James Blake, le musicien qui met de l’émotion dans l’électro sera au Pukkelpop

Pukkelpop |

À l’occasion de l’arrivée du musicien britannique au festival Pukkelpop, Proximus Pickx a voulu braquer ses projecteurs sur un artiste qui a tendance à se faire discret. Il est pourtant considéré comme le "golden boy" de la pop contemporaine. Reconnaissable entre mille, sa musique est innovante. Son talent est souvent sollicité par les plus grands artistes de renommée internationale.

De Proximus

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Si James Blake a fait ses débuts en tant que ‘bedroom producer’, il s’est rapidement tracé un chemin dans son propre style. Tous les autoproducteurs émergents de la dernière décennie s’émancipaient en général dans une musique générée par des logiciels dans le seul but de faire bouger les gens sur le dancefloor. Et c’est par là que débute également James Blake. Le prodige des platines sort alors ‘CMYK’ en 2010. À ce moment-là, il réalise des productions brutes de post-dubstep et de pop électronique. Ce n’est qu’après trois EPs, qu’il sort le single ‘Limit To Your Love’ de son premier album, où il ose enfin poser sa voix. D’arrangeur sonore, il devient aussi interprète. Sa voix de baryton apporte une touche de soul, tantôt chaude, tantôt mélancolique. 


Une musique introspective

Son premier album, intitulé ‘James Blake’, est alors rempli de moments a cappella et de tendres mélanges de piano, avec de nombreuses basses. L’artiste aime manipuler les sons à sa guise, trafiquer les voix, contraster les différentes sonorités entre elles, mais il reste toujours dans une musicalité minimaliste et pure. Il n’a pas peur de faire résonner le silence dans ses compositions. 

Ses albums deviendront des introspections, où les paroles le conduisent à des réflexions intimes sur la solitude, la dépression, la famille, les relations et la vie en général. Il se dévoile au fur et à mesure de ses chansons. Qualifié comme ‘sad boy’ (garçon fragile) par le magazine américain Pitchfork, l’artiste avait profité à l’époque pour pointer du doigt  la "masculinité toxique" de cette expression péjorative pour décrire les hommes "qui parlent ouvertement de leurs sentiments" avait-il précisé sur Twitter en 2018. Mais sa sensibilité fait de lui l'un des premiers à innover dans la musique électronique. Il ne se retient pas et y insère de l’émotion. Cette démarche a influencé de nombreux artistes comme Moses Summey, Frank Ocean et bien d’autres. 


Des collaborations à gogo

La révélation de l’électro devient l’objet de grandes attentions. Il est alors sollicité par de nombreux artistes pour des collaborations : Bon Iver, Joni. Mitchell, Björk et les rappeurs Kany West et RZA. Ce dernier et Brian Eno l’ont d’ailleurs aidé à produire son deuxième album intitulé ‘Overgrown’. Ce nouvel opus lui vaut le prestigieux Mercury Music Prize britannique. Il participe également à l’album ‘Lemonade’ de Beyoncé. Les collaborations se poursuivent : avec Frank Ocean sur ses albums ‘Endless’ et ‘Blonde’. Ensuite, avec les rappeurs Vince Staples, Travis Scott, Jay-Z pour son album ‘4:44’ et avec Kendrick Lamar pour ‘DAMN’. En 2018, le musicien compose deux titres pour la bande originale du film Marvel ‘Black Panther’ : ‘King’s Dead’ et ‘Bloody Waters’. Arrive alors son quatrième disque en 2019. ’Assume Form’ est surprenant par ses featurings avec Travis Scott, Moses Summey, Metro Boomin, Rosalía et André 3000.

Pour son dernier chef d'oeuvre 'Friends That Break Your Heart', il réutilise son prestigieux carnet d’adresses et travaille avec RZA, Monica Martin, J.I.D, SwaVay et Finneas (le frère de Billie Eilish). Mais à la grande surprise du public, il demande à sa compagne l’actrice Jameela Jamil d’y ajouter sa touche personnelle. La star de la série 'The Good Place' est créditée à la production de 9 des 12 titres de l’album de son petit ami. Il faut dire qu'elle fut DJ pendant huit ans et a étudié la musique six ans avant cela. 

Le prodige de la musique britannique, James Blake, débarque au Pukkelpop le vendredi 19 août à 21h30 sur la scène Marquee. 


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