Pourquoi les Belgian Cats ont leurs chances contre l'Australie

Basket | Sans Emma Meesseman, blessée, les Belgian Cats devront peut-être revoir leurs ambitions (une médaille) à la baisse pour cette Coupe du monde ! À moins qu'elles ne se surpassent en quart de finale en battant l'Australie, pays hôte.

De Pickx

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L’équipe nationale féminine belge de basket est un grand nom. Quatrième de la dernière coupe du monde en 2018, médaillée de bronze à deux reprises lors d’un Euro et quart de finaliste aux JO de l’an dernier, les Belgian Cats veulent faire encore mieux lors de cette Coupe du Monde et vise une médaille. Sous la direction du coach français Valéry Demory, un nouveau cycle a débuté fin 2021.

Cette ambition a été sérieusement ébranlée lorsque la joueuse vedette Emma Meesseman a quitté le terrain sur blessure lors de l'avant-dernier match de groupe contre la Bosnie. Verdict sévère : une blessure musculaire au mollet et la fin de la Coupe du monde. Meesseman est de classe mondiale, un adversaire redouté tant dans le basket européen que dans la WNBA. C'est comme si les Diables Rouges devaient soudainement se rendre à la Coupe du monde au Qatar sans Kevin De Bruyne.

Pourtant, face à l’Australie, il y a tout de même des raisons d’y croire. En voici trois :

1) Des Cats moins prévisibles

Tout d'abord, l'absence de Meesseman rend soudainement l'équipe belge beaucoup moins prévisible. Les années précédentes, notamment pendant la période de succès de l'ancien entraîneur national Philip Mestdagh, le concept de jeu était clair : toutes les balles à Emma et généralement cela fonctionnait. 

Mais les adversaires s'y sont adaptés, si bien que la Belgique est devenue trop dépendante du tir à trois points des sœurs Kim et Hanne Mestdagh. Les deux sœurs ont abandonné avant la Coupe du monde et maintenant qu'elles doivent jouer sans Meesseman, de nombreux adversaires - et donc aussi l'Australie – pourraient être surpris par la tactique des Cats. Surtout sur le plan offensif, ce qui est un grand atout.

En revanche, sur le plan défensif, l'expérience et la présence de la capitaine vont cruellement manquer. D'un autre côté, l'Australie est une équipe qui cherche principalement à tirer à distance, ce qui fait qu'il y a moins de menaces sous l'anneau de toute façon.

2) L'Australie n'est pas inapprochable

L'Australie est numéro trois mondial (la Belgique est sixième) et, en tant que pays hôte, bénéficie également de l'avantage du terrain. Un tirage difficile donc pour les Cats, qui ont terminé troisièmes de la poule A et affronteront les premières de la poule B. Mais les Australiennes, pourtant leaders de leur poule, ont déjà montré des signes de fébrilité. Comme lors de l'ouverture de la Coupe du monde contre la France, où elles ont perdu 57-70. Et ce, contre une équipe française qui a vu sa joueuse vedette Marinne Johannes abandonner juste avant le début du tournoi. Si cela pouvait être un signe...

L'Australie et la Belgique ne se sont affrontées qu'une seule fois dans une compétition officielle : l'année dernière aux Jeux de Tokyo. En phase de poule, les Cats se sont imposées avec des chiffres convaincants 85-70. C'est donc tout à fait possible bien que les Australiennes puissent utiliser cette humiliation comme une motivation supplémentaire. Le match sera aussi mental. Compte tenu de l'histoire récente et du fait que l'Australie est largement favorite dans ce duel, nous donnons l'avantage à la Belgique, qui pourra monter sur le parquet sans pression.

3) Kyara Linskens est en forme de sang

Sans porter atteinte à son statut et à ses mérites : Emma Meesseman n'a pas connu son meilleur tournoi après une saison longue et difficile (d'abord Euroliga, puis WNBA et ensuite directement la Coupe du Monde). Elle a semblé un peu fatiguée et peu inspirée lors des trois premiers matchs de poule. Surtout sur le plan offensif, elle n'était pas la Emma dominante que nous avons appris à connaître ces dernières années. En ce sens, les Cats ont déjà appris à jouer sans être trop dépendantes de leur vedette. Elle laisse également la place à d'autres personnes pour se mettre en avant.

En particulier à Kyara Linskens - moyenne de 12,8 points par match, ce qui en fait la meilleure tireuse de la Belgique dans ce tournoi - en a déjà profité lors de cette Coupe du monde. La centre de Flandre occidentale a dû faire face à des blessures ces dernières années, mais a mis à profit le temps de rééducation pour peaufiner sa technique. Cela porte maintenant ses fruits. Avec son tir propre combiné à un corps solide, elle est parfois impossible à arrêter sous le panier. La nouvelle venue Hind Ben Abdelkader avec ses infiltrations et son tir à trois points, Antonia Delaere avec ses lignes de course intelligentes et Julie Vanloo avec son énergie et son tir à trois points ont également montré qu'elles sont prêtes à tirer l'équipe. Si désormais la meneuse de jeu Julie Allemand parvient à retrouver ses meilleures jambes, la Belgique aura de nombreux atouts à faire valoir. Même sans Meesseman.

Suivez en direct la rencontre entre la Belgique et l'Australie ce jeudi à 12h30 sur Tipik ou sur Auvio.

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