Arnaud Delvenne de Top Chef se confie sur son futur: "Mes projets ? Dormir et partir en vacances !"

Cinéma | Si vous êtes familier avec Tempête et la Brigade du Tigre alors vous êtes au bon endroit ! Dernier candidat belge encore en lice dans le concours Top Chef, Arnaud Delvenne a directement marqué les téléspectateurs grâce à sa personnalité pétillante. Chouchou du public, ce cuisinier au parcours atypique vient d’ailleurs d’ouvrir son propre restaurant. L’occasion rêvée pour Proximus Pickx de s’entretenir avec "la pile électrique" made in Liège !

De Proximus

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Bonjour Arnaud, quand on voit ton parcours (serveur dans un restaurant, assistant manager chez Quick, cuisinier en prison et chef exécutif du Groupe Van der Valk) on a l’impression que tu un vrai « touche à tout » et que tu souhaites profiter de toutes les opportunités !

Arnaud Delvenne: "Bonjour, en effet ma philosophie est simple : je trouve que toute expérience est bonne à prendre. Tout ce qui se propose à moi dans la vie, je trouve que c’est intéressant et je le tente. Bon, toute expérience, sauf les rognons… ça ce n’est pas possible (rires) !"


C’est pour cette raison que tu as voulu participer à Top Chef ?

A.D.: "En fait je ne me suis pas personnellement inscrit à l’émission. Quand ils m’ont contacté pour le tournage, je pensais qu’ils étaient venus me trouver un peu « comme ça », mais ils m’ont appris que c’était mon ex-belle-sœur qui avait proposé ma candidature.

Dans Top Chef, il y a bien évidemment le coté concours, mais aussi humain qui prédomine pour moi. Dans ma tête, je partais en colonie de vacances là-bas et je comptais bien m’amuser !"


Comment se passent les sélections pour arriver à te retrouver dans les quinze candidats finaux ?

A.D.: "Il y a d’abord un premier contact téléphonique suivi d’un contact vidéo afin de se présenter, expliquer son parcours, etc. Ils regardent aussi ta personnalité ou encore le contact que tu as avec une caméra. Si cela se passe bien, tu es invité dans un lycée hôtelier pour un « testing culinaire ».

Concrètement cela veut dire que tu es mis dans une situation d’épreuve et tu as une heure pour sortir un plat en étant filmé et interrogé par un journaliste. Une dizaine de jours plus tard, ils prennent une décision et te disent si tu es qualifié ou pas pour participer à l’émission."

 

Tes débuts dans l’aventure sont compliqués, tu te sauves in extremis et fait partie de la brigade solitaire…

A.D.: "C’est sûr qu’on aurait pu rêver mieux pour commencer, mais je ne baisse jamais les bras. Quand j’ai un objectif, je veux l’atteindre.

Quelle que soit la manière, je garde toujours mon but en vue. Parfois, il arrive que l’on trébuche, mais c’est l’arrivée qui est importante dans la vie."


Et tes efforts sont récompensés car tu parviens à intégrer l’équipe de Glenn Viel.

A.D.: "Quand j’entre dans la brigade orange, j’ai eu un peu peur parce que Glenn Viel c’est un fameux bonhomme ! Non seulement, il en impose par son physique, mais également par sa carrière. Le chef Viel c’est trois étoiles au Guide Michelin et une étoile verte. Donc ce n’est pas rien !

Personnellement, je n’ai pas pu bénéficier de cette culture d’apprentissage dans des grandes maisons. La cuisine je l’ai apprise sur Youtube et dans les livres. Travailler avec le chef Viel cela n’arrive pas tous les jours dans ta vie. D’ailleurs l’ambiance dans la brigade était excellente avec Tania et Lucie. Il y avait un côté Charlie et ses drôles de dames (rires)."


Revenons un peu sur la brigade solitaire ou plutôt la Brigade du Tigre et sur ta rencontre avec Elis. C’est un véritable coup de foudre !

A.D.: "Je peux clairement dire aujourd’hui que je considère Elis comme un vrai ami. Il a eu un début de vie compliqué, comme le mien, et nous avons tous les deux vécu des événements familiaux assez forts durant notre vie, donc cela nous a rapprochés.

Elis, il est amourachant comme j’aime bien dire, c’est un être exceptionnel, un artiste qui se remet beaucoup en question et qui ne va jamais baisser les bras. Aujourd’hui il fait partie de ma vie, j’étais d’ailleurs heureux de retravailler avec lui dans la brigade orange."

