Il était une fois un Diable : Tristan Peersman

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Pour cette nouvelle année, Proximus Pickx vous propose une nouvelle série consacrée aux Diables Rouges qui n’ont pas vraiment marqué l’Histoire. Internationaux le temps d’une poignée de sélections, ils figurent tout de même dans le grand livre de notre équipe nationale. Focus cette fois-ci sur Tristan Peersman.

De Pickx

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La Belgique a toujours été une terre de gardiens de but. Thibaut Courtois en est actuellement la plus belle preuve et les garçons dans son ombre comme Mignolet, Casteels, Sels ou Kaminski ont aussi de très belles dispositions. Autant dire que les Diables sont parés pour encore quelques années. Et dans le passé, des Michel Preud’homme, Christian Piot, Jean-Marie Pfaff rendaient fier toute la Belgique.

Toutefois, notre équipe nationale a aussi connu un petit creux au début des années 2000 et on a connu pas mal de portiers dont la carrière chez les Diables fut assez éphémère. Tristan Peersman fut de ceux-là. Révélé avec Anderlecht, il était surtout connu pour ses bourdes et son arrivée en équipe nationale en avait surpris plus d’un.

Mister gaffe

Révélé à Beveren, où il effectue ses débuts professionnels, Tristan Peersman arrive à Anderlecht au début du troisième millénaire, à 20 ans. Il doit toutefois patienter un moment avant de jouer son premier match avec les Mauves puisque ce n’est qu’en 2003 qu’il obtient ses premières minutes en championnat, après 3 années vierges.

Toutefois, Peersman ne convainc pas vraiment. Le gardien se signale régulièrement par des erreurs et des buts gags. S’il lui arrive de sortir de grands arrêts, il est capable de se trouver totalement sur le même match. Une inconstance qui ne lui permettra pas de s’imposer malgré les blessures de Daniel Zitka, le gardien tchèque habituellement titulaire.

Diable par surprise

Malgré un niveau de jeu assez moyen, Tristan Peersman se retrouve en équipe nationale. A l’époque, les grands gardiens belges ne courent pas les rues. Silvio Proto n’est pas encore chez les Diables alors que Geert De Vlieger n’est plus vraiment une solution d’avenir. En avril 2004, Peersman est donc appelé par Aimé Anthuenis pour un match contre la Turquie alors qu’il n’a que 12 matchs dans les jambes cette saison-là.

Peersman restera sur le banc toute la rencontre mais sera à nouveau appelé un mois plus tard, contre les Pays-Bas. Il jouera 45 minutes face à nos voisins, étrennant la première de ses 4 caps avec les Diables Rouges. Il jouera encore en août de la même année contre la Norvège, puis contre la Lituanie et l’Espagne dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2006 avant de disparaitre de l’horizon de l’équipe nationale.

Eternel remplaçant

Cette saison 2004-2005, Peersman doit encore se satisfaire d’un rôle de remplaçant à Anderlecht (10 matchs). Difficile dans ces conditions de revendiquer sérieusement une place dans le noyau des Diables Rouges. D’autant plus que la saison suivante, après 6 mois vierges à Bruxelles, il essaye de se relancer aux Pays-Bas, à Willem II Tilburg. Ce n’est guère une franche réussite puisqu'en 2007 il quitte le club pour l’OFI Kreta où il ne jouera que 6 matchs en un an et demi.

On le reverra encore aux Pays-Bas, à Dordrecht puis en Belgique, à Mons qui joue alors en D2. C’est dans le Hainaut, et à un échelon inférieur, à 30 ans, qu’il s’installe enfin comme titulaire régulier dans une équipe. L’histoire d’amour ne dure qu’un an avant de voyager dans les divisions amateures, en laissant le souvenir, en D1, d’un éternel remplaçant ayant atteint son plafond.

Fan de notre série ? Retrouvez ici l'histoire de Denis Odoi.

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