Quand Filip Dewulf atteignait les demi-finales de Roland-Garros

Sports | Il y a 25 ans, Filip Dewulf créait la surprise en atteignant les demi-finales de Roland-Garros après avoir notamment sorti Corretja, l’un des principaux favoris à la victoire finale. Le Limbourgeois né à Mol signait là l’un des plus beaux exploits de l’histoire du tennis masculin belge.

De Proximus

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En 1997, personne n’aurait imaginé qu’un joueur issu des qualifications réaliserait un exploit inédit dans l’histoire de Roland-Garros. Ce fut pourtant le destin de Filip Dewulf, 25 ans et classé 122e mondial à l’époque. Cette année-là, Dewulf n’a pas de grandes ambitions lorsqu’il se rend à Paris pour disputer le Grand Chelem parisien. Bien avant l’entrée en lice des favoris, le Belge doit se farcir trois tours de qualification avant de pouvoir atteindre le tableau principal.

Même s’il n’est pas en confiance au moment d’entamer le tournoi, le natif de Mol dispose assez facilement de ses trois premiers adversaires et rejoint, sans grande pression, le premier tour. Développant un jeu parfait et réussissant à se sortir de situations mal embarquées, le Belge n’en finit pas de créer la surprise. Lui qui n’avait jamais été plus loin que le deuxième tour d’un Grand Chelem se retrouve en huitième finale de Roland-Garros après avoir sorti tour à tour Cristiano Caratti, Fernando Meligeni et Albert Portas.

D'exploit en exploit

Face à l'Espagnol Alex Corretja, 7e joueur mondial et spécialiste de la terre battue, Dewulf perd le premier set mais ne s’avoue pas vaincu. Littéralement porté par les nombreux supporters belges présents dans le public, il puise au fond de lui-même pour renverser la situation et finalement s’imposer en quatre sets (5-7, 6-1, 6-4, 7-5). En quart de finale, c’est Magnus Norman, un jeune Suédois tombeur notamment de Pete Sampras qui l’attend.

Autre surprise à ce stade du tournoi, Norman, 21 ans et 65e mondial, va lui aussi subir la loi du Belge. Pour ce dernier, le rêve de se qualifier pour les demi-finales devient réalité dans le quatrième set, où notre compatriote se montre beaucoup plus calme que son adversaire. Après une partie équilibrée, le Belge conclut à sa première balle de match et s’impose après 2h43 de jeu : 6-2, 6-7 (2/7), 6-4, 6-3.

"C'est dur de trouver les mots pour exprimer mes sentiments, ce qui m'arrive est tellement inattendu”, déclare Dewulf après coup. “Norman m'a dit que je pouvais gagner le tournoi. C'est gentil de sa part, mais aujourd'hui, je me sentais un peu fatigué. Surtout avec toute cette agitation autour de moi." C’est en effet la fatigue, mêlée à la pression et l’attention médiatique qui auront finalement raison du Belge.

Une première à Roland-Garros

En demi-finale, Dewulf bute sur le Brésilien Gustavo Kuerten, qui s'impose en quatre sets et remportera cette année-là le premier de ses trois Roland-Garros. Le Limbourgeois quitte cependant Paris en ayant réalisé une sacrée prouesse. Personne, avant lui, n’avait en effet atteint les demi-finales du tournoi parisien après avoir franchi trois tours de qualification. Il devint également le premier demi-finaliste belge dans un tournoi du Grand Chelem depuis 1958 et Jacky Brichant avant l'ère Open.

Cette performance restera comme le principal coup d’éclat de Dewulf, qui compte également deux tournois ATP à son palmarès : Vienne en 1995 et Kitzbühel en 1997. Galvanisé par son épopée porte d'Auteuil, il aboutira en quarts de finale l'année suivante alors que sa saison avait été perturbée par une méforme persistante. En 2002, miné par ses blessures à la cheville et au genou, il décide de mettre fin à sa carrière à 29 ans, n'arrivant plus à revenir à son plus haut niveau et stagnant au 224e rang du classement ATP. Il embrassera par la suite une carrière de journaliste.

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