Fulvio Bernardini, le joueur-entraineur-journaliste qui a marqué la Serie A

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Dans l’histoire de la Serie A, le nom de Fulvio Bernardini résonne comme celui d’une légende. Homme doué avec sa tête comme avec ses pieds, il a marqué le championnat italien de plusieurs manières.

De Proximus

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Né à la fin de l’année 1905 à Rome, Fulvio Bernardini débute chez les jeunes de la Lazio comme gardien de but avant de migrer en attaque, en défense puis de se fixer dans le milieu de terrain. C’est dans ce secteur qu’il va découvrir les joies de l’équipe première et lancer une carrière bien remplie. Car après trois saisons chez les Biancocelesti, Bernardini met le cap sur l’Inter Milan pour y devenir pro, ce qu’on lui refusait à la Lazio… alors que ses équipiers l’étaient. Il n’y reste que deux ans avant de retourner à Rome, mais cette fois à la Roma où il s’inscrira dans la durée et deviendra une légende du club, au point que son nom honore désormais le centre d’entrainement du club.

Sélectionné avec la Squadra, il devient le premier joueur du Latium à porter le maillot national, honneur avant cela réservé aux joueurs du nord du pays, région plus développée et qui dominait alors largement le football italien. Avec l’Italie, il décroche le bronze aux Jeux Olympiques de 1928 mais ne sera pas de la partie lors des sacres mondiaux de 1934 et 1938. Le sélectionneur italien ne parvient pas à l’utiliser correctement et préfère miser sur des joueurs moins doués.

De journaliste à coach

Multi-diplômé (et notamment en économie), ce qui lui vaudra le surnom de ‘Dottore’, Fulvio Bernardini a une passion à côté du football : l’écriture. Durant la guerre, au terme de sa carrière de footballeur, il devient journaliste. Il sera même chef de service au Corriere dello Sport. Il exercera ce métier durant quelques années avant d’être rattrapé par le virus du terrain.

En 1949, à déjà presque 45 ans, il commence son parcours d’entraîneur à la Roma. Il y fourbit ses armes avant de passer à Vicenza puis à la Fiorentina, où il commencera à rencontrer le succès. Bernardini a une vision à moyen et long terme, fonctionnant sur des cycles triennaux. Arrivé en 53 à Florences, il est champion en 1956. Il remettra le couvert avec Bologne, qui cherche à retrouver ses succès des années 30, dans les années 60. Il débarque en 1961 et décroche le scudetto en 64. Entre-temps, il avait offert à la Lazio son premier trophée, une coupe d’Italie.

Dans l’histoire

Si ses succès sont limités (2 titres et 1 coupe), cela lui permet tout de même de faire partie de l’histoire. Premièrement, il est le premier entraineur à remporter deux titres avec deux équipes différentes. Ensuite, dans une Italie d’après-guerre dominée par les clubs de Milan et Turin, il sort du lot en parvenant à contester l’hégémonie de ces villes.

Nommé sélectionneur de l’Italie dans les années 70, il n’y reste que peu de temps, mais assez que pour jeter les bases des succès transalpins dans les années 80, lui qui jurait pourtant par le beau jeu à une époque où l’Italie était surtout réputée pour le catenaccio. En 2011, son nom est inscrit au hall of fame de la fédération italienne, geste imité par la Fiorentina et la Roma l’année suivante.

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Vendredi 15 avril

Samedi 16 avril

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