Il était une fois un Diable : Willy Geurts

Football | Pour cette nouvelle année, Proximus Pickx vous propose une nouvelle série consacrée aux Diables Rouges qui n’ont pas vraiment marqué l’Histoire. Internationaux le temps d’une poignée de sélections, ils figurent tout de même dans le grand livre de notre équipe nationale. Focus cette fois-ci sur Willy Geurts.

De Pickx

Partager cet article

Pour de nombreux joueurs, un passage chez les Diables rouges ressemble à un rêve. C’est aussi le cas pour Willy Geurts. Mais avec la joie, il y a aussi une grande amertume dans le chef de celui qui est surnommé le Bomber. Six petits matchs, un but mais aussi une grande déception de louper la Coupe du monde 1982 quelques jours seulement avant le départ pour l’Espagne. Cela aurait pu changer la carrière de l’attaquant. 

Sens du but

Willy Geurts découvre le football au K Hoeselt VV, club avec lequel il évolue en Division 3 dès 1972 à 18 ans. Il fait trembler les filets à de très nombreuses reprises et son sens du but est repéré en 1976 par Guy Thys, alors entraineur de l’Antwerp, avant de prendre les commandes de la sélection. Et l’aventure anversoise ne pouvait mieux commencer pour le natif d’Hasselt. 

Le 16 janvier 1977, il dispute son premier match officiel en D1 du côté du FC Malines. Score final 2-2. Deux réalisations anversoises inscrites par Willy Geurts en première période. Il termine la saison avec neuf buts au compteur en 17 apparitions, devenant un titulaire indiscutable du côté d’Anvers. 

Débuts tonitruants

Il poursuit sur la même lancée l’année suivante et cela lui vaut de connaitre les joies de la sélection en mars 1978 pour disputer un match amical contre l'Autriche du côté de Charleroi. Une victoire sur le plus petit des écarts pour la Belgique. Et qui inscrit le seul but du match ? Willy Geurts. 

"En mars 1978 contre l’Autriche, à Charleroi. Une tempête s’était abattue sur la Belgique, on ne pensait jamais que le match aurait lieu. Pfaff a failli dégager le ballon au-dessus de la tribune opposée tellement il y avait du vent. J’ai inscrit le seul but du match : j’étais au bon endroit après un tir sur la latte de Cools", a-t-il expliqué il y a quelques années dans la Dernière Heure. Ce sera là sa seule et unique réalisation avec les Diables, lui qui ne totalisera que six sélections. 

Amertume

L’attaquant poursuit son parcours à Anderlecht où il fait également trembler les filets sur la scène européenne et décroche son premier titre de champion de Belgique. Cité pour aller au Mondial en Espagne en 1982, il va essuyer une énorme déception à quelques jours du rendez-vous. "J’étais dans les 23 de Thys. Mais, quelques jours avant le départ, j’ai reçu une lettre de l’Union belge, dans une enveloppe bleue. Thys avait dû virer un nom du groupe, pour arriver à 22. Un joueur incertain - je crois que c’était François Van der Elst - était quand même apte à partir. C’est la plus grande déception de ma carrière. Je ne l’ai jamais digérée. J’ai même dû rendre la casquette qu’on recevait pour une cape. Le peignoir, j’ai pu le garder (rires)."

Une décision qui aurait pu changer la carrière de celui qui a fait face à l’époque à une certaine concurrence. Même s’il reconnaît qu’il manquait peut-être d’un peu de vitesse, celui qui est surnommé Bomber (ici à la droite de Michel Preud'homme) pour sa puissance de frappe, évoluera ensuite au Standard avec un titre à la clé en 1983. Il passera encore par Winterslag, le RFC Liégeois, Assent, Diest, Prayon avant de terminer sa carrière où tout a commencé, à Hoeselt en 1993. 

Fan de notre série ? Revivez l'aventure chez les Diables Rouges de
Roger Van Gool.

Regardez tout ce que vous aimez, où et quand vous voulez.

Découvrez Pickx Se connecter

Top

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top