Comment le football professionnel s'adapte au Ramadan

Premier League |

Des millions de musulmans ont entamé le Ramadan depuis le 1er avril. Cela demande aux fidèles de réfléchir pendant un mois, notamment en priant davantage et en jeûnant pendant la journée. Les footballeurs croyants n’y échappent pas et certaines instances s'adaptent donc pour ces joueurs. 

De Pickx

Partager cet article

Le mois du Ramadan s'étend du 1er avril au 1er mai. Au cours de ce mois, la tolérance, la générosité, la charité et la convivialité sont à l'honneur. Le jeûne en journée est également requis durant ce mois. En Premier League, de nombreux footballeurs participent au Ramadan et la fédération va les aider dans les jours et les semaines à venir.

Temps supplémentaire pour prier

Tout d'abord, de nombreux clubs du championnat anglais réservent du temps supplémentaire dans leur calendrier pour que les joueurs fidèles puissent commencer leurs prières sans devoir manquer une séance d'entraînement. De cette façon, des stars comme Mohamed Salah ou Sadio Mané peuvent toujours recevoir toutes les instructions tactiques de leur entraîneur sans que leur pratique religieuse en souffre. 

En outre, les capitaines seront à nouveau autorisés à demander des pauses pour boire pendant les matchs qui se jouent après le coucher du soleil. Les pauses pour s'hydrater et se sustenter ne peuvent être utilisées qu'aux moments où le jeu est arrêté, par exemple après un but ou une remise en jeu. La durée de ce délai n'est pas formellement définie, mais l'expérience passée montre que les joueurs n'ont besoin que de quelques dizaines de secondes pour boire ou consommer un gel sportif. Mais en Premier League, si 52 matchs seront disputés durant le Ramadan, il n'y en aura que neuf en soirée où les joueurs pourront s'y alimenter. 

Les clubs de première division peuvent également demander des informations aux nombreuses organisations musulmanes du Royaume-Uni pour savoir comment gérer les joueurs qui jeûnent. Par exemple, est-il préférable de s'entraîner le matin, ou pas du tout ? Le menu du club doit-il être adapté pour apporter des nutriments supplémentaires à l'organisme des joueurs à jeun ? Ces organisations ne sont que trop heureuses d'aider les professionnels pratiquants. "Bien qu'il n'y ait pas de règle islamique pour les athlètes, nous leur donnons des conseils sur la façon dont ils peuvent respecter leur jeûne et nous discutons des exemptions possibles, par exemple lorsqu'ils voyagent ou sont malades", explique Ismail Bhamji, directeur général de MCS (Les aumôniers musulmans dans le sport) à BBC Sport.

Certains d'adaptent, d'autres moins

Au sud de l'Europe, Karim Benzema a lui expliqué au magazine Esquire que le jeûne, qu’il a l’habitude de suivre, ne l’empêchera pas de pratiquer son activité en Liga avec le Real Madrid. "Ça n’a aucun impact. Le ramadan fait partie de ma vie et ma religion fait du ramadan une obligation. Pour moi, c'est très important et je me sens bien quand je jeûne." Et chez nous ? Faris Haroun, le milieu de terrain de l'Antwerp, avouait en 2019 à la RTBF qu'il éprouvait de son côté plus de difficultés. "J’essaie vraiment de faire le plus de jours possibles. Je fais exception lorsqu’on a deux entraînements par jour, ou quand je sens que le corps ne peut pas suivre. Pour ne pas me blesser, il y a des jours que je passe et que je rattrape plus tard."

Notre compatriote est rejoint par Jamal Alioui, ex-international marocain passé par Sion ou encore Crotone. "Physiquement, on est fatigué. On est humain donc forcément que l’on est impacté. Mais après, il y a la foi. C’est ce qui fait la différence. Mais c’est sûr qu’au niveau du rendement, c’est moins bien. On a toujours une période de fatigue. À mes débuts, quand je jouais en Italie, j’avais même fait un petit malaise."

Regardez tout ce que vous aimez, où et quand vous voulez.

Découvrez Pickx Se connecter

Top

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top