Les étoiles filantes : Geoff Hurst, le buteur fantôme

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De nos jours, les erreurs flagrantes d’arbitrage concernant un but ont quasiment disparu au plus haut niveau du football, notamment grâce aux technologies qui aident les arbitres. En 1966, tout cela n’existait pas et les Anglais en ont peut-être profité pour s’offrir la Coupe du monde. Rien que cela. 

De Pickx

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La Coupe du monde de 1966 est la huitième du genre et elle se tient du 11 au 30 juillet en Angleterre. Pour la première fois, la compétition a une mascotte avec le lion Willy. On vous passe les autres détails car la finale de la compétition a fait couler beaucoup d’encre, elle qui oppose le pays hôte à la République fédérale d’Allemagne. L’Angleterre qui aurait, aux yeux de pas mal d’observateurs, bénéficié d’un arbitrage clément durant l’épreuve comme en quarts face à l’Argentine. 

Pas de vainqueur 

Le 30 juillet, les deux nations se retrouvent donc à Wembley devant 96.924 spectateurs qui ne veulent qu’une chose : voir l’Angleterre décrocher son premier sacre mondial. Sur la pelouse ? Du beau monde : Franz Beckenbauer et Uwe Seeler d’un côté, Bobby Moore et Bobby Charlton de l’autre. Pourtant, c’est un autre joueur qui va devenir l’acteur majeur de cette finale. 

C’est la RFA qui frappe la première via Helmut Haller après 12 minutes. La réaction anglaise ne se fait pas attendre et Geoffrey Hurst, attaquant de West Ham, égalise. A la 78e minute, Martin Peters permet aux Anglais de passer devant. Dans les ultimes secondes, Wolfgang Weber va jeter un froid dans le stade en égalisant pour les "visiteurs". Place aux prolongations.

Le "But de Wembley"

100e minute du match, Alan Ball envoie le ballon vers Hurst, déjà buteur un peu plus tôt. Ce dernier élimine un défenseur allemand et frappe puissamment comme il le peut vers le but. Le cuire va heurter la barre transversale avant de rebondir au sol, sur la ligne ou aux alentours de cette dernière. Car oui, personne ne sait à ce moment-là si la balle a bel et bien franchi la ligne entièrement, comme le demande le règlement pour valider le but. 

L’arbitre suisse Gottfried Dienst s’interroge et se retourne vers son adjoint, le Soviétique Toufik Bakhramov. Ce dernier lui indique que le ballon a bien franchi la ligne. Le stade explose de joie, au grand dam des Allemands. Ces derniers poussent pour revenir et Hurst, en contre, en profite à la 120e minute pour faire 4-2 et inscrire un triplé, le seul à ce jour réalisé en finale de la Coupe du monde. Avant même qu’il ne marque, les spectateurs sont déjà sur la pelouse pour célébrer ce sacre.

Pour… Stalingrad ? 

Encore aujourd'hui, le deuxième but de Hurst fait polémique. Du côté anglais, bien sûr, le ballon a franchi la ligne mais pas avec certitude. "Je n'ai pas vraiment vu s'il y avait but, mais j'ai senti que le ballon était dedans", a confié Hurst bien des années plus tard à France Football. Les Allemands sont eux plus sûrs d’eux. "Je n'ai aucune envie de répéter pour la énième fois que le ballon n'avait pas franchi la ligne de but", explique le portier allemand de l’époque Hans Tilkowski, interrogé en juillet 2000. 

Et du côté de l’arbitrage ? Le principal, Dienst, fait confiance à son assistant : "J'étais loin de l'action, je doutais. Heureusement, mon juge de touche m'a montré des deux mains que le ballon avait rebondi environ 20 cm derrière la ligne" a-t-il confirmé à Vincent Duluc en 2003. Bakhramov qui, dans ses mémoires, expliquera que le ballon n’a pas rebondi sous la barre mais sous le filet. La légende raconte que lorsqu’on lui demandait officieusement pourquoi il avait validé ce but, il répondait tout simplement : Stalingrad. 

Et en se basant sur des documents de spectateurs, où même sur des études plus modernes qui se contredisent, on ne sait toujours pas si le ballon a bel et bien franchi la ligne du but allemand…

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