Worlds 2022 : Les équipes à observer

Esports | Dès la fin du mois de septembre débuteront les Mondiaux 2022 de League of Legends. Alors que la compétition rassemblera les meilleures équipes du monde durant plusieurs semaines, on vous présente dans ce dossier les compétiteurs à tenir à l'oeil. Favoris, ou bien petits poucets de la compétition, ces formations risquent bien de vous faire lever de votre chaise au cours des matchs que vous aurez l'occasion de regarder...

De Proximus

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Il est presque venu ce temps que tous les amoureux de League of Legends attendent avec tant d'impatience tout au long de l'année. La jonction entre les mois d'août et de septembre sonnent généralement la fin des différentes saisons régulières des championnats régionaux majeurs, tels que le LEC – le championnat européen de League of Legends, ou encore la LPL et la LCK – ses homologues chinois et coréens – et il est maintenant venu le temps pour les équipes qualifiées de se concentrer sur l'ultime objectif du circuit : les Mondiaux de fin de saison.

Cette année, c'est sur le continent américain que seront rassemblés les représentants de chaque circuit. La compétition se voudra itinérante. Alors que la phase de play-in sera disputée au Mexique, c'est vers New York que s'envoleront les équipes pour la phase de groupes avant de passer par Atlanta et San Francisco, où se déroulera la grande finale de la compétition.

C'est d'ailleurs la composition des groupes qui a été révélée ce 12 septembre par Riot Games après un tirage réalisé en marge des finales du LCS Championship, le circuit nord-américain, et dont on se servira dans cet article pour parcourir les équipes qu'il faudra tenir à l'oeil durant la compétition.

Les têtes de série

L'une des équipes dont tout le monde parle à l'aube de ces Worlds 2022, c'est sans aucun doute la formation de JD Gaming. Après un Spring Split dans le haut du panier de la ligue chinoise, l'équipe termine la saison régulière estivale en deuxième position du classement général. Un seconde place qui permet à la formation de bien se placer dans l'arbre des play-offs et d'aller chercher le titre après trois BO5 remportés face à LNG et TOP Esports.

Avec un topside extrêmement fort composé de 369 (toplaner), Kanavi jungle) et Yagao (midlaner), l'équipe de JD Gaming disposera de solides atouts à faire valoir, notamment dans un groupe comme le sien.

On traverse maintenant la Mer Jaune pour se rendre dans l'autre ligue qui a régné sur l'écosystème League of Legends durant des années, la ligue coréenne, aussi appelée LCK. De ce côté-là, c'est Gen.G qui a montré les crocs durant le précédent split et qui fait donc son arrivée aux Worlds en tant que favoris de la région, dans un groupe totalement à sa portée.

Placé en compagnie de 100 Thieves et CTBC Flying Oyster dans le groupe D, la formation ne devrait avoir aucun mal à s'extirper de sa poule. L'équipe pourra compter sur les services de Chovy – toujours considéré par beaucoup comme le midlaner le plus talentueux de sa génération – mais aussi de joueurs d'expérience, à l'image de son jungler Peanut. Sur le bas de la carte, les Gen.G n'ont pas à rougir au vu de leur botlane composée de Ruler et Lehends.

Il faut dire que la formation vient de signer une performance dont peu peuvent se vanter sur le circuit compétitif de League of Legends. Alors qu'au printemps, les Gen.G s'arrêtaient sur la seconde marche du podium derrière des T1 invaincus, le segment estival leur fut plus proifitable. Installés en pole position au terme de la saison régulière – en battant au passage le record de parties gagnées en un segment inscrit par les T1 au printemps -, les hommes de Chovy n'ont ensuite fait qu'une bouchée de la légende T1 en écrasant Faker et ses collègues sur le score sans appel de 3-0 lors de la grande finale du split.

Ceux qu'on attend au tournant

Après les mastodontes qui débarqueront dans la compétition avec un statut de quasi-favori, il est temps de vous parler de ces équipes qui risquent bien de faire la surprise, même si on ne mettrait pas toutes nos billes dessus.

On commence par les Chinois d'Edward Gaming. Et le moins qu'on puisse dire c'est que les champions du monde en titre n'ont pas vraiment performé durant cette saison 2022. Malgré un roster identique, logique au vu de la performance, l'équipe n'est parvenue qu'à un décevant TOP 7-8 au Spring avant de terminer sur la troisième place du podium lors des play-offs d'été. Si nous n'avons pas placé EDG dans la première catégorie, ce n'est pas forcément parce que les joueurs sont moins bons que l'année passée, mais peut-être parce que l'équipe aura plus de mal à se niveler au niveau des autres formations, sans aucun doute plus élevé depuis l'année passée.

