Tatjana Maria, la prouesse d'une mère blessée à Wimbledon

Sports | Tatjana Maria (WTA 103), 34 ans, disputera le dernier carré des Internationaux de Grande-Bretagne de tennis après avoir remporté son quart de finale face à sa compatriote allemande Jule Niemeier (WTA 97), mardi sur le gazon du Court N.1 de Wimbledon. Un véritable exploit pour une joueuse qui donnait naissance à son deuxième enfant il y a un peu plus d'un an.

De Belga

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Dans un style atypique, avec notamment un coup droit slicé peu commun, Tatjana Maria a fait preuve d'abnégation et de jusqu'au-boutisme afin de se qualifier pour les demi-finales de Wimbledon. Alors qu'elle a fait ses débuts en Grand Chelem lors de l'édition 2007 de Wimbledon, l'Allemande n'avait jamais dépassé les seizièmes de finale à Londres en neuf participations. À 34 ans, la lauréate de 2 tournois WTA en simple (Majorque en 2018 et Bogota en 2022) semble vivre une seconde jeunesse. Et ce beau parcours dans la capitale anglaise pourrait s'expliquer par la force mentale puisée dans son rôle de mère qui a évidemment eu un impact sur sa carrière.

Un changement de règle s'impose

Tatjana Maria est l'une des trois "mamans" du tableau du simple dames avec Yanina Wickmayer et l'Américaine Serena Williams. Si de nombreuses joueuses ont déjà prouvé qu'il était possible de combiner les deux rôles, avec notamment le brillant exploit de Kim Clijsters il y a plusieurs années à l'US Open, il n'en reste pas moins difficile de revenir sur le circuit après avoir donné naissance à un enfant. D'autant plus que la WTA n'a pas encore mis de règles en place pour faciliter leur réintégration.

À l'heure actuelle, les joueuses qui reviennent après avoir accueilli un bébé ne peuvent prétendre qu'au classement protégé pour les joueuses... blessées depuis longtemps. À leur retour, les athlètes ont l'autorisation de disputer 12 tournois avec leur classement protégé. À moins qu'elles ne reviennent plus tôt que prévu sur le circuit, comme ce fut le cas pour Maria de retour quatre semaines "trop tôt" et qui n'a bénéficié de cette règle que pour 8 tournois.

"Je ne comprends pas que la WTA n'ait pas créé une règle supplémentaire pour les femmes enceintes et que nous devions utiliser la règle pour les personnes blessées. Je trouve également étrange que les hommes du circuit ATP aient les mêmes règles pour les blessures. Mais si un joueur revient sur le circuit, le "classement protégé s'applique" pour les quatre tournois du Grand Chelem. Je ne comprends pas pourquoi cela ne compte que pour deux tournois du Grand Chelem pour nous, les femmes, et que nous ayons une telle différence", regrettait en mars dernier Tatjana Maria auprès de Sportschau, elle qui avait naturellement chuté au classement avant de revenir aux affaires.

"De manière générale, je pense que la WTA devrait apporter davantage de soutien aux femmes enceintes et aux mères. Nous sommes de très bons modèles pour toutes les joueuses du circuit qui souhaitent fonder une famille. Dans le monde d'aujourd'hui, les athlètes féminines peuvent tout simplement jouer au tennis plus longtemps, et de nombreuses joueuses sont juste un peu plus âgées. Et le sport professionnel et la maternité sont tous deux possibles en même temps", affirmait-elle encore. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'elle est en train de le prouver dans ce tournoi de Wimbledon où sa belle histoire se poursuivra en demi-finale face à son amie et numéro 2 mondiale, la Tunisienne Ons Jabeur.

Suivez le tournoi de Wimbledon du 27 juin au 10 juillet sur Eurosport 1 ou sur la BBC.

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