 

L’ambiance était-elle aussi bonne avec les autres candidats ?

A.D.: "Totalement ! Bon pendant les épreuves, il y a un grand stress collégial et on est concentrés à fond sur notre plat, mais en dehors c’était une vraie colo de vacances. Quand vous réunissez quinze cuisiniers qui aiment manger, s’amuser et faire la fête dans la même pièce, il faut vous attendre à ce que cela déménage (rires) !

Je suis encore en contact avec une grande majorité des candidats. Ce sont devenus des potes voire des amis proches pour certains."


Dis-nous en plus sur l’envers du décor d’un épisode de Top Chef.

A.D.: "Après avoir réalisé une épreuve, on a des interviews pendant que les régisseurs remettent la cuisine en place. Parfois on doit réaliser trois épreuves dans la même journée, sauf si on a été bon, alors on peut se reposer dans sa loge avec du café et un Kinder Bueno. Comme je n’aimais pas trop ça, je faisais exprès d’être mauvais pour faire plus d’épreuves (rires).

Plus sérieusement, Top Chef m’a appris à attendre, à être patient car ce n’est pas juste un concours culinaire. Tout le côté télévisuel de la chose fait qu’il y a énormément de choses à mettre en place.

Pendant les épreuves par exemple, on ne s’en rend pas forcément compte quand on est assis devant sa télévision, mais il y a un grand nombre de caméras et de journalistes qui effectuent un travail extraordinaire. Ce sont eux qui font en sorte que le programme soit vivant et malheureusement on ne parle pas assez d’eux. Alors que s’ils n’étaient pas là, Top Chef serait simplement un concours de cuisine."


Est-ce qu’il t’arrive de regarder Top Chef comme un téléspectateur « lambda » ?

A.D.: "En fait, bien que j’aie participé au concours, je découvre l’émission en même temps que les téléspectateurs. Tous les lundis je suis devant ma télé avec un bon plat de pâtes et je regarde l’émission. Parfois je me fais rigoler, quelquefois je m’ennuie moi-même.

En revanche je ne suis pas trop ce que disent les gens sur les réseaux sociaux car je n’ai jamais été attiré par cela. Le plus beau retour que j’ai, c’est quand les gens viennent au restaurant et qu’on peut discuter (ou qu’on rigole parce que les plats sont en retard !) ou quand ils m’arrêtent en rue car ils m’ont reconnu."


L’actualité du moment c’est l’ouverture de Nono, ton restaurant au centre-ville de Liège. Est-ce que c’est l’aboutissement d’un rêve ?

A.D.: "À mon sens, le restaurant n’est pas un aboutissement, car je pense qu’on ne peut pas dire qu’on est abouti dans la vie à seulement 36 ans.

Pour moi, chaque jour est un nouveau défi et c’est à toi de l’écrire comme tu l’entends. Donc je vois Nono comme la première page du chapitre suivant de ma vie. C’est évidemment un projet qui me tient hyper à cœur et dans lequel j’ai réuni une véritable famille avec des amis. On peut dire que c’est un beau petit bazar bien arrangé tous les jours. On s’amuse beaucoup, je ne veux pas d’un restaurant où on m’appelle « chef », on est son propre chef et c’est déjà pas mal.

J’ai aussi un grand respect pour mon équipe. Ils croient au projet autant que moi, voire davantage car ils sont tout le temps dedans."

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Le nom du restaurant détient d’ailleurs une signification toute particulière pour toi…

A.D.: "Nono c’était le surnom que me donnait ma maman quand j’étais petit car je ne pliais pas les genoux donc je marchais comme le petit robot d’Ulysse 31.

En plus de cela, Nono c’est aussi le fédérateur dans les familles italiennes et c’est la cuisine que j’y propose donc c’était évident pour moi."


Quels sont tes projets pour le futur ?

A.D.: "Là tout de suite, mes deux grands projets sont de dormir et partir en vacances (rires) !

Pour le reste, il y a évidemment des choses sur lesquelles je travaille, mais on va garder un peu de surprise. Et puis on verra bien ce qui aboutira, car chaque jour est déjà une surprise en soi…"


Retrouvez Arnaud dans ‘Top Chef’ ce lundi soir à 20h30 sur RTL TVI ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

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