Quand Mathieu van der Poel s’offrait l’Amstel au terme d’un final de dingue

Cyclisme | La 54e édition de l’Amstel Gold Race restera comme l’une des plus spectaculaires de l’histoire de l’épreuve. Alors que tout le monde pensait la course jouée à un kilomètre du but, Mathieu van der Poel revenait de nulle part pour décrocher sa première grande course sur route devant son public.

De Proximus

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Le 21 avril 2019, le Limbourg néerlandais est, comme chaque année à pareille époque, en pleine effervescence pour le départ de l’Amstel Gold Race. Mais la course de l’année est encore un peu plus attendue que d’habitude chez nos voisins du Nord. Et pour cause, ceux-ci ont bon espoir d’enfin voir un enfant du pays triompher à Valkenburg, 18 ans après le sacre d’Erik Dekker.

Le coureur qui cristallise autant d’espoirs se nomme Mathieu van der Poel. Le cyclocrossman de Corendon-Circus s’est pour la première fois lancé dans une véritable saison sur la route en prenant part à plusieurs grandes classiques printanières. Et il arrive en confiance à l’Amstel, fort notamment de ses succès sur À travers les Flandres et la Flèche brabançonne.

Le double champion des Pays-Bas est donc naturellement cité parmi les grands favoris à la victoire aux côtés de Julian Alaphilippe, Alejandro Valverde, Jakob Fuglsang ou encore Michal Kwiatkowski. En raison du beau temps, la sélection doit venir de l'ascension des 35 côtes du parcours sur les routes sinueuses et étroites du Limbourg néerlandais.

Une première cartouche à 43 km du but

À 43 bornes de l’arrivée, c’est van der Poel en personne qui s’emploie à ouvrir la course en lançant les hostilités dans le Gulperberg. Son attaque brutale reçoit la réponse de Gorka Izagirre, mais les deux hommes sont repris cinq kilomètres plus loin en vue du Kruisberg. L'endroit choisi par Alaphilippe pour porter à son tour une estocade. Le Français est rejoint par Fuglsang et les deux hommes se forgent rapidement une belle avance.

Derrière, seuls les poursuivants Kwiatkowski et Matteo Trentin semblent en mesure de rattraper le duo. Le retard du premier peloton, où se trouve van der Poel, fluctue en effet entre 45 secondes et une minute. Mais plus les kilomètres défilent, plus un mano a mano pour la victoire entre les deux hommes de tête semble être le seul scénario possible.

Un dernier kilomètre ahurissant

À l’approche de la ligne, cependant, l’entente entre les deux coureurs n’est plus au beau fixe. Leur avantage a fondu comme neige au soleil et les poursuivants se sont rapprochés. Kwiatkowski bondit à la flamme rouge et rejoint les deux échappés. Mais derrière eux, van der Poel, époustouflant, emmène un groupe d’une dizaine de coureurs, comblant à lui seul les derniers mètres qui le séparent de la tête. Devant un public en extase, le maître du cyclo-cross continue sur sa lancée et lance son sprint. Au bout de l’effort, il arrache une victoire aussi impressionnante qu’improbable

Incrédule, épuisé et ému aux larmes, van der Poel a du mal à réaliser après avoir franchi la ligne. “Je ne sais pas comment c'est possible, comment j'ai fait", lâche-t-il. “Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Pfft, incroyable !” Vingt-neuf ans après la victoire de son père Adrie, le Néerlandais remportait de façon incroyable sa première grande classique pour s'installer définitivement au rang des meilleurs coureurs du peloton actuel.

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