Les étoiles filantes : Drazen Petrovic, le génie européen de la NBA parti trop tôt

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Petrovic est comme qui dirait un précurseur pour de nombreux joueurs de basket européens qui réussissent à traverser l’Atlantique pour pratiquer leur sport dans la meilleure Ligue du monde, la NBA. Alors qu'il aurait pu devenir une légende, la vie en a décidé autrement pour ce géant croate. 

De Proximus

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Un destin brisé, c’est ainsi que l’on pourrait résumer la vie de Drazen Petrovic, mort au sommet de son art sur une autoroute allemande. Avant cela, le Croate aura tout connu, des joies et des peines, mais il aura surtout marqué une génération et ouvert la voie de la NBA aux européens qui s’y sont engouffrés depuis. Mais le joueur a aussi, à sa manière, révolutionné un jeu dans lequel il est sans doute entré un peu tôt pour le marquer telle une légende. 

Débuts difficiles en NBA 

Né en octobre 1964 en Yougoslavie, il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération, lui qui a franchi les étapes les unes après les autres, grâce à son talent mais aussi une éthique de travail inégalable. Il remporte notamment en Europe deux coupes des clubs champions, une Coupe des Coupes…

L’Europe est devenue trop petite dans l’esprit de Drazen Petrovic qui traverse l’Atlantique à l’automne 1989. D’une superstar en Europe, il devient un joueur de banc à Portland. Malgré ce statut, il continue de se battre et de s’entrainer jusque’à être envoyé à New Jersey. "Une énorme connerie", regrettera Clyde Drexler, joueur de Portland à l’époque. 

Explosion 

Travaillant son haut du corps pour la première fois à New-York, Petrovic boucle la saison 1991-92 avec plus de 20 points de moyenne par match, là où il était à sept chez les Blazers. Dans le même temps, la Croatie accède à la finale des JO mais ne peut rien face à la Dream Team américaine. 

L’année suivante, il augmente encore ses statistiques, notamment à grâce à son tir à trois points, alors qu’il possède le troisième pourcentage de réussite dans l’exercice dans l’histoire de la NBA, ou encore ses passes aveugles qui régalent ses coéquipiers. Mais le destin va venir frapper celui qui était surnommé Mozart. 

Le déluge 

Le lundi 7 juin 1993, l’équipe de Croatie revient de Pologne notamment via Francfort. Alors que l’équipe rentre au pays, Drazen Petrovic prend la direction de Munich en compagnie de Klara Szalantzy, joueuse de basket mais aussi mannequin avec qui il vient de débuter une relation. Les accompagne Hilal Edebal, une amie d’enfance de Szalantzy et elle aussi basketteuse. Szalantzy prend le volant alors que Petrovic, fatigué, s’endort sur le siège passager. A l’approche de Munich, sur un tronçon sans limitation, la Golf rouge roule à 180 km/h.

Un gros orage arrive mais la voiture poursuit sa route à la même allure. Sauf qu’en sens inverse, un camion perd le contrôle et traverse les voies. Klara Szalantzy tente de freiner mais les conditions météo font que la voiture ne répond pas comme elle le souhaite et finit par percuter le camion sur le côté. Le choc ne laisse aucune chance à Drazen Petrovic qui meurt sur le coup. Le pays est sous le choc, et la NBA aussi qui perd une de ses stars. Rick Carlisle, qui l'a connu aux Nets, peut en témoigner: "Il a été le premier joueur à tirer à trois points deux ou trois mètres derrière la ligne. Peu de joueurs shootaient en première intention, contrairement à aujourd'hui. Lui adorait ça. Et en sortie d'écran, il était impérial. De nos jours, il mettrait quatre ou cinq paniers à trois points par match".

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