre dépasse FIFA 23 sur la même longueur de temps, alors tête de liste ces dernières semaines et constitue progressivement un rival pour le jeu le plus vendu de l'année 2022 : Elden Ring.

Pour Activision, les ventes leur permettent donc de retrouver le sourire et de passer au-delà de l'échec critique qu'a été Call of Duty Vanguard (2021) ainsi que de de la déception de Call of Duty Black Ops Cold War (2020).

Malgré tout, une question vient alors à se poser : l'argent rime-t-il avec popularité? Ce jeu est-il une véritable révolution en soi?

Une campagne courte mais incroyablement réaliste

Les joueurs ayant pu précommander le jeu ont profité de la campagne quelques jours avant la sortie officielle du jeu et il n'y a pas à dire, la première force selon les premiers essais du jeu a résidé dans le réalisme probant de la campagne.

En effet, le moteur graphique a été poussé au maximum de ses capacités pour une immersion totale assez bluffante!

Un autre élément qui frappe dès le premier coup d'oeil demeure le réalisme des cinématiques au travers de la technologie de motion capture : l'avancé technique est telle qu'elle permet de supprimer la différence perçue entre la modélisation des personnages et la captation des jeux d'acteurs.

Les cinématiques n'ont donc pas été retouchées par des artistes pour une meilleure modélisation, comme cela l'a été dans les précédents opus.

Qui plus est, l'utilisation de la photogrammétrie a été plus qu'importante dans cet opus : elle consiste à développer les décors de la manière la plus fidèle possible en utilisant des photographies d'un même lieu prises sous différents angles afin d'en soutirer sa profondeur.

Pour exemple, un quartier d'Amsterdam a été magnifiquement reproduit au moyen de cette technique.

Des quartiers tellement bien reproduits que les propriétaires de l'un des hôtels représentés dans le jeu lors de la visite d'Amsterdam réfléchissent à porter plainte pour son inclusion dans le jeu!

Effectivement, l'hôtel Conservatorium d'Amsterdam, un établissement cinq étoiles de la ville, a très peu apprécié le fait qu'Activision n'ait pas demandé l'autorisation de reproduire leurs bâtiments dans le jeu. Surtout lorsque les propriétaires savent qu'une mission sanglante s'y déroule fictivement.

L'architecture de l'hôtel est protégé par la loi mais les réglementations européennes en la matière sont assez floues pour le monde vidéoludique.

Pour terminer, la campagne en a impressionné plus d'un mais le majeur défaut réside dans la durée qu'il faut pour la réaliser.

Certains joueurs l'ont terminé entre 6 et 8 heures de jeu, ce qui contraste avec la durée habituelle des jeux des anciennes générations.

Un hardcore gamer du nom de 'lazygamer' a même réussi l'exploit de la finir en 4 heures et 44 minutes en pointant le fait qu'il a pris ses aises afin de ne pas terminer le jeu le plus rapidement possible…

Un multijoueur attractif mais modeste

Le mode multijoueur, quant à lui, était également passé au crible des joueurs les plus aguerris depuis la fameuse déception qu'a été Call of Duty Vanguard.

L'avis général soutient l'idée qu'au démarrage, l'expérience de jeu est profitable et attractive mais qu'elle est quelque peu amoindrie par le peu de contenu disponible dès le lancement. Tout ceci agrémenté d'un menu de jeu trop compliqué pour le commun des joueurs.

Pour exemple, Black Ops Cold War disposait de seulement 8 cartes au lancement tandis que Vanguard en proposait 16. Modern Warfare II fait moins bien en proposant 11 maps dont une, Musée Valderas, supprimée au dernier moment pour une raison inconnue.

Infinity Ward a également confirmé que l'évolution du jeu sera progressive par l'apport de nouvelles cartes ainsi que d'un pass de combat dès mi-novembre.

Le mode Classé ainsi que les classements globaux seront disponibles à partir de 2023. Le mode Hardcore et d'autres nouveaux modes originaux arriveront plus tard dans l'année. Il faudra donc attendre un petit peu plus pour avoir une expérience optimale du jeu.

Malgré le peu de diversité présente dès le début, les modes proposés convainquent. Que ce soit les modes classiques (MME, R&D, Point Stratégique, Domination, Élimination confirmée), la Libération de Prisonnier, le mode K.O. ou Invasion (32VS32), le joueur trouve une expérience de jeu qui lui permet d'y prendre goût pendant un certain temps.

