5 choses que vous ne saviez pas sur le jazzman bruxellois Toots Thielemans

Musique |

Ce vendredi 29 avril, Toots Thielemans aurait fêté ses 100 ans ! Le musicien bien connu du jazz belge s’est éteint en 2016. Pour célébrer sa carrière, mais aussi et surtout son héritage pour le secteur musical, Proximus Pickx vous présente 5 choses que vous ne saviez pas sur l’un des artistes les plus connus du plat pays. 

De Proximus

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Des débuts à l’accordéon 

Si nous le connaissons pour sa maîtrise de l’harmonica et de la guitare, c’est pourtant à travers l’accordéon qu’il découvre la musique ! Cela remonte à son enfance, alors que ses parents tenaient un café à Bruxelles, rue Haute. Un accordéoniste jouait régulièrement dans l’établissement, ce qui passionnait le jeune Jean-Baptiste, de son vrai nom. Son père lui fait suivre des cours, ayant remarqué son grand intérêt pour la musique. Il lui offre même son premier instrument alors qu’il n’a que 3 ans : un accordéon… en carton ! A l’âge de 5 ans, il joue déjà de l’harmonica, l’instrument phare de sa carrière. 

Le choix de l’harmonica et du jazz

A l’origine, Toots Thielemans commence à jouer de l’harmonica parce qu’il a de l’asthme. L’instrument est prescrit pour l’aider à mieux respirer. A 16 ans, il se passionne véritablement pour l’outil en découvrant l’étendues de ses mélodies et ses utilisations, notamment grâce aux musiques de films jouées par Ray Ventura. Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale débute. C’est lors de cette période que le musicien développe une passion accrue pour le jazz, et progresse de plus en plus à l’harmonica. Il essaie de jouer dans des clubs de jazz, mais on lui recommande d’opter vers un autre instrument. Il choisit la guitare, mais il ne se séparera jamais de son accordéon et de son harmonica malgré les boutades. Il reviendra à ses premiers amours en 1981, des suites d’une attaque cardiaque lui faisant perdre de la dextérité dans la main gauche. Il devient une référence incontournable à l’harmonica. 

La moustache de l’année 

Saviez-vous qu’Anvers abrite son propre club de Moustaches ? Le Snorrenclub Antwerpen est fondé en 1978, et il réunit les moustachus les plus populaires du pays. Le club a sa propre chanson, écrite par John Lundström, mais aussi sa mascotte, un géant nommé ‘Djon’. Les membres arborent une tenue distinctive, et surtout ses plus belles moustaches. Chaque année, ils élisent la moustache de l’année, et ce depuis 1979 ! C’est ainsi qu’en 1988, c’est Toots Thielemans qui a reçu ce titre aussi honorifique que farfelu. Il faut dire que sa moustache a de quoi rester dans les mémoires, puisqu’elle se colle à son harmonica lorsqu’il joue. 

Entre ‘ket’ et baron 

Toots Thielemans a été fait baron, rien que ça ! C’est le roi Albert II qui lui offre cette distinction en 2001, en hommage à son impact sur la musique belge. Même s’il bénéficie de ce titre, le musicien n’a jamais voulu être appelé comme tel. Il a toujours dit qu’il se considérait bien davantage comme un ‘ket’. Ce mot bien de chez nous, issu du patois bruxellois, signifie ‘gamin’. Un choix qui montre qu’il n’en avait que faire des titres et de la célébrité : son côté humble et modeste participe à faire de lui l’une des personnalités préférées des Belges. 

Divers hommages 

En tant que personnalité bien connue du pays, Toots Thielemans a reçu de nombreux hommages, de son vivant mais aussi après sa mort. Par exemple, deux rues portent son nom dans la capitale, mais aussi une station de métro, ou encore des écoles. Plus surprenant encore, un astéroïde a été nommé après lui ! Pour commémorer son décès, la statuette du Manneken Pis a été affublé d’une moustache et d’un harmonica. Peu après sa mort, une pièce de 20 euros commémorative a été frappée à son effigie. A l’occasion du centenaire de Toots Thielemans, de multiples concerts sont organisés aux quatre coins du pays. Une exposition immersive, intitulée ‘Toots 100. Le son de la légende belge’ se tient également du 22 avril au 31 août à la bibliothèque royale de Belgique.

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