En 2011, Philippe Gilbert parachevait un fantastique quadruplé sur Liège-Bastogne-Liège

Cyclisme | Il y a onze ans, Philippe Gilbert remportait avec brio Liège-Bastogne-Liège, la course de ses rêves. Quelques jours plus tôt, le Belge s’était déjà imposé sur la Flèche brabançonne, l’Amstel Gold Race et la Flèche wallonne. Un exploit inédit dans l’histoire du cyclisme.

De Proximus

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Au début de l’année 2011, Philippe Gilbert vient, à 28 ans, de franchir un nouveau palier dans sa carrière. Après s’être adjugé quelques mois plus tôt l’Amstel Gold Race, le Tour de Lombardie et être passé près d’un titre de champion du monde, il démarre la nouvelle année sur les chapeaux de roue. Vainqueur en Algarve, aux Strade Bianche et sur les routes de Tirreno-Adriatico, le Remoucastrien respire la forme à l’approche des grandes échéances printanières.

Après avoir animé le Tour des Flandres, Gilbert met le cap sur les classiques ardennaises, les courses qu’il affectionne le plus. Cette année plus que jamais, on sent le puncheur d’Omega Pharma-Lotto capable d’y réaliser de grandes choses. Une impression confirmée sur la Flèche brabançonne, qu’il remporte haut la main face à une concurrence certes peu moins relevée que celle qui l'attend sur les prochaines épreuves. Cette victoire va pourtant donner le ton d’une époustouflante campagne de classiques ardennaises.

Intouchable

Quelques jours plus tard, sur un Cauberg taillé à sa mesure, Gilbert fait parler sa giclette et remporte une deuxième Amstel Gold Race en laissant une impression de facilité déconcertante. Trois jours plus tard, le Remoucastrien est moins attendu en haut du Mur de Huy, une côte que d’aucuns jugent trop raide pour lui et réservée aux poids plumes. Mais Gilbert marche sur l’eau en ce printemps 2011, et son attaque supersonique à plusieurs hectomètres de l’arrivée ne laisse, comme à l'Amstel, aucune chance à Joaquim Rodriguez.

Personne, en réalité, ne semble pouvoir arrêter Gilbert dans sa quête du Grand Chelem ardennais. Sous un chaud soleil, le numéro 1 mondial de l'époque prend le départ à Liège de la Doyenne, la course que lui, né au pied de la côte de la Redoute, qualifie lui-même de "plus belle du monde". Comme souvent, la course se décante dans la Roche-aux-Faucons. Gilbert s’y détache de ce qu'il reste du peloton avec les frères Andy et Frank Schleck, les seuls qui tenteront de mettre à mal la supériorité du Belge ce jour-là.

Un exploit inédit

Après l’une ou l’autre tentative infructueuse, le trio de tête se présente à Ans pour se jouer la victoire au sprint. De loin supérieur à ses deux compagnons d’échappée dans cet exercice, Gilbert s’impose avec une grande maîtrise sur la course qu’il a toujours rêvé d'ajouter à son palmarès. "C'est quelque chose d'incroyable, une journée fantastique ! Je n'ai pas de mots pour la décrire, la plus belle journée de ma vie sportive”, se réjouit le Belge à l’arrivée.

En bouclant sa “semaine sainte” avec une quatrième victoire en dix jours, Gilbert signe un authentique exploit. Il devient le deuxième coureur à réussir le triplé dans les classiques ardennaises (Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège), sept ans après l'Italien Davide Rebellin, et le tout premier coureur de l’histoire à réaliser la passe de quatre en y ajoutant la Flèche brabançonne.

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