Un gameplay en progression

Malgré des nouveaux apports complètement négligés dans le mode campagne, le gameplay a également été un point important pour juger ce nouveau jeu. Surtout lorsque l'on veut profiter pleinement du mode multijoueur.

Le travail des mouvements aquatiques est tout d'abord un point qu'il n'a pas fallu négliger. Plonger, nager ou tirer depuis la surface devient plus fluide, plus accessible et donc plus qualitatif.

Quant aux bruits des armes, ils sont à nouveau fidèles à la réalité et bien loins du bruit 'type pistolet à clou'. Une critique qui a souvent été rédigé par la communauté sur les précédents jeux de la série, notamment les Black Ops. Certains Snipers sont même beaucoup plus accessibles que sur les derniers jeux, permettant une même sensation de Quick Scoop que dans la trilogie originelle.

Quelques petits soucis ont été notifiés par les joueurs tel qu'un 'time to kill' aux armes rapide contre une dynamique des personnages assez lente. Le slide et le plongeon Black Ops restent assez lents et peuvent facilement vous désavantager face aux ennemis, rendant la mécanique parfois même inutile.

Enfin, la fluidité, les FPS et la qualité graphique sur next-gen demeurent les plus gros avantages pour cet opus et permettent de creuser le fossé avec les anciennes consoles. Une qualité optimale de jeu est dès lors possible avec les bons instruments.

Bugs et crashs

D'autres éléments qui viennent déranger l'expérience de jeu depuis le démarrage sont les bugs et les crashs à répétition qui surviennent lors d'une partie, du déroulement du menu ou d'un jeu en écran scindé.

Cette élément négatif s'ajoute donc à la longue liste des mauvais démarrages dûs aux crashs et bugs en tout genre de la série et les joueurs n'hésitent pas à faire remarquer qu'un démarrage rushé est toujours synonyme de mécontentement général.

En effet, les objectifs commerciaux annuels d'Activision obligent les développeurs à publier le jeu le plus tôt possible en négligeant ces aspects-là.

Ceci ne permet pas à ces derniers de tester de manière efficiente leur jeu et sa capacité à faire face aux problèmes de tout genre. Malgré tout, Infinity Ward corrige progressivement le pas en proposant depuis des patch notes réguliers.

Le SBMM ou Skill Based MatchMaking

Le dernier point qui dérange la communauté depuis quelques jeux, c'est le SBMM. Pour résumer, c'est un système qui fait en sorte de vous mettre continuellement dans des parties où les joueurs ont au moins un niveau équivalent au vôtre. Cela se traduit généralement par des parties biaisées où les adversaires ont un niveau trop supérieur.

Fini les parties avec tant de facilité ou les nukes à répétition, il arrivera aux plus fervents de la communauté de ressentir ceci comme une punition en se faisant battre de la pire des manières dans des parties successives.

De cette manière, il est impossible pour la communauté de joueurs de profiter pleinement du jeu! Proposer différents modes dont l'un sans ce Skill Based MatchMaking serait d'autant plus efficace pour Infinity Ward.

La conclusion

Call of Duty : Modern Warfare II dispose d'un bon potentiel et la communauté ne demande qu'à le développer en corrigeant toutes les précédentes erreurs.

En termes de chiffres, il revitalise les comptes d'Activision mais reste à savoir si il est voulu d'en faire une poule aux oeufs d'or ou une pépite générationnel, telle que l'a été la trilogie originelle. Un système fort en microtransactions, par exemple, projetterait une image redondante auprès des joueurs.

Qui plus est, l'ajout progressif de contenus additionnels avec l'arrivé de la saison 1 permettra aux joueurs de profiter de bien plus que ce que le jeu a dans le ventre. Reste à savoir si le contenu in-game se fera d'une manière gratuite ou payante, sauf pass de combat.

Enfin, une grande diversité au travers de nouvelles maps, les patch notes et l'ajout de nouveaux modes seront des éléments prépondérants pour faire de ce Call of Duty un opus majeur et complet aspirant au « renouveau » que la communauté attend tant depuis des années. L'espoir est toujours permis!

Regardez tout ce que vous aimez, où et quand vous voulez.

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