Lorena Ramírez : une coureuse de fond qui cartonne… en sandales

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En 2017, la coureuse de fond mexicaine Lorena Ramírez a fait parler d'elle dans le monde de l’athlétisme. Elle a remporté cette année-là la course à pied Cerro Rojo Ultra Trail au Mexique. Rien de fou en soi, pourrait-on penser, si ce n'est que Lorena Ramírez a couru les 50 kilomètres avec des sandales traditionnelles.

De Proximus

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María Lorena Ramírez Hernández
est née le 1er janvier 1997 dans la tribu des Tahamuri, dans le nord du Mexique. Cette tribu est âgée de plusieurs centaines d'années et voyage de façon nomade dans le nord montagneux du Mexique depuis des siècles. Ils ont un mode de vie traditionnel avec l'agriculture et l'élevage de bétail. Les Tahamuri sont connus pour être d'excellents coureurs de fond, car ils parcourent souvent à pied les kilomètres qui séparent les villages. Ces distances s'élèvent souvent à des centaines de kilomètres et pour les parcourir, ils passent notamment des cols de montagne et des cratères assez profonds.

En ces temps modernes, les Tahamuri continuent de s'accrocher à leurs costumes traditionnels, comme en témoigne la participation de Lorena Ramírez à des courses de longue distance modernes tel que l'Ultra Trail de Cerro Rojo au Mexique. C'est là qu'elle est apparue au départ, en 2017, dans un beau costume traditionnel et sans chaussures de sport. Contrairement aux autres participants, elle n'avait enfilé que ses sandales traditionnelles, appelées huaraches, pour participer à la course. Et elle l’a remportée en 7 heures et 20 minutes !

Phénomène dans le monde de l’athlétisme

En 2018, elle a pris un avion pour Tenerife, en Espagne. Là-bas, elle deviendra la première personne de la tribu Tahamuri en Europe à courir une course de 100 kilomètres et à se mesurer à des milliers d'autres coureurs du monde entier. Ramírez s'est à nouveau présentée au départ dans son costume traditionnel et ses sandales et a terminé troisième dans sa catégorie. Elle devient rapidement un phénomène dans le monde du sport et on lui demande de faire la couverture du Vogue mexicain. Elle l'a fait parce qu'elle voulait attirer l'attention du monde entier sur les besoins de sa tribu. Les journalistes ne la lâchent pas d'une semelle et se demandent pourquoi Ramírez ne veut pas porter des vêtements de sport modernes. Pour elle, c'est parce que son costume est le symbole de sa tribu qui revendique le fait de ne jamais abandonner. C'est une attitude à laquelle elle ne renoncera jamais.

Netflix a également réalisé en 2017 un documentaire intitulé 'Lorena, femme aux pieds légers'. Le documentariste Juan Carlos Rulfo y raconte l'histoire de Ramirez et s'attarde sur le rôle et l'influence de sa tribu et de sa famille sur sa carrière sportive. Par exemple, nous découvrons que son père, son frère et ses deux sœurs ont également une grande expérience de la course de fond.

En 2019, Ramírez a participé à sa première compétition de course à pied aux États-Unis, le semi-marathon d'Oklahoma City. Elle y a terminé à la dix-neuvième place. Selon les experts, Ramírez peut faire beaucoup mieux que cette dix-neuvième place. Selon eux, le parcours était trop court pour mettre en valeur ses qualités. Elle a porté des baskets pour la première fois à cette époque mais ce fut une simple exception. "Je me sens mieux dans mes sandales", a-t-elle déclaré. "Quand je marche avec des baskets, j'ai l'impression que je peux tomber à tout moment", a avoué l'athlète de 27 ans. Nous sommes curieux de voir si Lorena Ramírez continuera d'impressionner dans les années à venir.

Une fois de plus, dans le sport tout est possible !


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