Bien entendu, il serait malhonnête de ne pas placer la légendaire T1 dans cette catégorie. Soyons honnêtes : l'équipe n'en est définitivement plus à l'âge d'or qu'elle avait connu il y a de ça quelques saisons, mais elle a tout de même quelques solides cartes à jouer. La formation pourra en effet compter sur de solides individualités. Le jeune support Keria a prouvé cette saison qu'il était capable de tout. Sur la toplane, c'est Zeus qui s'est attiré tous les honneurs, notamment en se faisant une place dans l'équipe première All-Pro, aussi bien au printemps et durant le segment estival.

Du côté de l'Europe, c'est vers G2 Esports que tous les regards seront tournés. Même si les samouraïs n'ont pas réussi le back-to-back et se sont inclinés face à Rogue lors de la grande finale du Summer Split, force est de constater qu'il reste l'une des, voire la seule, formation(s) à pouvoir aller titiller nos adversaires orientaux. Si nos représentants, aussi bien dans le Main Event que dans la phase de play-in, possèdent de gros talents individuels, c'est la performance collective de G2 Esports qui a impressionné tout au long de la saison.

© Michal Konkol/Riot Games

En plus de maitriser la meta (la meilleure manière de jouer au jeu; ndlr), ces derniers n'ont jamais hésité à prendre cette dernière à contrepied, quitte à nous sortir des compositions dont beaucoup avaient oublié l'existence. On se rappellera notamment de la botlane Seraphine-Senna, jouée notamment lors de la demi-finale du Summer Split face à Rogue. G2 Esports reste aussi la seule équipe ayant développé un véritable jeu propre à elle, mais surtout un jeu varié et capable de surprendre les équipes chinoises et coréennes. On le rappelle, mais ces dernières disputent bien plus de BO3 que les équipes occidentales. Une bonne capacité d'adaptation sera donc essentielle pour arracher la victoire.

Le sort de l'Europe

À la vue du tirage, aussi bien dans le play-in que dans le Main Event, on peut se demander si l'Europe a bel et bien une chance de réaliser une performance digne de ce nom.

On commence par G2 Esports. Soyons très honnêtes, quelque soit l'équipe qui rejoindra le groupe B, celui-ci fait déjà office de groupe de la mort à bien des égards. En plus des champions de LPL, JD Gaming, ce ne sont ni plus ni moins les champions du monde de 2020 et finalistes de 2021, DWG KIA, à qui seront opposés les samouraïs de G2 Esports lors de cette phase de groupes. Si une première place semble presque impossible à aller chercher au vu du niveau des Chinois, une deuxième place semble improbable si les Damwon se montrent performants.

Pour Rogue, les scénarios sont déjà plus optimistes, en tout cas en terme d'adversaires. En effet, les champions en titre du LEC échappent à de solides adversaires mais devront tout de même rester prudents. Si TOP Esports s'est déjà avéré capable d'excellentes performances, les Rogue auront un peu plus de mou face aux Gigabytes Marines, le seed 1 de la ligue vietnamienne. Reste à savoir si ces derniers seront en mesure de participer à la compétition. Certains joueurs ont en effet essuyé un refus de leur demande de visas aux États-Unis, rendant leur venue sur le sol américain incertaine. (Note : À l'heure actuelle, les joueurs ont tous reçu leur visa.)

Du côté de MAD Lions et Fnatic, il faudra d'abord s'affranchir de la phase de play-in avant de rêver au titre. Une tâche dont la première partie devrait s'avérer plus simple pour les Fnatic, au vu des forces en présence dans le groupe A. Reste maintenant à voir quelle équipe affronteront les hommes d'Upset en cas de deuxième ou troisième place, synonyme d'un passage obligatoire par le knockout stage, qui les placerait automatiquement face à une équipe du groupe B lors du deuxième round.

La compétition débutera ce 29 septembre, bien évidemment avec la première phase du play-in. Les européens de MAD Lions inaugureront la scène face à Isurus. Un match qui devrait sans aucun doute être à la portée de Nisqy et ses coéquipiers.

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