Il était une fois un Diable : Denis Odoi

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Pour cette nouvelle année, Proximus Pickx vous propose une nouvelle série consacrée aux Diables Rouges qui n’ont pas vraiment marqué l’Histoire. Internationaux le temps d’une poignée de sélections, ils figurent tout de même dans le grand livre de notre équipe nationale. Focus cette fois-ci sur Denis Odoi.

De Proximus

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S’il a dû attendre la trentaine bien entamée pour devenir international ghanéen, Denis Odoi le doit en partie à un premier choix qui n’a pas porté ses fruits : celui de jouer pour la Belgique. Car avant de porter le maillot des Black Stars, c’est celui des Diables Rouges que le joueur du Club de Bruges a honoré.

Ce changement de cap n’est pas rare dans le monde du football et même en Belgique. On se souvient que Mehdi Carcela avait porté le maillot des Diables avant d’opter finalement pour le Maroc tandis que Nacer Chadli avait fait le choix inverse. Ce qui est plus surprenant dans le cas de Denis Odoi, c’est qu’il a fallu 10 ans entre sa première (et unique) cap avec les Diables et celles avec le Ghana.

Diable sans être au sommet

Formé à Anderlecht, Genk et Louvain, c’est avec ce dernier club qu’il fait ses débuts pros durant la saison 2006-2007. OHL évolue alors en D2, et Denis Odoi y évoluera trois saisons. Dans l’antichambre de l’élite, il fait ses armes, grandit et prépare son arrivée en D1. C’est Saint-Trond, à l’aube de la saison 2009-2010, qui lui permet de franchir ce cap. Rapidement, le Louvaniste fait son trou chez les Canaris et au bout de deux ans sous la casaque jaune des Limbourgeois il est clair qu’il est temps pour lui de franchir un nouveau palier. Le Standard et Anderlecht sont sur les rangs pour le faire signer et Odoi opte pour les Mauves.

Hélas, l’histoire avec Anderlecht a du mal à prendre. L’arrière-droit alterne entre poste de titulaire et présence sur le banc, ne parvenant jamais à livrer des prestations du même niveau que celles qui lui avaient permis d’arriver à Bruxelles. La première saison, il ne joue que 19 matchs de championnat. Pourtant, malgré cette saison assez compliquée, le défenseur parvient à être appelé chez les Diables Rouges en mai. Les Diables sont à l’aube de vivre de grandes choses et Odoi apparait comme un joueur intéressant. Mais le match contre le Monténégro sera son seul avec les Diables qui poursuivront leur route sans lui.

Titulaire en Premier League

Après une deuxième saison délicate à Anderlecht, Odoi est cédé à Lokeren où il jouera trois ans. Dans le pays de Waes, Odoi n’entre plus dans les plans de Marc Wilmots. Mais en 2016, le joueur franchit la Manche pour rejoindre Londres et Fulham. Le club évolue alors en D2. Odoi s’installe assez vite dans l’équipe et en devient un cadre. En 2018, Fulham et lui décroche la montée en Premier League.

Toujours titulaire indiscutable de l’équipe mais cette fois en Premier League, et alors que les Diables sortent d’une Coupe du Monde terminée à la troisième place, on se dit qu’Odoi va peut-être retrouver les rangs de l’équipe nationale. La Belgique se cherche des arrière-latéraux mais Martinez boude le Louvaniste qui ne sera jamais appelé.

La suite, on la connait. Au bout de 4 ans et demis, Odoi s’engage à Bruges en janvier dernier. En mars, il accepte de changer de sélection nationale, un choix rendu possible par le fait qu’il n’avait disputé qu’un amical avec la Belgique. S’il ne disputera pas le mondial qatari avec la Belgique, il se pourrait bien que ce soit le cas avec le Ghana. Une belle revanche.

Fan de notre série ? Retrouvez ici l'histoire de Birger Maertens.

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